l.AnOUKT, p
3. V. J. Labourt, De Timotheo I, nestorianorum patriarchaj ch. m, Paris, 1904.
4. V. sur ce point particulier :A. Rehrmann, Die Christologie des hl. Cyrillus von Alexandrien, Hildesheim, 1902. J. Mahé, Les anatfmnatismes de saint Cyrille et les évêques orientaux du patriarchat d'Antioche, dans la Revue d'histoire ecclés., VU (490G). J. Leçon, Le nionophysisme sévéricn, Louvain, 1909.
LE NESTORIANISME. 61
Avant tout, précisons le sens dans lequel notre auteur entend les expressions usitées dans la controverse. Pour l'école antiochienne cpuciç et uTroaxaaK; avaient, en christologie, le même sens, et désignaient la substance concrète avec ses propriétés et facultés essentielles. Ces deux mots s'opposaient à Trpo<jw7rov, qui désignait l'individu complet, la personne indépendante. Pour Cyrille, toujours en matière christologique^ ces trois termes cpucrtç, u-rroaTaatç, TrpoawTrov, ont la plupart du temps le même sens : ils désignent l'individu concret, la personne existant à part soi et indépendante. 11 n'y a aucune difficulté pour l'identification de cpucriç et d'uTTofftacjt; : fréquemment Cyrille prend ces mots l'un pour l'autre et montre qu'il les regarde comme équivalents^. Qu'il leur donne le sens de personne, la chose n'est pas moins certaine ^. Il lui arrive de rapprocher uTcoaTaaiç et irpocrcoTTov comme ayant même sens, par exemple dans l'anathématisme iv : Ei tiç TrpoaojTrotç Suaiv YJyo'^v uTToaTocasai..., et dans la défense du même anathématisme^. Dans la justification contre Théodoret du 11*^ anathématisme, il écrit : ^ zoZ Ao'vou -^uaiç ri 67ro(yTa(jiç 6' £(7Tiv auToç ô Aoyoç^. Dans la lettre xLv^il dit que Jésus- Christ est seul et unique Fils, et, comme l'ont enseigné les Pères, une seule cpuatç incarnée du Dieu Verbe.
1. En christologie, car, en matière trinitaire^ Cyrille conserve aux mots cpuoi; et ÛKoffTaaiîle sens donné par les cappadociens : jxta yàp -^ 6sd- TïiToç (pÙG-i; èv Tpi(jlvÛ7roc!-xà(T£(Jtvlotxaîçvoou[7.£vyi(J.rfy. Nestor. blasph.,\, G, col. 240).
2. Par exemple, Apolog. contra Theodoretum, anath. Il, col. 401 : Yl Toù ôeoù AÔYou çuatçvÎYoyvwoffTao-iç. Epist. XVII, col. 116 : viTioatadei [xiqc, xxi Toù Aoyou erecjapxwjjLevy], où Ouôaxac-i; remplace (fdaiç. Quand Cyrille emploie ÛTiocrTacTt; dans le sens de personne en matière trinitaire, il y ajoute le mot lâixrj (v. la note précédente, et De recta fidc ad regin., I, col. 1272).
3. J. Lebon, Le monophysisme sévérien, p. 2o0 et suiv., 277 et suiv.