‹ Histoire des dogmesChapitre 50 sur 426 · Epist. XLV, col. 232 G · texte numérisé non relu

Epist. XLV, col. 232 G

transformée dans le Verbe : elle est restée dans sa substance propre ^ .

Il n'y a pas eu non plus fusion du Verbe et de l'humanité pour former un tertium quid qui ne serait ni l'un ni l'autre. Cyrille a été souvent accusé de soutenir cette erreur : il a toujours protesté contre cette accusation :

« Bien ignorant, écrit-il, est celui qui affirme qu'il y a eu confusion et mélange -. » — « Considérant, comme je l'ai dit, le mode dont s'est faite l'incarnation, nous voyons que les deux natures se sont unies entre elles d'une union indissoluble, sans confusion et sans transformation (àeruYX'J'f'^? ^^'' àtpÉTiTw;) : car la chair est chair et n'est pas la divinité, bien qu'elle soil devenue la chair de Dieu; et semblablement, le Verbe esl Dieu et non la chair, bien que, par l'économie, il ait fait sienne la chair ^, »

Et, sans doute, il est d'anciens Pères qui, pour désigner l'union, en Jésus-Christ, du Verbe et de l'humanité, se sont servis du mot xpSdiç, Cyrille ne l'ignore pas; mais ils n'avaient pas l'intention, ajoute-t-il, de désigner par là un vrai mélange, comme dans les liquides : ils voulaient simplement marquer l'intimité de l'union ^.

Ainsi donc, dans l'union, chacun des éléments du Verbe incarné est resté « dans sa propriété naturelle » : Iv î§ioxr|Ti T^ xarà cpuaiv âxaxspou fjLsvovxd; xs xai vooufXEvou ^. Le Verbe est resté ce qu'il était, (x£[jisvy)xoTo; Il oTrep ^v ^ : l'humanité, de son côté, existe dans sa nature d'humanité :

1. Voyez Epist. XLVI, col. 241 B. Cyrille avait écrit contre les synousiastes un traité dont 11 reste quelques fragments, P. G., LXXVI. 1427 et suiv.

2. ïlipixToeuriç ô Xeywv :p'jpu.ôv ysvsaOai xai auyxpaaiv (Qwod unus sit Christus, col. 1292).

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