RACINE DE SALSEPAREILLE
jladix Saraaparillte ; liadix Sarzæ vel Sarsæ; angl.. Sarsaparilla ; allem., Sarsaparillwursel.
Origine botanique. — La racine de Salsepareille est fournie par plusieurs plantes du genre Smilax , indigènes de la moitié nord de 1 Amérique du Sud, et de toute l’Amérique centrale, jusqu’aux côtes sud et ouest du Mexique (a).
Ces plantes possèdent des tiges ligneuses et grimpantes, s’élevant souvent sur les arbres les plus hauts à 1 aide de vrilles qui paitent du pétiole de la feuille. Leurs tiges sont ordinairement angul euscs c! armées d’aiguillons durs ; elles partent d un gros rhizome ligneux. Les espèces médicinales habitent les forets tropicales marécageuses, tiè>nuisibles à la santé des Européens, et ne pouvant être explorées qu’avec les plus grandes difficultés. Ces conditions jointes à la dioïcitéetau port des plantes qui rendent leurs fleurs et leurs fruits, développés dans des saisons différentes, difficilement accessibles, et enfin la variation considérable des formes de leurs feuilles, expliquent que nous ne possédions que des renseignements botaniques très-imparfaits sur les sources de la Salsepareille. On peut affirmer sans crainte qu aucune plante à Salsepareille des différents districts de l’Amérique tropicale n’est scientifiquement bien connue. Les espèces, en outre, ont pour la plupart été créées à l’aide de caractères tout en fait insuffisants, de sorte qu’après une étude attentive des échantillons des herbiers nous sommes obligés de considérer comme encore douteuses plusieurs des plantes qui ont été nommées par les écrivains précédents (1).
potassique (50 gr. d'iodure de potassium, 13», 5 de chlorure mercunque eau dist.llee q. s. pour 1 litre) produit dans le résidu un léger trouble, puis un abondant Palpite jaune aussitôt que l’on y ajoute une gouttelette d’un acide minerai quelconque F A. F (I) Le Smilax aspera L. commun du sud de l’Europe présente tant de d fférences dans le feuillage que s'il n’était connu comme ses con générés de 1 Amérique tropicate’que par de^’échantillons herbier peu rbl.eS en feuille, ou le diviserait oerUuuement en plusieurs espècos.
HISTOIRE DES DROGUES D’ORIGINE VEGETALE. S'il
Après ces remarques préliminaires, nous énumérerons les plantes auxquelles on a attribué la racine de Salsepareille du comnicice .
1 0 Smilax officinalis TI. B. K.— Cette plante a été recueillie, en 1803, par Humboldt, à Baj orque, village situé sur la Magdalena, dans la Nouvelle-Grenade (l). Ces échantillons, composés seulement d’un petit nombre de feuilles très-imparfaites, que nous avons vus dans l’Herbier National de Paris, sont les éléments à laide desquels Kunth a établi 1 espèce. Humboldt (“2) dit que de grandes quantités de ces racines sont expédiées par la voie de Mompox et de Cartagena à la Jamaïque et à Cadiz. En 1853, cette plante fut de nouveau récoltée à Bajorque par De Warszewicz, qui envoya à l’un de nous (H.) des feuilles et des tiges accompagnées de la racine. Cette dernière ressemble à la Salsepareille de la Jamaïque du commerce; mais à Bajorque on ne récolte plus la racine pour l’exportation. Le même botaniste, à la demande de l’un de nous, obtint en 1851, sur le volcan et la cordillère de Chiriqui, dans Costa Rica, des fruits, des fleurs, des tiges, et des racines de la plante récoltée alors par les Indiens sous le nom de Sarsa peluda ou Sarson. Ces échantillons ressemblent, autant que la comparaison est possible, à ceux de la plante de Bajorque, tandis que la racine est impossible à distinguer de la Salsepareille de la Jamaïque des boutiques. D’autres échantillons de la même plante, recueillis par le même collectionneur en 1853, furent envoyés en Angleterre avec une souche vivante, mais cette dernière ne put pas croître. Enfin, en 4869, M. R. B. White nous a obligeamment communiqué des feuilles et des racines d’une Salsepareille récoltée à Patia, dans la Nouvelle-Grenade, et qui nous paraît être la même espèce.
On a cultivé dans i’île de la Jamaïque, pendant plusieurs années, et dans les derniers temps en vue d’un emploi médicinal, une Salsepareille qui paraît être le Smilax officinalis. Les échantillons qui furent envoyés à l’un de nous ne contenaient ni fleurs ni fruits, mais les
(1) Ce village n’existe plus; il était situé au-dessous de l'embouchure du (lcuvc Sogamore. [F. A. F.]
(2) Kunth, Synopsis plant., 1821, I, 278. — Le Smilax officinalis est une grande et forte plante grimpante, haute de 12 à 13 mètres, avec une tige tout à fait quadrangulaire, armée d’aiguillons au niveau de ses angles. Les feuilles ont souvent jusqu’à 30 centimètres de long; elles sont polymorphes, triangulaires, ovales-oblongues, ou oblongues-lancéolées, tantôt rétrécies graduellement vers le sommet, tantôt arrondies et apiculées; leur base est atténuée, tronquée ou cordée. Elles sont d’ordinaire cinq-nerviées, les trois nervures internes étant proéminentes, et limitant une surface elliptique. Les Heurs sont disposées en ombelles pédoneulées. Un bel échantillon de cette plante croit actuellement ( 1 8 7 A ) dans le jardin royal de Kew, mais il n’a pas encore fleuri.
