‹ Histoire des drogues d'origine v©♭g©♭tale [electronic resource]Chapitre 16 sur 124 · RACINE DE GENTIANE · texte numérisé non relu

RACINE DE GENTIANE

JXadix Gentianæ ; angl., Gentian Root; allem., Enzianwurzel.

Origine botanique. -- Gentiam lutea L. C’est une belle herbe vivace, haute de 90 centimètres environ, indigène des prairies découvertes des montagnes du centre et du sud de l’Europe. On la trouve en Portugal, en Espagne, dans les Pyrénées, dans les îles de Sardaigne et de Corse, dans les Apennins, les montagnes de l’Auvergne, le Jura, les Vosges, la forêt Noire, et la chaîne dés Alpes jusque dans les Principautés Danubiennes. En Allemagne, on la trouve sur les Alpes de là Souabe près

(1) La plupart des détails qui suivent sont empruntés à «ne note manuscrite qui m’a été remise par M. Dujardin-Beaumelz. [Tuad.]

(2) Voyez liullet. génér. de Thérap., 1 87G , XC, 238.

hist. des drogues, t. ii.

98 GENTIANACIÏES.

do Würzburg, çà et là en Thuringe, mai, pas davantage ver, le nord, un ne la trouve pas non plus dan, les Iles-Britannique, (a).

Historique. - Le non, de Genliana passe pour dériver de Gentiu,

;01 deS I",y',C,,S’ ^ui virait <le fs° i <07 avant J.-C. et par lequel’ d apres Pline et D.oseoride, la plante fut signalée. Il est douteux

que la plante nommée fût le Genliana lutea. Au moyen âge la Gentiane éta.t communément employée comme médicament et comme antidote des poisons. Tragus, en 1532, la mentionne comme un moyen de guérir les p aies, application qui a été préconisée de nouveau dans la pratique medicale moderne depuis 1834.

Description - La plante a une racine cylindrique, charnue, simple, de couleur pale, atteignant parfois jusqu’à i“,20 de long et 4 centimètres de diamètre, et produisant d’une à quatre tiges aériennes. La racine desséchée du commerce est en morceaux irréguliers, contournés, de plusieurs centimètres de long, de I à 3 centimètres d’épaisseur. Les morceaux sont tres -ndés longitudinalement, etmarqués, surtout dans la partie supérieure, de nombreux sillons transversaux. Très-souvent, on les fend pour faciliter la dessiccation. Ils sont colorés en brun jaunâtre à extérieur et en brun orangé à l’intérieur. Ils sont spongieux. Leur odeur est particulière, désagréable, nauséeuse, et leur saveur est trèsamere. C’est pas ironie populaire, d’après Schübler, qu’en Norwége la racine du Gentiana purpurea s’appelle Sotrot, racine douce' La couronne de la racine, qui est un peu plus épaisse, est recouverte par la 3ase ecailleuse des feuilles. La racine est forte et flexible, cassante, mais seulement aussitôt après la dessiccation. Nous avons trouvé qu’elle perd, par la dessiccation dans l’étuve, 18 pour 100 de son poids et qu’elle en regagne 16 pour 100 par l’exposition à l’air.

Structure microscopique. — Sur une coupe transversale, l’écorce se montre séparée de la colonne centrale par une zone cambiale foncée. La disposition radiale des tissus se voit seulement dans le centre. Dans 1 ecorce, les fibres libériennes manquent, et au centre il n’y a pas de moelle distincte. Les faisceaux fibro-vasculaires sont dépourvus de prosenchyme ligneux à parois épaisses. Ce caractère explique la consistance particulière, et la cassure courte de la racine. Elle est remarquable par 1 absence d amidon et d oxalate de calcium. Les cellules paraissent contenir surtout du sucre et une petite quantité d’huile grasse.

