‹ Histoire des dogmesChapitre 52 sur 426 · Quod sancta virgo deipara sit, col · texte numérisé non relu

Quod sancta virgo deipara sit, col

positive et n'en manifeste la nature intime. Sur ce dernier point, Cyrille n'hésite pas à déclarer que nous restons dans lignorance, et que l'unité de Jésus- Christ est, dans son fond, incompréhensible pour nous et ineffable. La divinité et l'humanité sont jointes \évuiç TE xai uTTsp vouv : l'i'vojcriç est àStaT(jLr]TOç xai ôirsp voov '. Et les apollinaristes prétendent bien, sans doute, qu'il est impossible que deux natures complètes entrent en composition du Christ, puisqu'elles formeraient alors deux fils et deux Christs : mais, en définitive, nous ne saurions dire à quoi s'arrête la puissance divine. La tradition nous a transmis le fait de l'unité personnelle de Jésus-Christ : il faut, avant tout, l'accepter '-.

Si le fond du mystère de l'incarnation nous échappe, nous pouvons cependant avoir quelque idée des rapports qu'il a établis entre le Verbe et l'humanité, et en constater les résultats.

Saint Cyrille enseigne d'abord que l'union a commencé avec la conception même de Jésus. Ce n'est pas un homme qui est né de Marie, mais le Verbe de Dieu selon l'humanité. « Car il n'est pas né d'abord de la sainte Vierge un homme ordinaire, en qui le Verbe serait ensuite descendu; mais, s'étant uni ià la chair] dès le sein [de Marie, le Verbe] a reçu une naissance charnelle, s'attribuant la naissance d'une chair qui lui est propre^. » J^'union est donc 1^ olùitç tt]; Gullr^^^oiq. C'est le Verbe qui forme delà Vierge son propre corps '*. Contre cette affirmation souvent répétée on a objecté, il est vrai, que notre auteur paraît admettre,

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