‹ Histoire des dogmesChapitre 318 sur 426 · S. CÉSAIRE, Senno CLXXXVIII, 3; CLXXXIX · texte numérisé non relu

S. CÉSAIRE, Senno CLXXXVIII, 3; CLXXXIX

3. S. CÉSAïuE, Sermo CLXXXVIII, 4; S. Grégoire, Moral., XXXII, 39 ; Epist. XI, 64, col. 1197; S. Isidore, De eccles. offic, II, 20, 10.

-4. V. par exemple S. Grégoire, Epist., VII, i; XI, 64 (col. 1189); Régula pastoralis, JII, 27 (col. 104); Conciles d'Agde, can. &1; d'Orléans (511), can. 18; d'Epaone (517), can. 30; de Clermont (535), can. 12; de Tolède (527 ou 531), can. 5 (Mansi, VIII, 335, 354, 5G2, 861, 786); S. Boniface, Allocutio sacerdotum de coniugiis illicilis ad plebem (P. L., LXXXIX, col. 819). Voici à titre de spécimen ce dernier morceau : « Ne quis pollualur cura matre, non cum noverca, non cum sorore ex pâtre nala, non cum sorore ex matre nala, sive intus sive loris nata sit. Non cum filia filii filiae, non cum nepte ex filia nata, non cum filia novercae, non cum sorore patris, non cum sorore matris, non cum uxore patrui, non cum nuru, non cum uxore fralris, non cum fllia uxoris, non cum filia filii uxoris tuae, non cum filia filiae eius, non cum sorore uxoris tuae... non cum socru tua... Non vircum filia et matre, non cum uxore avunculi tui. •

ses règlements, aussi bien que par le caractère des peuples pour qui étaient portées ses prescriptions.

§ 12. — Mariologie, culte des saints, pratiques chrétiennes.

Les controverses christologiques et la doctrine du ÔÊOToxoç avaient fort peu, en somme, agité l'Église latine. La piété envers la sainte Vierge cependant, piété dont nous avons saisi au iv^ siècle les premiers développements, ne put que profiter, pour s'accroître, des définitions nouvelles portées parles conciles, et de l'attention qai fut donnée, à cette occasion, aux privilèges de Marie. La maternité divine était définie; la virginité ante partum, in partu, post partum, sans l'avoir été aussi directement et solennellement, était regardée comme une croyance intangible : « Integra fide credendum est, écrit Gennade, beatam Mariam Dei Christi matrem et virginem concepisse, et virginem genuisse, et post partum virginem permansisse '. ^ Un point seulement restait indécis, qui fut plus tard discuté entre Ratramne et Paschase Radbert, celui de savoir si le Christ était sorti miraculeusement du sein de sa mère, de la même manière qu'il traversa plus tard la porte du cénacle, sans l'ouvrir {utérus clausus]^ ou si, tout en la laissant vierge, il était né de Marie à la façon ordinaire. L'attention n'étant pas encore attirée sur ce détail délicat, nos auteurs parlent les uns dans un sens, d'autres dans un autre. Saint Fulgence paraît admettre la seconde hypothèse-; saint Maxime de

1. De eccles. dogm., 69; S. Piehre Chrys., Sermo CXVHI (col. 521); LXH (col. 374); S. Maxime de Turin, Homil. V (col. 23o); S. Fdlgence, De verit. praedestin., I, 5 ; S. Ildefonse, Liber de virgin. perpet. sanctae Marine.

2. « Solus est (Christus) raasculus adaperiens vulvam qui in veritate sanctus Domino vocaretur. Vulvam quippe matris eius non concupi-

Turin et saint Grégoire se rangent à la première ^ . Saint Ildefonse, qui semble aussi y incliner, écrit toutefois plus discrètement : « Qualiter introierit (Ghristus) nemo novit; qualiter exierit egressio sola cognoscit^. »

Saint Augustin ayant affirmé qu'il ne voulait point entendre parler de péché (actuel) quand il s'agit de la mère de Jésus-Christ, la croyance ne pouvait que se fortifier de plus en plus que Marie avait traversé la vie sans aucune tache. C'est l'avis de saint Césaire : « Absque contagione vel macula peccati (Maria) perduravit ^. » Si quelques auteurs supposent encore que, pour la conception ou par la conception de son Fils, la Vierge a été purifiée, ils l'entendent, semble-t-il, ou du péché originel, ou plutôt de cette espèce de souillure qui résulte des mouvements irréfléchis de la concupiscence'*.

Car nos auteurs ne vont pas jusqu'à exempter la Vierge de la faute héréditaire. Saint Augustin, en faisant de la naissance ex virgine la condition de cette exemption, avait posé un principe qui, trop fidèlement suivi jusqu'à saint Anselme et au delà, entrava certainement le développement de la croyance en l'immaculée conception : « Caro quippe Mariae, écrit saint Fulgence, quae in iniquitatibus humana fuerat solem-

scentia mariti cocumbentis, sed omnipotentia Filii nascenlis aperuit » [Einst. XVII, 27).

1. S. Maxime, Sermo LUI (col. G38. 639); S. GRÉGomE,7n evang. homil. XXVI, I.

2. Liber de virginitate perpétua, II, col. 61; cf. VI, col. 75.

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