SMILACfeES.
feuilles et la tige quadrangulairc ressemblaient exactement à celles de la plante recueillie à Bajorque (1). La racine est colorée en brun-cannelle clair, et beaucoup plus amylacée que celle de la Salsepareille de la Jamaïque du commerce (voy. page 549).
2° Smilax medica Sciio. et Ciiam. — Cette espèce (2) fut découverte au Mexique par Schiede, en 1820. Elle est sans aucun doute la source de la Salsepareille expédiée de laVera Cruz. D’après nos observations, elle possède une tige tlcxueuse, ou en zigzag, et des feuilles beaucoup plus petites que le S. officinalis; les feuilles, quoique très-variables, prennent souvent une forme auriculée, avec des lobes basilaires larges et obtus. Elle croit sur les pentes orientales des Andes mexicaines, et elle est la seule espèce de cette région dont on récolte les racines. Ces dernières, d’après Scheide, sont arrachées pendant toute la durée de l’année, séchées au soleil, et ensuite disposées en faisceaux.
Il existe des doutes et des confusions au sujet des autres espèces de Smilax qui ont été signalées comme sources de la Salsepareille. Le 5’. syphilitica H. B. K. avec des fleurs en une grappe d’ombelles, découverte sur le Gassiquiare, dans la Nouvelle-Grenade, et bien figurée par Berg et Schmidt d’après un échantillon authentique, paraît, d’après les dires de Pôppig, fournir une certaine quantité cle la Salsepareille qui est embarquée à Para. Cependant Kunth dit que la plante de Pôppig, recueillie près d’Ega, n’est pas celle d’Humboldt et Bonpland. Spruce, qui a recueilli le S. syphilitica (herb., n° 3779) en descendant le Rio Negro, en 1854, nous a informés que, sur différents points de la vallée de l’Amazone, les Indiens lui ont toujours affirmé énergiquement que cette espèce était impropre pour la « Salsa. »
Le Smilax papyracea, décrit par Poiret (3), en 1804, et figuré par Martius (4), n’est que très-imparfaitement connu. Son feuillage ressemble à celui du S. officinalis, mais en jugeant d’après les échantillons de Spruce (n° 1871), recueillis sur le Rio Negro, sa tige est poly angulaire. Cette espèce est probablement la source de la Salsepareille de Para.
Le Smilax cordato-ovata Rien, est une plante douteuse, peut-être identique au S. Schomburgkiana Küntii, espèce du Panama. Pôppig pense que sa racine est mélangée à celle de la plante qu’il nomme S. syphilitica.
(1) Nous les devons à la’générosité de 3. Kemble, Esq., qui se les est procurés, avec des échantillons de la racine, au jardin gouvernemental de Cnstlclon.
(2) Figurée dans Nëes von Esënbeck, Plantæ médicinales, Suppl., t. 7.
(3) Lamarck, Encyclopédie méthodique , dot., VI, 1804, 408.
(4) Flor. Bras., 1842-71, I, t. 1.
Le Smilax Purhampuy Ruiz, espèce péruvienne, passe pour fournir une bonne sorte de Salsepareille ; elle est pratiquement inconnue, et n’est pas admise par Ivunth (1).
Historique.— Monardes(â) a rappelé que la Salsepareille fut introduite à Séville vers 1545, où elle était apportée de la Nouvelle-Espagne, et qu’une sorte meilleure vint ensuite du Honduras. Il ajoute qu’une Salsepareille de qualité excellente fut importée plus tard de la province de Quito, qu’elle était récoltée dans le voisinage de Guayaquil, et qu’elle était de couleur foncée, plus longue et plus épaisse que celle du Honduras. Ces détails sont confirmés par le 'témoignage des premiers écrivains. Ainsi Joâo Rodriguez de Gastello Branco, communément connu sous le nom d’Amatus Lusitanus, médecin portugais d’origine juive, qui pratiqua surtout en Italie, a laissé un ouvrage (1556) rappelant ses expériences médicales, et racontant les cas de traitement suivis de succès (3). Un de ces derniers se rapporte à un malade qui souffrait de rhumatisme aigu pour lequel il prescrivit en dernière ressource la Salsapanlla. Cette drogue, dit-il, a été, depuis quelques années, apportée d un pays nouvellement découvert, du Pérou ; c’est une longue racine semblable à un sarment croissant sur la souche d’une sorte de ronce semblable à une vigne; les Espagnols la nomment Zarsa parrilla, et elle constitue un excellent médicament.
■Vers la même époque (4), la Salsepareille fut décrite par Auger Ferrier (5), médecin de Toulouse; il dit que dans le traitement de la syphilis, qu’il nomme Lues hispanica, elle est considérée comme préféî aille à la ? ucine de Chine et au Lignum sanetwn. Girolamo Cardano, de Milan, dans un petit ouvrage intitulé De Radice Cina et Sarza Porilia pudicium , exprime une opinion semblable. Turner, dans la troisième partie de son Herhall, imprimée en 1568, mentionne la Salsaperilla à laquelle il dit que des écrivains modernes assignent les mêmes vertus qu’au Gaïac.
