‹ Histoire des dogmesChapitre 403 sur 426 · Eginhard, Annales, ann. 792 (P. L., CIY · texte numérisé non relu

Eginhard, Annales, ann. 792 (P. L., CIY

LA THEOLOGIE LATINE SOUS CHARLEMAGiSE. 520

et i.e Languedoc, pendant quElipand la propageait dans la Galice et les Asturies. Bon nombre d'évêques l'acceptèrent ; mais entre ceux qui s'y rangèrent dès la première heure, il faut signaler surtout l'évèque Ascaricus dont le siège est inconnu, et un abbé Fidelis à qui Elipand en écrivit ^ La secte avait dans Cordoue des adeptes qui fournissaient aux chefs les arguments dont ils avaient besoin^ ; et c'est à ce centre d'erreur qu'Alcuin rapporte l'origine de tout le mal : « Maxime origo huius perfidiae de Cordua civitate processit-'^. »

J'ai déjà dit en substance quelle était l'erreur d'Elipand et de Félix, et il suffira de quelques lignes pour compléter cet exposé. Les adoptianistes admettaient expressément la divinité et l'éternité du Verbe, son incarnation et son union hypostatique avec la nature humaine. Le Verbe ne forme avec l'humanité qu'il s'est unie dès le premier instant de la conception qu'une personne unique. Le nestorianisme était donc, en principe, nettement repoussé, et les textes paraissent formels •*.

Seulement les adoptianistes y revenaient, sans s'en apercevoir, par un autre chemin. Faisant en effet de la filiation un attribut de la nature et non de la personne, ils distinguaient dans le Christ, en vertu de ses deux natures, une double filiation vis-à-vis de Dieu. Par sa nature divine et comme Verbe, il est fils naturel de Dieu : il l'est naiura, veritate^ proprietate, génère, natwitate atque substantia; mais par sa nature humaine il est fils de Diennoji natura, sed gj^atia, elec-

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