‹ Histoire des dogmesChapitre 312 sur 426 · Statuta, 15 (P. L., LXXX, 44;i · texte numérisé non relu

Statuta, 15 (P. L., LXXX, 44;i

4. De rectitudine catholicae conversationis (P. L., XL, 1172).

Bède\ Ecgbert d'York 2, saint Boniface de Mayence^. On remarquera que Bède présente cette cérémonie comme un usage reçu dans l'Église de son temps : « nunc Ecclesiae consuetudo tenet »; mais que, d'autre part, il observe, à la suite du pape Innocent P'" à qui il se réfère, que les fidèles peuvent eux-mêmes s'oindre ainsi de l'huile des infirmes, encore que cette huile doive être nécessairement consacrée par les évêques. Saint Boniface, dans le statut mentionné plus haut, prescrit à tous ses prêtres d'avoir avec eux de cette huile, et de prévenir les fidèles qu'ils aient à réclamer leur ministère en cas de maladie.

Saint Léon donne au sacerdoce le nom de sacramentiim ^, mais sans préciser le sens qu'il attribue à ce mot. Au v*^ et au vi^ siècle, le nombre des ordres est depuis longtemps fixé dans l'Eglise latine, bien qu'on semble ne pas s'accorder sur la dignité respective des ordres mineurs. Les Statuta Ecclesiae antiqua (90-98) présentent la hiérarchie actuelle, episcopus, presbyter, diaconus, subdiaconus, acolythus, exorcista, lectovy ostiariuSj [psalmista id est cantor]. Saint Isidore, dans ses Etymologies'^, la répète, sauf qu'il met le chantre avant le portier; mais dans son De ecclesiasticis ofjiciisj il en traite dans l'ordre suivant : l'évêque, le prêtre, le diacre, le sous-diacre, le lecteur, le psalmiste, l'exorciste, l'acolythe, le portier^. Il remarque d'ailleurs, avec les Statuta, que les chantres ou psalmistes n'étaient pas proprement ordonnés, mais pou-

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