Composition chimique. - La saveur amère de la Gentiane est due à une substance nommée Gentiopicrine ou amer de Gentiane (I). Plusieurs (1) Gmelin, C /ternis try, 1864, XVI, 193.

chimistes, notamment Henry et Gaventou, Trommsdorff, Leconte et Dulk , ont décrit le principe amer de la Gentiane, a 1 état impur, sous le nom de Gentianine, mais Kromayer le premier, en 1862, l’a obtenu à l’état

de pureté.

La Gentiopicrine, G20H30O'1 2, est un corps neutre, cristallisant en aiguilles incolores qui se dissolvent facilement dans l’eau. Elle est soluble dans l’esprit-de-vin, et dans l’alcool absolu, mais pour ce dernier il faut l’aide de la chaleur. Elle ne se dissout pas dans l’éther. Une solution de potasse caustique ou de soude forme avec elle une solution jaune. Sous l’influence des acides minéraux dilués, la gentiopicrine se résout en glucose, et en une substance amorphe, d’un brun jaunâtre, neutre, nommée Gentiogénine. Les racines de Gentiane fraîches fournissent un peu plus de 0,1 pour 100 de gentiopicrine; on peut la retirer de la racine fraîche à l’état cristallin. La teinture médicinale de Gentiane, mélangée avec une solution de potasse caustique, perd son amertume au bout de quelques jours, par suite probablement de la destruction de la gentiopici ine.

La racine de Gentiane contient un autre principe constituant, la Gentisine (1), acide Gentisique ou acide Gentianique , GuH10O\ substance insipide, formant des cristaux soyeux d’un jaune pâle, qu’on peut sublimer en chauffant avec soin. Elle est peu soluble dans l’eau, soit à chaud, soit à froid, et dans l’éther, mais se dissout dans l’alcool concentré chaud, à l’aide duquel on peut la faire cristalliser. Elle se dissout aussi dans les alcalis aqueux, en formant des composés cristallisables. Elle paraît être sans action sur l’organisme.

La racine de Gentiane est riche en pectine. Elle contient aussi environ 12 à 15 pour 100 d’un sucre incristaliisable, ce qui la fait employer dans le sud de la Bavière, et en Suisse, pour fabriquer, par fermentation et distillation, une eau-de-vie potable (2). Cet emploi spécial, et celui qui en est fait en médecine, sont cause que la plante est aujourd’hui presque entièrement extirpée de certaines parties de la Suisse où elle était autrefois abondante. D’autre part, la Gentiane est dépourvue de tannin.

Commerce. — La racine de Gentiane parvient dans le commerce an-

(1) Hlasiwetz et Habermann ont fait voir, en 1875, que la Gentisine répond il la constitution suivante :

C8H8 ) cqH)S — C6H* ) o-O-

Elle se rapproche de la maelurine, et fournit, par la fusion avec de la potasse, de 1 acide Oxysalicylique, C7H8CP, de la Phloroglucine, C6H603, et de X acide Acétique, [tf. A. F.]

(2) Th. Martvus, in Pliarm. Journ., 1853, XII, 371.

GENTIANACfcES.

SlfS pa!' ï’intermôdiairo de maisons allemandes. Une certaine quantité est aussi expédiée ,1c Marseille. La quantité importée dans le Royaume- Um, en 1870, fut de 1 100 quintaux.

Usages. La Gentiane est beaucoup employée on médecine comme tonique amer. Réduite en poudre, cette racine entre dans certaines compositions vendues pour l’alimentation du bétail.

fcuiistitntions. - On ne peut guère dire que la Gentiane soit falsifiée • cependant on recueille parfois les racines de quelques autres espèces qui possèdent des propriétés analogues. Ces espèces sont les suivantes : 1° Gentiana pur pur ea L. — Cette espèce habite les régions moyennes a pines, des Apennins, de la Savoie, de la Suisse, de la Transylvanie et dii sud-ouest delà Norwége. Il en existe une variété dans le Kamtchatka (1 ). On recueille fréquemment sa racine, qui atteint au plus 50 centimètres de long et 2 centimètres et demi de diamètre à la hase, de laquelle s’élèvent huit à dix tiges aériennes revêtues, dans le bas, par de nombreux restes écailleux de feuilles. La souche de la racine offre aussi un aspect branchu particulier qu’on ne voit jamais dans le Gentiana lutea , auquel le Gentiana purpurea ressemble sous tous les autres rapports. Cette dernière espèce est peut-être même douée d’une amertume plus intense.