(1) On ne peut pas supposer que toutes les espèces de Smilax soient susceptibles de produire la drogue. Il y en a plusieurs, même dans l’Amérique du Sud, qui, comme le Smilax aspera d'Europe, possèdent des racines minces, filiformes, qui ne pourront jamais passer pour la Salsepareille médicinale.
(2) Pages 18 et 88, de l’ouvrage cité à la page 247, note 3.
(3) Curationum medicinalium C entur iæ quatuor, Basil eæ, 155G, 3G3.
( 0 J ai fait voir dans mes « Documente zur gcschichte (1er Pharmacie , » Ilallc, 187(i,
T*’ qUedcs 15G:i la Salsepareille était cotée dans le tarif de la petite ville d’Annaberg, en Saxe. [P. A. F.]
(o) De Puctendacjra lue Hispanica , lihri duo , publié d’abord à Toulouse en 1553 et plusieurs fois réimprimé. Nous avons consulté l’édition d’Anvers) de 1564. avec laquelle CS imP,,rr" ouvrage de Cardano. Ce dernier passe pour avoir paru d’abord en 1559.
l)U SMILACÈES.
Pedro de Cieza de Leon, dans sa chronique du Pérou (I), qui contient les observations faites par lui dans l’Amérique du Sud, entre 4 532 et 1530, donne des détails particuliers sur la Salsepareille, qui croît dans la province de Guayaquil et l'île voisine de Puna, et recommande le traitement sudorifique de la syphilis suivi à cette époque. Gerarde (2), qui écrivait vers la fin du même siècle, dit que la Salsepareille du Pérou est importée en Angleterre en grande quantité.
Récolte île la racine. — M. Richard Spruco, le hardi botaniste explorateur de la vallée de l’Amazone, nous a communiqué sur ce sujet les particularités suivantes que nous citons textuellement :
« Lorsque j’allai à Santarem , sur l’Amazone, en 1 849-30, où de grandes quantités de Salsepareille sont apportées des parties hautes de la rivière de Tapajôz, et plus tard, en 1851-53, lorsque je me trouvai sur le Rio Negro supérieur, et l’Uaupés, j’interrogeai souvent les commerçants au sujet de leurs criteria des bonnes sortes de Salsepareille. Quelques-uns d’entre eux avaient acheté leur marchandise aux Indiens des forêts, et ne possédaient eux-mêmes aucun moyen certain de reconnaître sa pureté ou sa qualité, si ce n’est la taille des racines, les plus épaisses étant achetées à Para aux prix les plus élevés. Ceux qui avaient recueilli euxmêmes la Salsepareille étaient guidés par les caractères suivants : l" plusieurs tiges partant d’une même souche; 2° des aiguillons très-serrés ; 3° des feuilles minces. Le premier caractère était, d’après eux, le seul essentiel, car dans les espèces de Smilax qui ont des tiges solitaires ou qui n’en ont pas plus de deux ou trois, les racines sont si peu nombreuses qu’on ne gagne rien à les arracher, tandis que les espèces multicaules ont des racines nombreuses et longues, trois au moins pour chaque tige, s’étendant horizontalement dans tous les sens.
« En 1851, pendant que je me trouvais aux chutes du Rio Negro, qui sont croisées par l’équateur, neuf hommes partirent du village de Saint- Gabriel pour recueillir la Salsa, ainsi qu'ils nomment les racines de Salsepareille, aux sources de la rivière Cauaburis. Pendant leur absence, je fis la connaissance d’un vieil Indien qui me dit que quatre années auparavant il avait apporté du Cauaburis des pousses de Salsa, et qu il les avait plantées dans un tabocâl, groupe de bambou indiquant la place d’un ancien village indien, situé de l’autre côté des chutes, et il m'invita
(L) Parte primera de la Chronica del Peru, Sevilla, 1552, fol. ueix. - H en existe une traduction faite en 1864 pour l’Iiakluyt Society, par Markham, qu. fait observer que Cieza de Leon n’a jamais visité lui-même Guayaquil.
(2) Herball, enlarged by Johnson, 1636, 859.
