‹ Histoire des dogmesChapitre 6 sur 426 · LES PERES GRECS DU V« AU VIP SIECLE · texte numérisé non relu

LES PERES GRECS DU V« AU VIP SIECLE

gorique et mystique qui laisse subsister la lettre, mais en tire des enseignements plus élevés ^ Théodoret, sans nier l'utilité de cette exégèse, serre de plus près le sens historique et tient compte davantage de l'élément humain qui entre dans la composition des Saints Livres-. Au reste, l'usage continue de ces dossiers scripturaires que l'on compilait en vue des controverses régnantes, et'qui défrayaient toutes les discussions. On en trouve un exemple remarquable dans le De recta fide ad reginas, i, de saint Cyrille qui n'accumule pas, contre les nestoriens, moins de cinquantesept colonnes de textes 3; et un second, moins considérable de beaucoup, dans la Dispute de saint Maxime avec Pyrrhus ''.

Là n'est pas la nouveauté introduite par le v® siècle relativement aux sources de la théologie. La nouveauté consiste surtout dans une idée plus claire qu'il se fait de l'argument de tradition proprement dit et de sa valeur. Le iv® siècle invoquait volontiers, en dehors de rÉcriture, des traditions orales transmises à l'Église par les apôtres et parvenues jusqu'à nous : ces traditions liraient leur force de la source d'où elles émanaient. Puis, nous voyons quelques auteurs, saint Athanase, saint Basile, saint Augustin, faire appel, en faveur de leur sentiment, à l'autorité de docteurs antérieurs, Origène, Denys, saint Ambroise, saint Grégoire de Nazianze. Subitement, à partir de saint Cyrille, cette dernière forme d'argument prend un développement énorme. On ne se contente pas d'invoquer en général la pensée des Pères (r) twv aYuov Tuarépoiv auveaiç) ^ :

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