2° Gentiana punctata L. — La même description s’applique presque à cette espece, qui est originaire des Alpes méridionales, s’étendant vers l’est, en Autriche, en Hongrie et enRoumélie.

3° Gentiana pannonica Scop. - Cette plante, indigène des montagnes de 1 Autriche, inconnue dans les Alpes suisses, possède une racine qui n’atteint ni la longueur, ni l’épaisseur de celle du Gentiana purpurea, à laquelle elle ressemble sous les autres rapports. Elle est inscrite comme officinale dans la Pharmacopée autrichienne.

(a) Les Gentianes ( Gentiana T., ImtiL, 80, t. 40) sont des Gentianacées de la tribu des Gentianées, à capsule atténuée en un style court que termine un stigmate bifide, persistant.

Le Gentiana lutea L. ( Spec ., 329), vulg. Grande Gentiane, est une plante à souche \ivace, cvlindiique, marquée de cicatrices foliaires, et portant de petits bourgeons disposés sur plusieurs lignes spiralées très-régulières. La racine continue directement la tige , elle est cylindrique, longue, rameuse. Les rameaux aériens annuels sont hauts de 1 mètre ou davantage, dressés, fistuleux, non ramifiés, terminés par les fleurs. Les feuilles sont opposées, entières, toutes munies de cinq à sept nervures longitudinales qui convergent vers l’extrémité de la feuille. Les feuilles radicales

(1) Grisebach ( Die Végétation der Erde , 1872, I, 223), donne des détails très-intéressants relativement à faire de croissance des Gentiana purpurea, punctata et pannonica. Il admet que ce sonl bien des espèces distinctes.

sont grandes, elliptiques, pétiolées, celles du bas de la tige ont un pétiole plus court, les moyennes et les supérieures sont sessilcs et embrassantes à la base. Les fleurs sont disposées en cymes fasciculées a 1 aisselle des paii es c e eui es supérieures, et sont munies chacune d’un pédoncule court. Le calice est gamosépale, tubuleux, ovale, membraneux, irrégulièrement découpé, au sommet, en quatre à dix dents, et fendu d’un côté jusu à la base, de façon à simuler une sorte de spathe. La corolle est gamopétale, grande, d’un beau jaune, régulière, divisée très-profondément en cinq, sept, ou neuf lobes étroits, lancéolés, contournés dans la préfloraison, étalés en étoile pendant 1 an thèse.

L’androcée est formé d’étamines en nombre égal à celui des pétales, alternes, à filets connés au tube de la corolle, à anthères libres, linéaires, biloculai-

res, introrses, déhiscentes par des fentes longitu- ,

dinales. Le gvnécée est formé de deux carpelles unis en un ovaire supere, libre, uniloculaire, atténué en un style court que terminent deux stigmates roules en dehors, persistants. La cavité unique de l’ovaire contient de nombreux ovules anatropes, horizontaux, insérés sur deux placentas pariétaux très-saillants. Le fruit est une capsule sèche, uniloculaire, ovoïde, acuminée, à déhiscence septicic e en c eux valves. Il contient de nombreuses graines ovales, comprimées, ailées, contenant, dans des enveloppes membraneuses, un albumen abondant et un embryon tièspetit, situé près du hile. [Trad.]

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Fig. 134. Gentiana lutea.

Sommet de la tige.

CHIRAYTA.

Hùrba Chiratæ ; Herba Chirettæ vel Chiray t& 1 ttngl., Chii'etta or Chiraytd.

Origine botanique. — Ophelici (1) Chivata Grisebach {Gentiana Clujrayita Roxb.). C’est une herbe annuelle clés régions montagneuses du nord de l’Inde, s’étendant depuis le Simla jusqu’au district de Murung, dans le sud-est du Népaul, en passant par le Kumaon (a).

