De eccles. offlc
3. Ibid., I, 18, 4. J'ai déjà remarqué qu'il fallait faire abstraction de la lettre VII à Redemptus, attribuée à saint Isidore.
dit, la conversion des oblata, résultat de la sanctification du Saint-Esprit, se produit dans la conformation ou épiclèse. — Malgré ces témoignages cependant, on aurait tort de croire que cette opinion fût commune en Occident, même dans les pays de liturgie gallicane. La preuve la plus péremptoire en est que, dans bon nombre des messes conservées de la liturgie gallicane, le post sécréta, post pridie ou post mysterium, c'està-dire la prière qui représente l'épiclèse ou ne présente qu'un texte fort lâche, ou même ne fait aucune mention d'une consécration des offrandes à obtenir, non plus que de la personne du Saint-Esprit ^ On peut même croire que saint Germain de Paris, dans l'explication qu'il a laissée de la liturgie gallicane, attribue aux paroles de l'institution le changement du pain et du vin au corps et au sang de Jésus-Christ-. Manifestement, on ne donnait pas en Occident à l'épiclèse la même importance qu'en Orient : et l'enseignement de saint Ambroise sur la formule consécratoire de l'eucharistie, s'il avait été obscurci chez quelques auteurs, gardait généralement tout son crédit : « Invisibilis sacerdos, écrit nettement Fauste , visibiles creaturas in substantiam corporis et sanguinis sui verbi sui sécréta potestate convertit, ita dicens : Accipite et édite, hoc est corpus jneum^. «
Puisque le corps et le sang de Jésus-Christ sont pré-
\, V. L. DucHESNE, Origines du culte chrétien, p. 207; F. Varaine, L'épiclèse eucharistique, Brignais, 1910, p. 105 et suiv.
2. « Sanguis vero Christi ideo specialiter offerturin calice, quia in taie vasum consecratum fuit mysterium eucharistiae, pridie quam pateretur Dominus, ipso dicente : Hic est calix sanguinis mei rnysterium fidei qui j)ro multis effundetur in remissionem peccatorum {Matth., XXVI, 28). Panis vero in corpore et vinuni transformatur in sanguine, dicente Domino de corpore suo : Caro enim mea vere est cibus, et sanguis meus vere est potus {loann., VI, 56). De pane dLxit : Hocestcorpus meum, et de vino : Hic sanguis meus {Matth., XXYI, 26). » Exposit. brev. ant. liturg. gallic, col. 93.