P. G., LXXXVI, i, coi. 908 A
3. P. G., LXXXVI, 1, col. 908, 921 A, 924 B ; 2, col. 1841 C ; Lebon, p. 346-352.
4. P. G., LXXXVI, 1, col. 920 D; Mai. Sincil. rom., X, 215. V. Lebon, p. 376.
5. « Salva igitur proprietate utriusque naturae et substantiae et in unam coeunte personam... Tenet enim sine defectu proprietatem suani utraque natura, etc. »
Sévère n'admet pas absolument cette façon de parler. Si l'on entend, dit-il. par propriétés (iSioTr,?' les attributs (toicoaata) qui conviennent soit à Thumanité, comme d'être visible, intelligente, palpable, soit à la divinité, comme d'être éternelle, immense, invisible, il est vrai que ces qualités ou attributs continuent d'exister dans l'union ; seulement on ne doit point les considérer comme appartenant séparément à deux natures, comme étant tellement propres à l'un des éléments que l'on ne puisse, en vertu de la communication des idiomes, les rapporter à Tautre et surtout au Verbe, Tunique sujet dernier des divers attributs^. Mais Sévère connaît une autre sorte de propriété : c'est celle qu'il appelle iSioty)? ô; Iv 7roio-cy)Ti cpuaixyi. Rappelonsnous ce que saint Cyrille désignait par ô tou ttw; slvai Xoyoç, TToidxriç cpuatxrj : c'est simplement l'essence spécifique de l'être, ce que nous appelons sa nature; et, de chacun des éléments du Christ, saint Cyrille affirmait qu'il conservait ainsi, dans l'union, sa 7roiorr,(; cpuaixTQ 2. Sévère reprend cette affirmation. Si on ne peut pas diviser entre deux sujets les simples attributs et qualités, il y a cependant une qualité tellement propre à chacun des éléments qu'elle ne se communique pas à l'autre sous peine d'avoir un « mélange des essences » ; c'est sa7roioTr,ç cp'jffDcrj, son essence spécifique. Puisqu'on n'admet pas la confusion de l'humanité et de la divinité, il faut bien admettre que chacune d'elles possède en propre et ne partage pas avec l'autre d'être en soi ce qu'elle est : il y a dans le Christ une dualité de propriété en qualité naturelle, iSiotyi!; o)ç Iv 7roioTr,Ti cpujtxrî^. De l'action ou Ivspysia du Christ Sévère traite à peu