Theoph. contin., IV, Michael, 6, col
4. Voir N. NiLLES, Kalendarium manuale utriusque Ecclesiae, 2« édit., 1897, II, p. 101 et suiv.
iconoclastes, mais successivement tous les hérétiques.
Après une lutte qui avait duré près de cent vingt ans (de 726 à 842), les images finissaient donc par retrouver, dans l'Église grecque, leur ancienne faveur consacrée et accrue. C'est que le mouvement contre elles était venu non point du génie grec dont Byzance restait, malgré tout, l'héritière, mais d'un esprit provincial dont l'armée et les empereurs isauriens ou arméniens s'étaient faits les interprètes et les serviteurs. L'Église rejeta ces influences étrangères qui allaient à ruiner l'art aussi bien que le dogme chrétien, et maintint intégrale, dans son culte, la part légitime qui revient à la représentation sensible du surnaturel.
§ 7. — La querelle des images en Occident ^
Pendant que l'hérésie iconoclaste troublait ainsi l'Orient, la question des images soulevait aussi en Occident, et surtout en France, des difficultés dont il faut maintenant parler.
Dès le commencenient de la querelle, les papes, on l'a vu, avaient pris position, et deux conciles romains, ceux de 731 et de 769, avaient condamné les prétentions de Léon l'Isaurien et de Copronyme. En France, l'affaire des images fut, au dire d'Eginhard^, traitée dans un concile qui se tint à Gentilly en 769, mais nous ignorons dans quel sens. Ce n'est qu'après le concile de Nicée que se précise l'attitude de Charlemagne et de ses évêques. Le pape Hadrien avait fait
1. Les sources seront indiquées au furet à mesure de l'exposé des événements. Travaux : Outre les auteurs cités, voir la thèse d'E. Bornet, La controverse des images en Occident, Lyon, 1906.