Canons 11 et 19 (Hefele-Leclercq, ibid., p
Le mariage, ayant une signification religieuse, était ordinairement bénit par l'Église ^ Bien qu'il n'y eût pas sur ce point de loi absolue et formelle, les chrétiens tenaient assez à cette cérémonie pour que la crainte d'en être privés fît sur eux une impression salutaire^. On leur inculquait d'ailleurs fortement, suivant la pensée de saint Augustin, que les relations conjugales ne sont pleinement justifiées que par l'intention de procréer des enfants, et que, en dehors de là, elles renferment toujours quelque faute vénielle parce qu'elles sont le fait de la concupiscence désordonnée^.
Reste la question des empêchements canoniques au mariage. L'époque dont nous parlons les a vus se préciser, et recevoir dans les décrétales des papes et les canons des conciles un commencement de codification''. Il n'entre pas dans le sujet de ce livre d'en faire l'histoire. On ne sera pas surpris seulement des difïérences que ces empêchements présentent parfois d'un pays à l'autre. Ces différences s'expliquent par la diversité des coutumes ou des lois auxquelles l'Eglise a emprunté
4. s. Isidore, De eccles.offic, II, 20, S : « Connubia a sacerdote benedicuntur. •