‹ Histoire des dogmesChapitre 385 sur 426 · III, 1, col. 984; 27, col · texte numérisé non relu

III, 1, col. 984; 27, col

§ 4. — LÉglise et les sacrements.

Saint Jean Damascène n'a point donné de théorie de lÉglise. Il la regarde seulement, ainsi qu'on l'a déjà remarqué, comme la règle vivante de la foi, et revendique hautement pour elle l'indépendance doctrinale et disciplinaire vis-à-vis des princes temporels. L'Église ne doit point être régie par les décrets des empereurs, mais par les synodes et les canons qui y sont édictés : les apôtres, non les empereurs, ont reçu le pouvoir de lier et de déliera Sur la primauté de saint Pierre, notre auteur répète les paroles de ses prédécesseurs : saint Pierre est le coryphée en chef du Nouveau Testament ô TV]; vsaç â'.a8r]xYi; xopucpaiOTaroç), le digne chef de l'Église dont il tient le gouvernail (sTrà^toçTrposSpoç), son modérateur et son fondement -.

Point de théorie non plus des sacrements en général. Une réflexion seulement, que saint Jean fait à propos du baptême, peut s'étendre aux rites analogues : c'est que « les éléments visibles sont les symboles des [réalités] spirituelles^ ». Les sacrements sont des signes de la grâce.

Le baptême fait l'objet du livre iv, 9 du De fide orthodoxa. Il existe plusieurs sortes de baptême, et entre autres, le baptême de Jésus-Christ, le baptême laborieux (la pénitenccj et le baptême de sang. La matière du baptême chrétien est l'eau, dont le propre est de purifier, mais l'eau dans laquelle est descendu l'Esprit- Saint en vertu de la bénédiction préparatoire {5t'

1. De imaginibus, Orat. I, col. d284; II, 12, col. 1^-96; 16, col. 1301,

2. Homii. in transfig. Pomini, 2, 6, 9, 16 (P. G., XCVI, 548, 553, »60, 569).

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