‹ Histoire des dogmesChapitre 87 sur 426 · Chabot. Documenta, p. 18 ; Lebon, p · texte numérisé non relu

Chabot. Documenta, p. 18 ; Lebon, p

3. Mai, Spicileg. rom., X, 212; Classici auctores, X, 411; Lebon, p.

4. Chabot. Documenta, p. Is; Mai, Spicil. rom.,X. 172; Lebon, p. 18i.

5. Sévère, bien entendu, lait commencer l'union avec la conception; mais il n'a pas cru d'ailleurs que Jésus-Christ ait été parfait comme homme dés le premier instant : « C'est un germe, puis un homme, puis un fruit », dit-il (Mai, Class. anct., X, 412). Philoxéne était dans les mêmes idées : pour lui, l'auimation du corps était postérieure à la conception. V. Lebon, p. 192.

L'ÉVOLUTION DU MONOPHYSISME. 121

natures des chalcédoniens. il ne veut pas davantage d'une union qui serait un mélange et une confusion des deux éléments divin et humains : xà l\ tl)v eU ô Xpiaxoç £v TV) (TuvÔ£(7êi teXsiwç xat afAÊitoTioç ucpsffxYixev ^ : et encore : TOC l\ wv 'Eu.(jLavouriX ucpeffTv^xsi xa\ [xs-cà tyjv l'vtoaiv ou TStpaTCTai, ucpsaxYixe Ss Iv t/] âvtoasi^. On sait qu'il a soutenu toute une polémique à ce sujet contre Sergius le Grammairien, qui ne parvenait pas à comprendre comment il n'y avait, après l'union, qu'une nature dans le Christ autrement que par une confusion du Verbe et de la chair. Sévère condamne hautement cette « folie des synousiastes », comme il l'appelle^. Il ne veut pas que l'on dise que l'Emmanuel est d'une seule substance, qualité et propriété, (juaç ouai'aç ts xai ttoio-vi-oç xai Ivoç iSiojfxaxoç ; que la chair animée d'une àme raisonnable est devenue avec le Verbe jjiia; oùaïaç xai (xia; ttoio- TYiToç^. Il s'accorde, dit-il, avec les nestoriens pour reconnaître une différence entre la chair et le Verbe ^. Non, il n'y a pas confusion des substances. Et la comparaison même de l'union du corps et de l'âme si souvent apportée par Sévère, et prise de saint Cyrille, le prouve, car cette union a bien pour terme une cpuaiç unique, mais elle exclut tout mélange (xpacriç) des éléments qu'elle rapproche ^.

Cependant, s'il n'y a pas mélange ou fusion, il y a « synthèse » , auvôeaiç. La synthèse ou composition est cet état dans lequel les composants restent sans changement, ne sont pas combinés, mais n'ont pas d'existence à part, ne sont pas tSioauffiaToi ^ : elle exclut à la

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