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et les pratiques populaires, et d'ailleurs louables, de son temps.
Après le Christ, il place Marie aussi haut et aussi près de Dieu que possible : on ne saurait trop la louer : elle est u7r£pu(jLvr,Toç^ Jean connaît tous les récits qui ont cours sur sa naissance, sa présentation, son séjour au temple ^. Contre les nesto riens, il revendique sa maternité divine ^ ; contre les antidicomarianites sa virginité perpétuelle, ante, ùitra, post partum^. Il proclame son absolue sainteté ^. Il croit à l'incorruption de son corps après la mort, et à son assomption corporelle dont il décrit, d'après les apocryphes, les merveilleuses circonstances ^.
Après la Vierge, on doit honorer (Tiu.r,T£ov) les saints ordinaires : ils sont les enfants et les héritiers de Dieu, les amis de Jésus-Christ, les patrons, les protecteurs du monde et des fidèles pour qui ils intercèdent. Ce ne sont pas seulement leurs âmes qui sont dignes de nos hommages : les reliques de leurs corps, autrefois temples de l'Esprit-Saint, le sont aussi '' .
A la Croix est due une adoration spéciale (Tipoffxuv/)- Tsov), à cause de son contact avec la chair de Jésus- Christ. On en peut dire autant des clous, de la lance du crucifiement, et, proportion gardée, des vêtements du Sauveur, de son berceau, de la grotte de sa naissance, du Golgotha et des lieux où il a séjourné^*'.
1. IV, 14, col. 4153. Tout ce chapitre est consacré à ce qui regarde la Vierge.
'1. Col. 4157, 1460. Et Cf. Homil. I in dormitionem B. V. Mariae, 6 (P. G., XCVI, 708).
3. Col. 4160, 1164; HI, 42, col. 4028, 4029; Cont. iacob.,8i, col. 4484.
4. Col. 1161 ; In nativit.B. V. Mariae, 5 (P. G., XCVI, 668).
5. Homil. in annuntiationem B. V. Mariae (P. G., XCVI, 648 et suiv.); Homil. II in nativit. B. V. Mariae, 4 {ibid., 684).
6. In dormition. B. V. Mariae, homil. 1, 10, 42; II, 44, 18; III, 3 (P. G., XCVI, 716, 720, 744, 748, 749, 7o7).