à aller assister à sa première récolte de racines. Le 23 mars, je visitai le tabocâl et j’y trouvai une demi-douzaine de pieds d’un Smilax à tiges très-épineuses, mais sans fleurs ni fruits. A ma demande, l’Indien opéra d’abord sur le plus beau pied. Il avait cinq tiges partant de sa souche et de nombreuses racines, longues d’environ 9 pieds, s’étendant horizontalement de tous les côtés. Il enleva d’abord avec la main la mince couche de terre qui recouvrait les racines en s’aidant d’un bâton pointu; si la Sal'sa avait été la seule plante poussée dans ce sol, la tâche eût été facile, mais ses racines étaient souvent difficiles à distinguer de celles des bambous et des autres plantes qu’il était obligé de couper avec un couteau pour suivre la trace des premières. Les racines ayant été extraites du sol (ce qui fut l’affaire d’une demi-journée, mais avec des plantes de grande taille, il faut souvent un jour entier et davantage) il les coupa près de la souche, ne laissant que les plus grêles pour permettre à la plante de continuer à croître. Il ramena aussi le bas des tiges sur le sol et les recouvrit, ainsi que la couronne, d’un peu de terre et de feuilles mortes pour que de nouveaux bourgeons produisissent bientôt de nouvelles tiges. Cette plante, âgée de quatre années, produisit 10 livres, la moitié d’un arroba portugais de racines; mais une plante bien développée donne à la première récolte de un à deux arrobas. Au bout d’une couple d’années, on peut faire une nouvelle récolte sur le même pied, mais les racines sont alors plus grêles et moins riches en amidon. »
Description générale. - Les espèces médicinales de Smilax possèdent un rhizome épais, court, noueux. Il en part horizontalement de longues racines charnues, ayant l’épaisseur d’une plume d’oie ou du petit doigt, ordinairement simples, bifurquées seulement vers leur extrémité et émettant des radicules capillaires, ramifiées, de taille à peu près uniforme; on ne les trouve guère en grande quantité dans la partie la plus grêle de la racine, voisine de la souche. A l’état frais, les lacines sont succulentes (I), mais à l’état de siccité, comme on les trouve dans le commerce, elles sont plus ou moins sillonnées dans leur longueur, du moins dans le voisinage du rhizome. Examinées avec une bonne loupe, les racines et les radicules se montrent, dans quelques échantillons, revêtues de poils courts, veloutés ou rigides.
La présence ou l’absence et la quantité plus ou moins grande d’ami-
(I) Nous avons été autorisé a examiner la racino fraîche du beau pied de Smilax officinalis du Jardin royal de Kcw, et nous avons trouvé qu’elle ressemble par son aspect et sa structure ît la Salsepareille do la Jamaïque.
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don dans les racines sont considérées comme un caractère important pour estimer la qualité de la drogue. En Angleterre, on préfère les racines non amylacées ou peu riches en amidon, et qui seules con\icnnent à la préparation d’un extrait fluide, foncé en couleur, recherché par le public. Sur le continent, et surtout en Italie, on estime surtout les racines qui, coupées transversalement, offrent une écorce épaisse et une substance interne blanche.
La quantité plus ou moins considérable d'amidon dans la racine des Smilax est un caractère sans importance botanique, et qui paraît varier beaucoup dans une même espèce. L’examen de fragments d’écorce de Salsepareille de la Jamaïque montre que dans le plus grand nombre des échantillons l’amidon n’existe pas dans toute la longueur d’une même racine ; certaines n’offrent pas d’amidon dans le voisinage du rhizome, mais possèdent, dans leurs parties moyennes ou près de leurs extrémités, une écorce amylacée et rendue blanche par l’amidon; d’autres sont peu amylacées dans leur point de contact avec le rhizome, et le deviennent de plus en plus à mesure qu’on s’éloigne de ce dernier. Dans la Salsepareille du Guatemala, qui est considérée comme une sorte trèsamylacée, il est facile de constater que l’écorce est peu riche en amidon dans le voisinage du rhizome, mais présente des dépôts abondants de fécule dans les parties plus éloignées. La quantité de radicules attachées aux racines de Salsepareille est très-variable ; on donne, dans le commerce anglais, à celles qui en ont beaucoup, le nom de barbues. Ce caractère dépend en partie des circonstances naturelles et en partie de la coutume adoptée par les collecteurs qui laissent ou enlèvent les radicules. Le docteur Rhys, de Belize, a montré que la quantité des radicule» dépend beaucoup de la nature du sol, leur développement étant d autant plus considérable que le sol est plus humide.
La Salsepareille sèche ne possède guère d’odeur; cependant, quand on la fait bouillir en grande quantité, ou quand on évapore sa décoction, il s’en dégage une odeur particulière et très-facile à percevoir. La saveur de la racine est terreuse et peu prononcée ; la décoction elle-memc
ne possède pas de saveur très-prononcée.
structure microscopique. - Sur une section transversale de là racine les faisceaux fibro-vasculaires se montrent limités a la partie centrale où ils sont entourés d’une ligne circulaire brune En dedans de ce cercle, les faisceaux sont disposés à côté les uns de* autres de façon à former une zone ligneuse. La portion tout a fait centrale de la racine est formée d’un tissu médullaire blanc, dans lequel sont parfois
HISTOIRE DES DROGUES D’ORIGINE VÉGÉTALE. Ml
dispersés un certain nombre de faisceaux. Un parenchyme semblable existe entre le cercle brun ou gaine des faisceaux et l’épiderme. Sur une section longitudinale, l’épiderme offre plusieurs couches de cellules allongées, à parois extérieures brunes et épaissies par des dépôts secondaires. La gaine des faisceaux est formée d’une seule couche de cellules prismatiques, dont les parois internes et latérales seules offrent des dépôts secondaires. Les faisceaux contiennent de larges vaisseaux scalariformes et des cellules parenchymateuses lignifiées.
