‹ Histoire des dogmesChapitre 86 sur 426 · Lebon, p · texte numérisé non relu

Lebon, p

doctrine christologique, part du Verbe, comme saint Cyrille. C'est le Verbe qui, en Jésus-Christ, est le sujet de la cpu^K. Toute l'économie consiste en ce que cette cpuaiç qui était acapxoç est devenue asffapxwjic'vr,. Dans cette opération, le Verbe ne se modifie pas, ne change pas : il devient autrement, mais non pas autre qu'il n'était : il n'y a pas nouveau sujet, mais nouvel état produit. Jésus-Christ est rigoureusement la même personne, le même individu que le Verbe: comme tel il n'est pas devenu alors quil n'était pas, car il est éternel'.

Considérons maintenant Ihumanité à laquelle le Verbe s'unit. Cette humanité n'a pas préexisté à l'incarnation^; elle n'est pas venue du ciel, mais a été prise de Marie : c'est Marie qui « d'elle-même, par l'ineffable et secrète descente du Saint-Esprit, a donné [au Christ] l'humanité'^ », sans quoi elle ne serait pas sa mère. De plus, cette humanité est complète : les monophysites, et Sévère en particulier, se séparent ici expressément d'Apollinaire, et ne cessent de répéter que la chair de Jésus-Christ était animée d'une âme raisonnable {«J/u/Yi Xoyixt^)^.

L'union du Verbe et de l'humanité constitue rivcoaiç, l'acte dont le Christ est le terme. C'estunee'i/wŒiçcpuffixî], xatà cpuaiv, xa6' uTroffTaaiv, puisque le terme en est une nature, une hypostase unique, celle du Verbe incarné''. Toutefois, si Sévère repousse l'union simplement morale des nestoriens, s'il repousse l'expression deua:

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