‹ Histoire des dogmesChapitre 382 sur 426 · III, 8, col · texte numérisé non relu

III, 8, col

La seconde est que Jésus-Christ n'est pas serviteur mais Fils de Dieu : le nom de serviteur en effet marque une relation de la personne, comme les mots père et fils : il ne saurait donc convenir à Jésus-Christ, personne divine ^

Une troisième conséquence est la grande loi de la communication des idiomes dont le saint docteur expose les règles et justifie Tusage plus complètement et plus clairement qu'on ne l'avait fait jusqu'à lui-.

Une autre conséquence de l'union hypostatique est la compénétration mutuelle des natures unies (Trspi/^cjprjdic;), la divinisation .Ôsiwaiç) de l'humanité par la divinité du Verbe. Cette divinisation ne va pas à transformer substantiellement l'humanité, mais elle va à lui communiquer, dans la mesure où elle est capable de les recevoir, les dons, les privilèges, la puissance d'action et d'opération de la divinité : «ù-r^ yiv (OîottjçJ twv oîxsiwv auyrjiJLàTOJv t^ aapxi ixsxaSiîtoat. De même que le fer rougi au feu brûle comme s'il était du feu, aussi la chair du Sauveur participe à son énergie divine : f, Se toïï Kupiou (TÔtp^ ràç 6eiaç evepyeiaçsTrXouôyjae-^.

C'est en considération de l'union hypostatique également, que saint Jean Damascène écarte de l'Homme- Dieu toute ignorance humaine et tout progrès réel en sagesse et en science. Il n'y a eu en Jésus-Christ ni hésitation ni délibération ni doute (yvojtjLYi, Trpoaipsciç) sur ce qu'il devait accomplir ; le progrès de sa sagesse a été tout apparent et économique. L'auteur n'hésite pas à traiter de nestoriens ceux qui admettraient l'autre hypothèse^.

Ce même point de vue domine ce qu'il dit des pas-

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