‹ Histoire des dogmesChapitre 60 sur 426 · i Lucam, col. 937 A, 865 B · texte numérisé non relu

i Lucam, col. 937 A, 865 B

LE NESTORIANISME. 77

Sauveur à sa volonté divine, le [xri 6eXeiv àuoôavctv au vouloir divine Cette conclusion toutefois ne fait pas que Cyrille n'ait pu, à certains moments, envisager les choses d'une façon plus synthétique, et paraître alors favorable à la doctrine de l'unique opération dans le Christ. Il a, en effet, anticipé parfois la théorie sévérienne d'après laquelle rivipysia ne se distingue pas de riiypostase ou de la personne se mouvant vers le terme qu'elle veut atteindre, uTrôaTadiç stç Ipya x£xivr,[jL£vr) 2. Dans ces conditions l'Ivspyeta de Jésus- Christ est nécessairement unique, encore quelle s'exerce tantôt par la nature divine seulement, tantôt par le moyen de la chair. Et ainsi s'explique le texte objecté par les monothélites où notre auteur, commentant le fait delà résurrection de la fille de Jaïre, parle de la (jt.ia ^wottoioç hip-^eiot. Xpiarou, et dit que le Christ fxiav TE X7i (JUYyevr, Si' àuiaoîv eTriScixvoai Tr,v Ivepysiav ^. Il s'agit ici de la puissance vivificatrice du Verbe, qui se manifeste en associant la chair comme auvepvaTrjv à son opération divine.

Sur la science humaine de Jésus-Christ, saint Cyrille n'est guère plus décisif que les Pères grecs qui l'ont précédé. On se serait attendu à le trouver plus tranchant.

Il examine dans le Thésaurus, assertion xxii'', le texte De die et hora nemo scit (Mattk., xxiv, 36; AI arc. f XIII, 32). Sa solution est que Jésus-Christ a dit qu'il ignorait le jour du jugement comme homme, et non comme Verbe, et qu'en cela, il a gardé l'ordre

1. In Lucam, col. 924 B ; In MaWu, col. 456 G; In loan., col. 532 B, :;;}3 BD; in psalm. LXIX, col. 1169 B.

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