Historique. — Le Chirayta a été longtemps tenu en grande estime par les Hindous, et est fréquemment mentionné dans les écrits de Susru ta. Il se nomme, en sanskrit, Kirâtu-tikta , c’est-à-dire plante ambre des Kirâtas , les Kirâtas étant une caste errante de montagnards du nord de l’Inde. En Angleterre, il commença à attirer l’attention vers 1 année 1829. En 1839, il fut introduit dans la Pharmacopée dEdinburgh. La plante fut décrite pour la première lois par Roxburgh, en

Le Chirayta était regardé par Guibourt comme le Calamus aromaticus

(1) Ùqiklîvi, bénir, allusion aux vertus médicinales de la plante.

102 gentianacées.

des anciens, mais l’erreur de cetle manière de voir a été bien détnon-

pai I éc (l,1, et par Royle, et elle est aujourd’hui généralement abandonnée.

Description. On recueille les plantes entières lorsqu’elles sont en

ou plus communément lorsque les capsules sont complètement formées. On les he, avec une corde de bambou, en paquets un peu aplatis, ongs de 90 centimètres environ (2), et pesant chacun, après dessiccation, de 1 livre et demie à 2 livres. La tige a de 4 ou 6 millimètres à - centimètres et demi d’épaisseur; elle est colorée en brun orangé, et parfois en pourpre foncé. La racine est simple, fusiforme, souvent plus épaisse que la tige, longue de 5 à 10 centimètres, et épaisse d’un centimètre environ. Elle est rarement ramifiée, mais toujours munie de quelques radicules. Dans les plus forts échantillons, la souche est un peu oblique ou géniculée. Dans ce cas, la tige est peut-être un produit de végétation de seconde année, et la plante n’est pas nécessairement annuelle. Chaque plante est formée ordinairement d’une tige simple, mais parfois il s’élève d’une même souche deux ou un plus grand nombre de tiges. La tige s’élève à une hauteur de 60 à 70 centimètres. Elle est cylindrique dans ses portions inférieure et moyenne, et quadrangulaire dans le haut, les quatre angles étant pourvus chacun d’une ligne •saillante, comme dans YErylhræa Centcmrium , et plusieurs autres plantes de la même famille. Sa ramification est décussée comme celle des autres Gentianes. Les nœuds sont situés à une distance de 3 à 5, et même 10 centimètres l’un de l’autre, et présentent des feuilles opposées, semiamplexicaules, ou leurs cicatrices. La tige est représentée, dans sa partie inférieure, par une grosse colonne ligneuse, revêtue d’une écorce mince, et enveloppant une moelle relativement volumineuse. Les parties supérieures de la tige et des bz'anches contiennent un large cercle de parenchyme ligneux à parois épaisses. Les rameaux nombreux, axillaires et opposés, sont grêles, allongés, et forment une panicule ombelliforme, dense. Ils sont lisses et glabres, colorés en gris verdâtre ou brunâtre.

Les feuilles sont ovales, acuminées, cordées à la base, entières, sessiles. Les plus grandes ont 2 centimètres et demi ou plus de long. Elles ont de 3 à 5, 7 nervures dont la médiane est très-forte. Au niveau de chaque division de la panicule sont deux petites bractées. La corolle est jaune, rotacée, à 4 lobes, munie de petites fossettes glanduleuses audessus de la base. Le calice a le tiers de la longueur des pétales qui ont

(1) Cours d’Hist. nat. pharmaceut., 1828, II, 395.