Les cellules parenchymateuses, lorsqu’elles ne sont pas dépourvues de contenu solide, sont remplies de gros grains d’amidon. Quelquesunes offrent aussi des faisceaux de cristaux aciculaires d’oxalate de calcium. Dans les Salsepareilles non farineuses, les vaisseaux et les cellules ligneuses contiennent parfois une résine jaune.
Les diverses sortes de Salsepareille diffèrent les unes des autres, nonseulement par 1 absence ou la présence de l’amidon, mais aussi par l 'épaisseur de la zone ligneuse, qui dans quelques-unes offre plusieurs fois le diamètre de la zone centrale. Dans d’autres, le diamètre de la zone ligneuse est, au contraire, beaucoup moindre. La gaine des faisceaux offre, sur la coupe transversale, des caractères encore meilleurs pour distinguer les diverses sortes de la drogue. Le contour des cellules peut être quadrangulaire ou un peu arrondi, ou bien il peut être plus ou moins allongé. Dans ce dernier cas, il peut être allongé dans le sens du rayon, ou, au contraire, dans une direction tangentielle. L’épaisseur des parois cellulaires peut aussi varier beaucoup.
Caractères des diverses sortes de Salsepareilles. - Dans l’état actuel de nos connaissances, aucune classification botanique des diverses sortes de Salsepareilles n’étant possible, nous nous bornerons à adopter le groupement établi par Pereira, et nous les diviserons en deux classes : celles qui sont farineuses, c’est-à-dire dans lesquelles l’amidon constitue un principe prédominant; et celles qui sont non farineuses ou
dans lesquelles l’amidon n’existe qu’en quantité relativement peu considérable.
A. SALSEPAREILLES FARINEUSES.
1° Salsepareille du Honduras. - Cette drogue est expédiée de Belize. Je est disposée en paquets longs de 73 centimètres et épais de 8 à centimètres, étroitement serrés avec une racine enroulée autour eux. Les paquets sont réunis en balles à l’aide de grandes pièces de
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cuir, placées aux deux extrémités, et maintenues pai des counoies de cuir renforcées de cercles en fer.
Les racines sont profondément sillonnées, ou parfois dodues et lisses, plus ou moins barbues , c’est-à-dire couvertes de radicules. Dans la plus grande partie de leur longueur, elles offrent, lorsqu’on les coupe en travers, une écorce épaisse, remplie d’amidon. Dans les parties voisines du rhizome cependant, l’écorce est brune, résineuse et non amylacée. Elles sont colorées en brun pâle, parfois un peu orangé. La drogue offre de grandes variations, de sorte qu’il est à peu près impossible de lui assigner des caractères distinctifs absolus.
Les importations annuelles, dans le Royaume-Uni, de la Salsepareille du Honduras anglais ont été en moyenne, pendant les cinq années postérieures à 1870, de 52 000 livres environ.
Salsepareille du Guatemala. — Cette sorte de Salsepareille apparut pour la première fois dans le commerce en 1852. Elle ressemble a celle du Honduras par plusieurs de ses caractères, et est emballée de la même façon; mais elle possède une coloration plus nettement orançjee. Dans le voisinage du rhizome, les racines sont maigres, ridées et peu amylacées, mais elles deviennent graduellement plus épaisses, 6 millimétrés environ, et acquièrent une écorce épaisse qui, intérieurement, est trèsblanche et amylacée. L’écorce de cette Salsepareille possède une grande tendance à se fendre et à s’enlever, et dans beaucoup de points elle
laisse à nu la colonne ligneuse centrale.
D’après Bentley (1), qui a examiné des échantillons de la plante,
Cette racine est produite par le Smilax papyracea; nous n’avons pas de motifs suffisants pour adopter cette opinion.
3» Salsepareille du Brésil , de Para ou de Lisbonne. — Quoique tenue autrefois en grande estime, la Salsepareille du Brésil est peu appréciée en ce moment en Angleterre, et on ne la voit que rarement sur le marché de Londres (2). Elle est emballée d’une manière toute spéciale. Les racines sont fortement comprimées en un cylindre de 90 centimètres de long ou davantage et de 15 centimètres de diamètre ; la tige fiexible d’une plante de la famille des Bignoniacées est enroulée autour de chaque cylindre, et les extrémités sont coupées net.
m Pharm. Journ., 1853, XII, 470, avec figure. , „ .
; Nous avons Mf que sotantc-si* paquet» de celte droB„e provenant de Par.
furent mis en vente le 15 décembre 1S53. [D. II.]
B. SALSEPAREILLES NON FARINEUSES.
4° Salsepareille de la Jamaïque. — Cette sorte est considérée par les droguistes anglais comme la plus importante ; elle paraît être celle qui possède les propriétés médicinales les plus prononcées, et elle est seule admise par la Pharmacopée anglaise. Quoique désignée constamment sous le nom de Salsepareille de la Jamaïque , on sait bien qu’elle doit ce nom uniquement à ce qu’elle nous est apportée de l’Amérique centrale en passant par cette île. Au commencement du dernier siècle, la Jamaïque était l’entrepôt de la Salsepareille. De grandes quantités y étaient apportées, d’après Sloane, du Honduras, de la Nouvelle-Espagne et du Pérou. La patrie réelle de la Salsepareille de la Jamaïque, d après De Warszewicz (1857), est la chaîne de montagnes connue sous le nom de Cordillère de Chiriqui, dans la partie de l’isthme de Panama qui confine à la république de Costa-Rica. La plante y croît à une altitude de 1 200 à 2 400 mètres au-dessus du niveau de la mer. La racine est apportée par les indigènes à Boca del Toro, sur la côte de l’Atlantique, ou elle est embarquée.
