Prognosticon, I
^2. De eccles. dogm., 7. Gennade lait ici allusion à l'opinion des grecs, et au texte original de / Corinth.^ XV. V>i.
.!. Sermo CCCI, 5.
i. Coll. I, 14.
:>. Sermo CCCI, 5. Cf. Gennade. De eccles. dogm., 79; S. Grégoiue, Moral, IV, 56; XIII, 48; In evang. homil. XIX, 4; Dialog.. IV, 28; S.
Une exception est faite cependant — et elle doit être fréquente — à cette rétribution définitive immédiate, quand l'âme, quoique juste, s'est trop attachée aux biens de la terre, et se trouve souillée de menues fautes qu'elle n'a pas suffisamment expiées par la pénitence et l'aumône. Alors son bonheur est retardé, et avant d'entrer au ciel, elle doit être purifiée par la souffrance. C'est le purgatoire. La doctrine en est aussi nette que possible dans saint Césaire ^ saint Grégoire- et les auteurs qui dépendent de lui, saint Isidore ^, saint Julien de Tolède^, le vénérable Bède ^. Les fautes mortelles (peccata capitalia) dont on n'a pas fait pénitence mènent au feu éternel; les fautes légères (peccata minuta) ^ non expiées conduisent à 1' « ignis purgatorius » . Les atteintes de ce dernier feu sont terribles, et saint Césaire, qui a entendu l'expression de l'ordinaire insouciance vis-à-vis du purgatoire : « Non pertinet ad me quamdiu moras habeam, si tamen ad vitam aeternam perrexero », la relève vivement en assurant que « ille purgatorius ignis durior erit quam quidquid potest in hoc saeculo poenarum aut cogitari, aut videri, aut sentiri^ ». C'est un fleuve de feu que l'âme devra traverser, et dont la traversée durera autant qu'il sera nécessaire pour sa parfaite purification^. Bède estime que si leur peine n'est pas abrégée par les prières, aumônes et suffrages des fidèles, certaines âmes resteront en pur-
IsjDonE, Sentent., I, li, 16; S. Jllie.n, Prognost., II, 13; Bède, Ilist. eccles. V, 12, col. 250.