Epist. XLV, col
4. Adv. Nestor, blaspk., 1, 3, col. 33. ti. Epist. XLVI, col. 241 B.
G. Adv. Nest. blasph., II, 1, col. 65. Cf. De recta fide adreg., I, 4; II. 9, IG, 27, 33, 37.
LE NESTORIANISME. 65
« Je confesse moi aussi, écrit Cyrille, qu'il y a entre la divinité et l'humanité une très grande différence et distance; car ces deux choses sont diverses quant à la qualité de leur être (xaTa yôTov toùtcw; etvai Xôy&v), et elles ne paraissent enrien semblables l'une à l'autre. Mais, dès que survient le mystère du Christ, l'idée de l'union ne méconnaît pas la différence, mais elle exclut la division : elle ne mêle pas et ne confond pas les natures (o-j TUYX^'wv ri àvaxipvwv xà; «pû'jst;), mais, parce que le Verbe de Dieu a participé à la chair et au sang, on comprend et on dit qu'il n'y a qu'un seul Fils K »
Nous trouvons ici Taffirmation par Cyrille de l'existence en Jésus-Christ dune vraie nature humaine après l'union, et l'expression technique qui lui sert à désigner cette nature. Cette expression n'est pas cpuatç, nous l'avons remarqué : c'est îâioxT]; -^ xarà cpudiv, ou bien ô Tou TTw; sTvai Aoyoç, ou même et plutôt TrotoT/); cpuaixvi, comme il le dit lui-même en joignant ces deux formules -. C'est là proprement la nature en tant qu'elle s'oppose à la personne, cpuaiç, uuoaTaaK; ou irpoawTTOv.
L'humanité du Christ, d'ailleurs, ne conserve pas dans l'union seulement son être intime, elle garde aussi ses propriétés, c'est-à-dire sa passibilité, ses faiblesses, ses infirmités, ses besoins, ses passions honnêtes. Elle a souffert de la faim, de la soif, des mauvais traitements qu'elle a subis ^.
Dès lors, et puisque Jésus-Christ est ainsi et à la fois vraiment homme et vraiment Dieu, il est consubstantiel à sa mère aussi bien qu'à son Père : ôaoouatov xî) [Ay)7pi wç Tw Trarpt, xaôwçoi Trarspeç sîpr^xotcriv ^.
Tout ce qui précède, cependant, nous dit en quoi l'union ne consiste pas plutôt qu'il n'en donne une idée
i.Adv. Nestor, blasph., II, 6, col. 83. Et v. Apolog. contra orientales, col. 329 D; Apolog. contra Theodoret., col. 42o A.