La drogue est formée de racines de 1 m,80 ou davantage de long, pliées de façon à. former un paquet de 50 centimètres de long et de 10 centimètres de diamètre, lié et entouré, mais d’une façon moins serrée que la racine du Honduras, à l’aide d’une racine de la même plante. Le rhizome manque entièrement, mais les radicules sont conservées, et forment une proportion importante de la drogue. Les racines sont profondément sillonnées, ridées, et généralement plus grêles que celles du Honduras. L’écorce, raclée avec un canif, paraît brune, dure et non farineuse. Il n’est pas rare cependant de trouver des racines qui possèdent une écorce lisse et riche en amidon. La coloration de la Salsepareille de la Jamaïque varie du brun terreux pâle à une teinte fer- ] ugiueuse plus foncée. Cette dernière est la plus recherchée.
La drogue cultivée dans file même de la Jamaïque, dont nous avons parlé à la page 541, est bien préparée, mais sa coloration est si pâle et elle est si riche en amidon, qu’elle n’obtient que peu de faveur sur le marché de Londres. Il en a ôté exporté de la Jamaïque, en 1870, 1747 livres, et en 1871, 1 290 livres (1).
a Salsepareille du Mexique. — Les racines de cette variété ne sont
(I) Blue Books , hland of Jamaïca for 1870, 1871.
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pas disposées en faisceaux, mais empaquetées en ballots, en fragments longs de 90 centimètres environ. Elles sont souvent mélangées de fragments de tige anguleux, mais non carrés et épineux. Les racines sont colorées en brun pâle ; elles sont maigres, ridées, et ne portent que peu de radicules. Lorqu’clles sont épaisses, elles possèdent une écorce assez riche en amidon, mais lorsqu’elles sont minces et proviennent du voisinage du rhizome, elles ne sont pas amylacées.
6° Salsepareille de Guayaquil. — On exporte depuis longtemps de Guayaquil (voyez p. 543) une sorte estimée de Salsepareille. M. Spruce nous a informés qu’elle' provient en grande partie des vallées qui débouchent dans la plaine sur le versant occidental des Andes Equatoriales, mais surtout de la vallée cl’Alausi, où, en 1859, il put observer la plante elle-même, à la jonction de la petite rivière Puma-Gocha avec le Yaguachi. La plante paraît être très-productive; on raconte, en effet, qu’une seule souche a pu fournir jusqu’à 75 livres de racines fraîches (1).
La Salsepareille de Guayaquil diffère beaucoup des sortes dont nous avons déjà parlé. Elle est grossièrement empaquetée en grosses balles, et n’est pas disposée d’ordinaire en paquets distincts. Le rhizome et une partie de la tige sont souvent mélangés aux racines. La tige est ronde et non épineuse. La racine est épaisse, longue, son apparence est grossière, et elle porte un grand nombre de radicules. L’écorce est sillonnée, assez épaisse, dépourvue d’amidon dans les parties grêles de la racine qui avoisinent le rhizome; mais dans les portions épaisses l’écorce est plus lisse, plus épaisse et amylacée, et offre intérieurement, sur la section, une coloration fauve bu jaune pâle, lien a été exporté de Guayaquil, en 1871, 1 017 quintaux valant 3 814 livres (2).
Composition chimique. — Galileo Pallotta, de Naples, vers 1 824, réussit le premier à retirer delà Salsepareille un principe particulier qu’il prit pour un alcaloïde et nomma Pariglina, ou, comme on l’écrit aujourd hui, Parilline. 11 épuisa la drogue brute par l’eau bouillante, et mélangea sa décoction avec un lait de chaux; il se produisit un précipite grisa re, qu'il detesécha et traita par l’alcool chaud; ce dernier enleva la pari line. Pallotta dit que cette substance rougit légèrement e touineso , mais il ne dit pas explicitement s’il l’obtint à l’état cristallin ou non. Elle paraît cependant identique à la substance que d’autres chimistes ont obtenue à l’état de cristaux, et qui a été nommée Salseparme par
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ports, présentés au parlement en juillet 18/2.
Thubeuf, en 1831, acide Parillinique par Batka, en 1833, et Srnilacine par d’autres chimistes plus récents.
Nous avons isolé la parilline en épuisant la Salsepareille du Mexique par l’alcool, et évaporant la teinture. Le résidu brun, après avoir été traité à plusieurs reprises par l’alcool et le charbon, donna des cristaux qui furent purifiés par recristallisation dans l’alcool. Nous l’avons aussi retirée des rhizomes noueux; dans ce cas, nous employâmes le procédé suivant : les rhizomes, grossièrement pulvérisés, furent épuisés par l’eau, à une température inférieure à 60° G., afin de ne pas dissoudre l’amidon ; le liquide aqueux fut alors évaporé à consistance sirupeuse, et mélangé avec deux fois son volume d’alcool qui sépara le mucilage et les sels. Le liquide fut filtré et l’alcool distillé. La solution laissa alors déposer une masse verruqueuse de cristaux jaunâtres de parilline, qui furent purifiés par cristallisations répétées dans l’alcool dilué, avec addition d’un peu de charbon (1).
