‹ Histoire des dogmesChapitre 48 sur 426 · Col · texte numérisé non relu

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A l'occasion de son épître xlvi, 2, il répond à l'objection : s'il n'y a qu'une seule cpuai^- incarnée du Dieu Verbe, il s'est opéré un mélange et une fusion des deux natures ; et sa réponse est telle qu'évidemment cpuffiç désigne pour lui une nature concrète indépendante, c'est-à-dire une personne'. Même observation pour le passage delà même épître (4), où il ne veut pas que l'on dise que Jésus-Christ a souffert t^ cpuaei xrîç avôpwTtoTrjToç^. Mais surtout cette conclusion ressort de toute l'attitude doctrinale de saint Cyrille. Si cpoaiç ne marquait pas pour lui l'individu existant à part, on ne s'expliquerait pas pourquoi le patriarche d'Alexandrie voit toujours dans les ôûo cpuastç de ses adversaires l'affirmation de deux personnes en Jésus-Christ, puisque lui-même admet de son côté l'existence en Jésus- Christ d'une humanité distincte et complète. Or, à cette humanité, quand il parle sa langue propre, Cyrille ne donne jamais simplement le nom de ©Oaiç"^.

Ces observations préliminaires, on le comprend, sont capitales pour la vraie intelligence de la christologie cyrillienne. Entrons maintenant dans le détail de cette doctrine.

Au lieu de partir, comme les antiochiens, des deux natures unies, Cyrille, dans son exposé, part de la personne même du Verbe. Car c'est du Verbe qu'il s'agit toujours dans cette christologie, la personne de Jésus-Christ étant identiquement celle du Verbe, le Verbe, dans son état d'incarnation, étant Jésus-Christ.

Ce Verbe est complet dans sa divinité, Iv ÔÊdrrjTi TeXetoç : mais l'humanité qu'il prend et dans laquelle il

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