Mansi, X, 752; XI
4. Col. 369, 372. 373,376, etc.— J'omets ce qu'il en dit dans VAdversus anthropomorphitas, cap. xiv, l'aullienticité de cet ouvrage n'étant pas
certaine.
convenable à l'incarnation. C'est à peu près la réponse qu'il fait à Théodoret à propos du même texte, en remarquant toutefois que c'est le même Verbe incarné qui, comme Dieu, n'ignore rien, et comme homme, paraît ignorer, parce que « subissant la mesure de l'humanité ignorante, il s'est approprié, dans l'économie, cela avec le reste ^ ».
Son interprétation du passage Quot panes habetis P (Marc, VI, 38; loan., vi, 5, 6) est moins nette. Cyrille se contente de dire que, sachant ce qu'il en était comme Dieu, Jésus-Christ « pouvait l'ignorer comme homme, afin d'être en tout semblable à ses frères ^ ».
Enfin, notre auteur s'est occupé du texte de saint Luc (il, 52) sur le progrès de Jésus en sagesse, en âge et en grâce.
Dans le Quodunus sit Christiis^, il effleure seulement le sujet; mais dans le Thesaiums, assertion xxviii, il y revient plus à fond. Il avance d'abord que Jésus- Christ s'est développé en tant qu'homme ^; puis se reprenant en quelque sorte, il suppose que le progrès en sagesse et en grâce n'a été qu'apparent, la sagesse et la grâce du Sauveur se révélant par degrés à ceux qui le voyaient : « Il avançait en sagesse et en grâce. Ne pense pas qu'il se fît en lui une addition de sagesse, car le Verbe de Dieu ne manque de rien; mais, parce qu'il était toujours plus sage et plus gracieux pour ceux qui le voyaient, il est dit qu'il avançait, le progrès étant, en fait, relatif à ceux qui l'admiraient, plus qu'en lui-même^. »
C'est cette dernière conclusion qu'il développe clai-
\, Apolog. contra Théodoret., col. 41G.