La parilline forme des cristaux aciculaires incolores, solubles dans 1200 parties d’eau à 20° C., et beaucoup plus solubles dans l’eau chaude. La solution est neutre et mousse quand on l’agite. A 25° G., la parilline exige pour se dissoudre 25 parties d’alcool à 0,814. La solution possède une saveur âcre, persistante ; elle est dépourvue de pouvoir rotatoire. Dans l’acide sulfurique chaud concentré, la parilline tourne au brun rougeâtre et prend, au fur et à mesure de l’hydratation de 1 acide, une belle teinte violette. La parilline est insoluble dans l’éther et presque insoluble dans le chloroforme.
Nous avons retiré de la Salsepareille 0,19 pour 100 en moyenne de parilline parfaitement blanche et cristallisée, nous n’avons pas réussi à la préparer à 1 aide des rhizomes de Smilax aspera.
Les cristaux de parilline contiennent une quantité d’eau qui varie depuis 6 à 12 pour 100; nous ne sommes pas arrivés à des chiffres bien constants. Elle commence à s’altérer à partir de 140° et devient liquide en se décomposant, à 210°.
La pai illine rentre dans la classe des Saponines. En la faisant bouillir
VD Je préféré maintenant la méthode suivante : 12 parties de Salsepareille sontchauftées à deux reprises au moins avec de l’alcool ayant pour poids spécifique 0,835; le liquide
es soumis ! la distillation; le résidu, égal è 2 parties, est ensuite mélangé à 3 parties deau froide. On réussit aussi parfaitement, au bouL de quelques jours, à décanter du précipité le liquide très-foncé sans recourir à la filtration. La parilline précipitée ii ctat pâteux est alors placée sur le filtre après avoir étendu d’un peu d’alcool. On lave la par, Mme au moyen d’alcool très-faible, et on la fait enfin cristalliser en la dissolaMS de l’alcool h 0,835, après l’avoir traitée avec du charbon animal.
552 SMILACÉES.
avec de l’acide sulfuriquo dilué on obtient un nouveau produit cristal 1 isablc, la Parigénine, et du sucre qui, du moins en partie, cristallise à la longue. Le liquide, au sein duquel ce dédoublement s accomplit, prend une teinte remarquable d’un vert foncé, ainsi que 1 a observé, le premier, en 1874, M. Klunge. La parigénine est peut-être identique à la sapogénine "décrite en 1867 par Rochleder (I).
Nous avons déjà signalé, dans la Salsepareille, la présence d’amidon, de résine, d’oxalale de calcium qui sont révélés par le microscope. Pereira (2) a examiné l’huile essentielle, qui est plus lourde que l’eau, et possède l’odeur et la saveur de la drogue ; 140 livres de Salsepareille de la Jamaïque ne lui en fournirent que quelques gouttes.
La nature de la matière extractive noire que l’eau enlève en abondance à la drogue, et dont la quantité est considérée par les droguistes comme un critérium de bonne qualité, n’a pas encore été étudiée.
Commerce.— La quantité de Salsepareille importée dans le Royaume- Uni, en 1870 (nous ne possédons pas de statistique plus récente), a été
de 345907 livres, valant 26 564 livres sterling.
Usages. — La Salsepareille est considérée par plusieurs thérapeutistes comme un tonique altérant d’une certaine valeur; dautie» la regardent comme ne possédant que peu ou pas du tout de propriétés médicinales. Elle est encore beaucoup employée, mais beaucoup moins qu’il y a quelques années. Les préparations le plus en usage sont celles qu’on obtient par l’ébullition prolongée de la racine dans 1 eau.
(a) Les Smlax Tournefort (Inslit., t. 481) sont de. Liliacees .de la tribu de. Smilacées, à fleurs régulières. Le pôrianthe est formé de six folio es petaloides, étalées, distinctes, uninerviées ; les trois extérieures ordinairement P ^ ^s que les trois autres. L’androcée se compose de six etaunnes insérées sur la ba»e du p aX, plus courtes que lui, formées Je filets linéaires qui estent seuls dans es fleurs femelles, et dans les fleurs mâles, d’anthères a deux loges, hneaues, obtu»e , Ms IfiVes lut,-» -ses, déhiscentes par des feules longitudinales. Le gjnec est tonne d un ovalresupère, libre, ordinairement triloculuire; chaque loge contenant un seul os u°e n éré au sommet de l'angle interne, suspendu, «natrope, a nucrop.l dmgé en haut et en has. L'ovaire est surmonté d'un style à .rois stigmates, allonges, rouverts de papilles sur leur face interne, recourbés en dehors. Le finit est une ^globuleuse, ordinairement à trois loges, contenant chacune une gratnc subolobuleuse qui renferme un albumen cartilagineux et un embryon tie.-petit, si c dans le voisinage de la ehalase. Les Smlax sont des plantes suffrutescentes, gu •
0) Consulter pour tes délai,. - — ?*£ MES T fSX C VArc„ tu *r .« (««m.
