‹ Histoire des dogmesChapitre 387 sur 426 · Col · texte numérisé non relu

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lés àvxiTUTra du corps et du sang du Sauveur, cela doit s'entendre du pain et du vin avant la consécration ; et si parfois on dit des saints mystères qu'ils sont les anti types des choses futures (àvTiTUTra twv jxeXXo'vxwv) , cela signifie que par eux nous devenons participants de la divinité de Jésus-Christ, divinité à laquelle nous participerons plus tard par la seule intelligence et contemplation (vovitwç, oià [xovvjç x^ç Oeaç) ^ .

Comment doit-on concevoir que le pain et le vin deviennent, dans l'eucharistie, le corps et le sang de Jésus-Christ? En deux passages, notre auteur présente ce mystère comme le résultat d'une sorte d'impanation, d'une simple union de la divinité du Verbe avec le pain et le vin. De même que Dieu unit sa grâce à l'eau et à l'huile du baptême, aussi dans l'eucharistie il a joint (auvé^£u;ev) aux éléments sa divinité, pour les faire son corps et son sang. De même que le charbon est du bois uni à du feu, « de même le pain de la communion n'est pas simplement du pain, mais [du pain] uni à la divinité « (Vto{jL£vo<;6sÔT7i-ci)''^. Mais ce n'est point là la vraie pensée de saint Jean : cette pensée il l'énonce et la précise aussitôt. 11 faut d'abord poser en principe que le corps eucharistique de Jésus-Christ est son corps historique, le corps pris de la Vierge. D'autre part, ce corps ne vient point dans les saints mystères par adduction, comme si le corps, qui est monté au ciel, en descendait ; mais il y est produit par conversion : « le pain même et le vin sont convertis (p.£Ta7roiouvTat) au corps et au sang de Dieu ». Une comparaison peut éclairer ceci. De même que, dans les repas ordinaires, le pain et le vin sont changés en notre corps, et en ce corps même qui était le nôtre avant de manger, « ainsi le pain et le vin mêlé d'eau de la prothèse sont par l'invocation et

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