(2) Les autres espèces de Chirayta sont ordinairement plus courtes.

environ 1 centimètre de long. Le fruit est une capsule uniloculaire, bivalve, contenant de nombreuses graines. Les fleurs partagent l’amertume intense delà plante entière. Le bois des tiges les plus fortes est

dépourvu de principes amers. •

Composition chimique. — L’étude chimique du Chirayta a ete faite, sur notre demande, dans le laboratoire du professeur Ludwig, dléna, par son aide, M. Hôhn. Les résultats principaux de ces soigneuses et difficiles recherches peuvent être exposés de la façon suivante (1) :

Parmi les piûncipes amers de la drogue, c est 1 acide Ophélique, çt3jpQio^ gUj se présente en plus grande quantité. C est une substance jaune, amorphe, visqueuse, d’une saveur acidulé et amère, très-persistante, et d’une odeur agréable, semblable à celle de la Gentiane. Ce principe produit avec l’acétate basique de plomb un abondant précipité jaune. Il ne forme pas avec le tannin de composé insoluble. lise dissout dans l’eau, l’alcool et l’éther. La première de ces solutions produit, dans le tartrate alcalin de cuivre, un précipité de protoxyde de cuivre.

Un second composé amer, la Chiratine , C26H',8Ol0, peut être obtenu a l’aide de l’acide tannique, avec lequel il forme un composé insoluble. La chiratine est une poudre neutre, non cristalline, colorée en jaune clair, hygroscopique, soluble dans 1 alcool, 1 éther et 1 eau chaude. Elle se décompose, sous l’influence de l’acide chlorhydrique bouillant, en Chiratogénine , C13H2403, et en acide ophélique. La chiratogénine est une substance amorphe, brunâtre, soluble dans 1 alcool, insoluble dans 1 eau, et ne donnant pas de composé tannique. Il ne se forme pas de sucie dans sa décomposition.

Ces résultats n’offrent aucune analogie avec ceux qu’on obtient dans l’analyse des Gentianes européennes. Enfin, Hôhn a trouvé dans le Chirayta une substance jaune, cristallisable, insipide, dont la quantité était si faible, qu’il ne put pas en faire l’étude. Les feuilles de Chirayta, chauffées à 100° C., donnèrent 7,5 pour 100, et les tiges 3,7 pour 100 de cendres, parmi lesquelles dominaient les sels de potassium et de calcium.

Usages. — Le Chirayta est un tonique amer, dépourvu d arôme et d’astringence. Son amertume intense surpasse celle de la Gentiane, de YErythræa, et des autres plantes européennes de la même famille. 11 est très-estimé dans l’Inde, mais son emploi ne s est répandu que peu en Angleterre et pas du tout sur le continent. Il passe poui êtie

(1) Pour plus de détails, voyez : Archiv de' Phurm., 1869, 229

U1 gentianacées.

employé, lorsqu il est à 1ms prix, à la place de la Gentiane, dans la préparation de la composition désignée sous le nom de Cattle Foods. Substitution et Falsification. — Quatre autres espèces d 'Ophelia : les pulchella Don, O. angustifolia Don, densifolia Crises., elegans Wigiit, multiflora Dalz., deux ou trois espèces à'Exacum, et Y Andrographis pamculala Wall. (voy. p. 161), sont plus ou moins connus dans les bazars indiens sous le nom de Chiretta (1), et possèdent, à un degré plus ou moins élevé, les piopiiétés amères et toniques de cette drogue. Une autre Gcntianacée, le Slevogtia orienlalis Gmseb., porte le nom de

Chota Chiretta ou Petit Chiretta. Nous dépasserions les limites qui nous sont assignées, en décrivant chacune de ces plantes. Nous avons donné une description un peu détaillée du véritable Chirayta qui suffira poulie taire reconnaître. Nous avons fréquemment examiné le Chirayta qui se trouve sur le marché anglais, et nous n'y avons jamais trouvé aucune autre sorte de Chirayta que le véritable (2).

(a) Les Ophelia Don (in Phil. Mag., 1836, 77) sont des Gentianacées de la tribu j es Lisianthees, très-voisins des Sicerlia avec lesquels MM. Bentham et Hooker les confondent. Ils ont un calice 4 ou 5 parti te, à segments connés à la base valvaires ; une corolle rotacée, marcescente, munie de glandules au-dessus de là base; des anthères incombantes; un ovaire uniloculaire, pluriovulé, surmonté de deux stigmates souvent sessiles; une capsule bivalve, septicide, plurisperme. [Trad.J

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