■ 2; Eléments of Malcria Mcclica, 1850, 11, 1168.
pantes, toujours vertes, à racines fibreuses ou tubéreuses ; à souche vivace émettant des rameaux ordinairement munis d’aiguillons, et plus ou moins anguleux; à feuilles pétiolées, éparses-distiques, ordinairement cordées ou hastées et digitiuerviées ; à fleurs disposées en inflorescences ombelliformcs, axillaires.
(b) Le Smilax Medica Schlechtendal et Chamisso (in Linnœa, VI, 47) est une plante glabre, ti rameaux imparfaitement hexagonaux, parcourus de stries très-fines, ilexueux, munis au niveau des nœuds d’aiguillons géminés, comprimés, droits ou légèrement recourbés, jaunâtres au sommet. Lesramuscules sont tendres et inermes. Les feuilles sont éparses ; celles des rameaux sont cordées, deltoïdes ovales, subtrilobées, à lobes basilaires arrondis, à lobe terminal ovale- oblong, courtement acuminé ; elles sont munies de sept nervures proéminentes en dessous ; elles sont glabres, vertes, un peu plus pâles sur la face inférieure, parcourues de lignes pellucides, longues de 18 centimètres environ et larges de lb centimètres. Celles des minuscules sont plus petites, cordées à la base, ovales-oblongues, aiguës, quinquenerviées, longues de 10 à 11 centi-
Cig. 208. Smilax pseuclo-syphilitica (d’après Berg et Schmidt).
mètres et larges â la base de 5 a 6 centimètres. Les pétioles sont dilatés au niveau de leur point cl insertion et munis de deux cirrhes stipulâmes 'filiformes, tordus en spirale ; ils sont glabres et plus
nés elliptiques ou presque arrondies, un peu anguleuses au r g- , Rftcino de Salsepareille du Honduras, niveau du I f .1 Coupe transversale d'ensemble de la portion centrale,
niveau de la face ventrale, con-
vexes dans le dos, à peu près lisses, colorées en brun pâle, avec un bile très-grand noirâtre. ’
(c) Le Smilax syphililica IIumboldt et Bonpland (in Willdenow, Spec ., IV, 780)
554 SMI LACÉES.
sc distingue par ses rameaux cylindriques, lisses, munis au niveau des nœuds d aiguillons rares et forts-, scs feuilles coriaces, oblougucs-lancéolécs, mucronees, uirondies à la base, trincrviécs, inermes, munies de cirrlies stipulâmes, et inermes. [Tuad.]
(e) Sur des coupes transversales, comme celle des figures 209, 270 et des coupes longitudinales, la racine de Salsepareille offre de dehors en dedans: l°une couche épidermique (fig. 270, a) formée de cellules quadrangulaires ou cunéiformes a parois très-épaisses, à cavité étroite, allongée radialement. La paroi est plus épaisse
en dehors, où elle est doublée d’une couche cuticulaire, et sur les cotés.
I Cette première couche épidermique superficielle est fréquemment accompagnée d’une deuxième et même d’une troisième couche formées de cellules semblables. En dedans de cet épiderme à plusieurs assises, se trouve \l une couche b de renforcement, cone stituée par des éléments à contours polygonaux, à parois assez, épaisses et j- dures, allongés parallèlement au grand axe de la racine, disposés bout à bout et séparés les uns des autres par des parois transversales plus ou moins obliques. En dedans de ces assises de cellules allongées, existe un parenchyme e, très-épais, constitué par de g grandes cellules polyédriques , ou presque arrondies, à parois minces et claires, laissant entre elles des méats. En dedans, cette couche parenchymah teuse est limitée par une zone ininterrompue de cellules à parois épaissies ^ qui constitue la gaine des faisceaux.
Les cellules qui la forment sont assez semblables à celles des assises épi-
Fig\ 270. Racino do Salsepareille dn Honduras. Coupe transversale de détail.
dermiques. Leur cavité est petite, allongée radialement et leurs parois son trèsépaisses surtout en dedans et sur les côtés. Immédiatement eu contact avec la face interne de cette gaine on voit trois ou quatre couches e, d’élements a contours ni eguliers, à parois un peu épaissies, assez analogues à ceux que nous avons deciits au-dessous de l’épiderme, puis vient un cercle /de faisceaux fibrovasculaires avau la structure habituelle des faisceaux de monocotylédones. Chaque faisceau est const.tue par une portion libérienne, ou phloème do M. Mgeli, d élémonU ». longée pourvu» de parois minces et claires, et d'une portion ligneuse ou xvlèrae de M. NageU, embuée par des vaisseaux plus ou moins larges, le lent entoure d une couche epa, se d'éléments prosenchymateux i contours polygonaux, trbs-prcsses les uns coulre les autres et constituant ici la partie résistante de la racine.
Dans la partie centrale de la racine,/., formée de cellules polyédnques ou a rondies, laissant, entre elles de vastes méats intercellulaires se voien , on. e . Sinage du cercle fibrovasculaire, des groupes isolés de grands vaisseaux g, entomes
des mêmes éléments prosencliymaleux qui séparent les faisceaux les uns des autres et les entourent (I). [Trad.]