‹ Histoire des dogmesChapitre 320 sur 426 · Liber de virgin. perpet., IV, col · texte numérisé non relu

Liber de virgin. perpet., IV, col

4. V. L. DucHESNE, Les origines du culte chrétien, p. 258-26-2. Le récit de la résurrection et de l'assomption de Marie était connu par des recensions latines du Koî[xr,cri(; ]Mapîa;- Le décret de Gélase signale une de ces recensions : « Liber qui appellatur Transilus, id est assumptio sanctae Mariae apocryphus ».

On les honore, on les prie, on a confiance en leur intercession :

« (Deus) est mirabilis in sanclis suis, inquibus nobis et praesidium constituit et exemplum... Guius (beati Laurentii) oratione et patrocinio adiuvari nos sine cessatione confidimus * ». — « Quisquis ergo honorât martyres honorât et Ghristum, et qui spernit sanctos spernit Dominum nostrum - ». — « Sanctorum eorpora et praecipue beatorum martyrum reliquias, ac si Ghristi membra sincerissime honoranda... crcdimus •'. »

Saint Grégoire met cependant au culte des reliques une condition, c'est que l'authenticité de ces reliques soit assurée ^ ; et saint Isidore explique la nature du culte rendu aux saints. D'abord, on célèbre la mémoire des apôtres et des martyrs, mais on n'offre le sacrifice qu'à Dieu. Ensuite :

« Colimus ergo martyres eo cultu dilectionis et societatis quo in hac vita coluntur sancti homines Dei... sed illos tante devotius quanto securius post certamina superata... At vero illo cultu, quae graece latria dicitur, latine uno verbo dici non potest, cum sit quaedam propriae Divinitati débita servitus, nec colimus neccolendum docemus nisi unum Deum... Honorandi sunt ergo martyres propter imitationem, non adorandi propter religionem, honorandi charitate, non servitute &. »

A ces pratiques, qui tiennent de plus près au dogme, s'en joignaient une multitude d'autres qui ont en lui, et particulièrement dans la croyance au pouvoir surnaturel de la prière et de la bénédiction de l'Eglise, dans la foi à l'exercice continuel de la providence de Dieu sur le monde et en particulier sur les chrétiens, leur source plus ou moins éloignée. On en trouve dans les

1. s. LÉON, Sermo LXXXV, 4; cf. LXXXIV, ± "2. S. JlAXiME DE TuuiN, Servio LXIX. col. G75.

3. Gennade, De eccles. dogm., 0!t; S. Maxime de Tir., Sermo LXXXVni, col. 710; S. Grégoire, Moral., XVI, tii; cl. Epist. IV, 30.

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