‹ Histoire des dogmesChapitre 368 sur 426 · I, 10, col · texte numérisé non relu

I, 10, col

modes de subsister sont Trarpo-cr,?, u'ottiç, IxTropsuffiç, ou bien aYcWTiaia, Y^wriaiç, IxTCOpsuffiç : ce sont les ÔTroaTaxixal îSio-cr,Te;^ Saint Jean a tenté, aux chapitres i, 6, 7, de donner de l'existence du Verbe et de TEsprit-Saint en Dieu deux sortes d'explications rationnelles. La première reproduit une ancienne explication de Denys d'Alexandrie; la seconde est faible.

Si réelle que soit en Dieu la distinction des personnes, et si complètes aussi que soient ces personnes, elles n'ont cependant qu'une seule et même substance. Le Damascène est aussi clair que possible sur l'unité numérique de la substance du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Dans les choses créées, remarque-t-il, les individus, bien qu'ayant même nature idéale et abstraite, existent cependant à part; leur être concret est différent, et on peut les compter au point de vue de la nature. Dans la Trinité, il n'en est pas ainsi, parce qu'on y trouve l'identité de substance (rau-bv x^çouaiaç', d'action, de volonté, de pouvoir, de force, de bonté. « Je ne dis pas ressemblance {ô{xoioV/)Ta), mais identité (TotuTOTrjTa). » Chacune des personnes est une avec les autres autant qu'avec elle-même. « Le Père, le Fils et le Saint-Esprit sont un en tout, sauf que l'un est inengendré, l'autre engendré, et que le troisième procède ^. » L'auteur va jusqu'à dire qu'on ne les distingue que par l'opération de l'esprit (sTrivoia)^, et l'on a voulu voir dans cette expression une indication de sabellianisme. Mais ce mot, emprunté à la Doctrina Patîum^^ n'est point, dans la pensée de saint Jean, exclusif d'une distinction réelle entre les personnes divines : il la suppose plutôt^.

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