‹ Histoire des drogues d'origine v©♭g©♭tale [electronic resource]Chapitre 39 sur 124 · III · texte numérisé non relu

III

(4) Pauthier, Le Livre de Marco Polo rédigé en français sous sa dictee, en 1298,

par Rusticien, de Pise, 1865, I, 165; II, 490. - L’ancien royaume de Tangut est inclus en partie dans la province moderne de Kansuli.

puis les temps les plus reculés, les marchands buclmriens paraissent avoir été les agents de ce trafic, les producteurs de la drogue ne s’occupant

jamais eux-mêmes de son exportation.

A la suite d’une rectification de frontières, faite en 1728, une ligne de douanes fut établie par traité entre la Russie et la Chine, et le commerce, autrefois libre, fut restreint aux caravanes gouvernementales, qui traversaient la frontière seulement à Kiachta et a Zuruchaitu, au sud de Nerchinsk. La dernière de ces localités est toujours restée sans importance, tandis que Kiachta et la ville chinoise située en face, Maimatchin, devinrent les principaux entrepôts de la Rhubarbe. Cette racine était soumise, dès 1687-1697, à un contrôle spécial de la part du gouvernement russe, qui, en 1704, finit par en monopoliser le commerce. Les caravanes envoyées par le gouvernement apportaient la drogue a Moscou. Cet état de choses dura jusqu’en 1762. A cette époque, le commerce se ralentit pendant quelque temps. C’est seulement a partir de cette date que l’exportation de la Rhubarbe devint considérable, quoique les règlements sévères établis en 1736 fussent maintenus. Le contrôle de la Rhubarbe se faisait à Kiachta, dans un bureau spécial nommé le Brake (1), sous la direction du ministre de la guerre de Russie. 11 était fait par un pharmacien nommé pour six ans, et dont la fonction était de rejeter tous les morceaux de Rhubarbe de qualité inférieure ou avariés, et de préparer les morceaux choisis en les pelant, enlevant les parties’ détériorées, et les perforant. On les faisait ensuite sécher avec soin, et on les emballait dans des caisses doublées de toiles, et rendues imperméables à l’humidité par un enduit de goudron et une enveloppe en cuir. On expédiait alors la drogue, mais seulement par lots de 1000 puds (16380 kil.) à la fois, chaque année. Elle était dirigée, par la voie du lac Baïkal et Irkutsk, sur Moscou, d’où on l’envoyait à Saint-Pétersbourg, pour être en partie délivrée aux apothicaires de la couronne, et en partie vendue aux droguistes.

Nous devons la plupart de ces détails à Calau (2), pharmacien chargé de la surveillance de la Rhubarbe, qui résida longtemps à Kiachta. Von Schrôder(3), en 1864, a tracé l’histoire de la surveillance rigoureuse exercée par le gouvernement russe sur la Rhubarbe.

Tant que la Chine tint ses ports fermés au commerce, sauf Canton, à

(1) Du mot allemand Draclce, appliqué aux personnes employées à 1 examen des

marchandises apportées dans les ports de la Baltique.

(2) Repart, für Pharm. und Çhemie de Gauger ; — Pliarm. Journ., 1843, II, 0o8.

(3) Jahregbericht de Canstatt, 1864, I, 35-42.

-uu POLYGONACÉES.

l’extrême Sud, une grande quantité de belle Rhubarbe fut expédiée en Europe par la voie de la Russie. Mais les désagréments qui résultaient de la surveillance extrêmement sévère (I) exercée par les Russes, et la lenteur extrême des transports, décidèrent les Chinois à accepter des débouchés meilleurs pour leurs produits. L’ouverture d’un certain nombre de ports du nord de la Chine diminua considérablement le commerce de Kiachta, qui fut encore rendu plus difficile par l’insurrection qui surgit dans l’intérieur de la Chine, en 1852, et dura pendant plusieurs années. Lu 1855, la Russie supprima un certain nombre de restrictions apportées à son commerce, sans abandonner cependant le bureau de la Rhubarbe. Elle transporta, en 1800, les douanes à Irkutsk, et déclara Kiachta ville libre, en même temps que, par un traité passé avec la Chine, en novembre 1860, elle insista pour que ce pays abandonnât toute restriction apportée au commerce.

Cependant, le commerce de la Rhubarbe par la voie de terre avait déjà été supprimé : les Chinois, tentés parles demandes croissantes que déterminait le commerce des nouveaux ports, apportaient moins de soins à la récolte et à la préparation de la drogue, tandis que les Russes insistaient avec la plus grande rigueur pour que la drogue offrît toujours sa qualité ordinaire. Il en résulta qu’à partir de 1860, il ne fut reçu à Kiachta qu’une très-petite quantité de Rhubarbe destinée, soit aux particuliers, soit au gouvernement russe lui-même. Enfin, en 1863, le bureau delà Rhubarbe fut aboli.

La drogue désignée sous le nom de Rhubarbe de Russie ou de Moscovie ou Rhubarbe royale, connue en Angleterre sous le nom vulgaire de Rhubarbe de Turquie, et qui jouissait, à cause de sa bonne qualité, d’une haute réputation, est aujourd’hui devenue un objet historique qui ne se trouve plus que dans les musées. Cette sorte de Rhubarbe commença à se montrer dans le commerce anglais dans les premières années du dernier siècle. Alston (2), qui professait la botanique et la matière médicale à Edinburgh, en 1720, parle de la Rhubarbe comme apportée de Turquie et des Indes orientales « et aussi, depuis peu, de Moscovie».

Nous avons dit plus haut qu'au douzième siècle la Rhubarbe était expédiée de Syrie. Vasco de Gaina (3) la mentionne, en 1497, parmi

(1) En 1860, les Russes forcèrent les Chinois à brûler 6 000 livres de Rhubarbe sous le prétexte qu’elle était trop petite !

(2) Lectures on the Mat. Med., 1770, I, 502.

(3) Roteiro da Viagem de Vasco da Gama, par A. Herculano e o Barâo de Castello de Paiva, ed. 2, Lisboa, 1861,115. — Flückigeh, Documente sur Gesc/iichte der Pharmacie, Halle, 1876, 13.

les produits exportés d’Alexandrie. En réalité, cette drogue était expédiée de l’extrême Orient vers la Perse, d où elle était apportée par les caravanes à Alep, à Tripoli, à Alexandrie, et même à Smyrne. De ces ports du Levant, elle pénétrait en Europe, et se répandait sous le nom de Rhubarbe de Turquie , tandis que celle qui était expédiée par mer directement de la Chine, ou par la voie de l’Inde, reçut le nom de Rhubarbe de Chine , de Canton , ou des Indes orientales. Cette dernière sorte a toujours été la plus commune en Angleterre, depuis l’année 1640 (1). Lorsque la Rhubarbe du Levant disparut du commerce, celle de Russie prit non-seulement sa place, mais encore son nom, et le terme « Rhubarbe de Turquie » fut employé, en Angleterre, pour désigner la drogue importée de Russie. Cette étrange confusion de noms ne prévalut pas cependant sur le continent, et resta à peu près complètement limitée au commerce anglais.

Les risques et la dépense des transports par terre à travers 1 Asie presque entière, furent cause qu’autrefois la Rhubarbe était 1 une des drogues les plus coûteuses. Ainsi, à Alexandrie, en 1497, elle valait douze fois plus que le benjoin. En France, en 1542 (2), elle coûtait dix fois plus que la cannelle, ou plus de quatre fois le prix du safian. A Ulm, en 1596 (3), elle coûtait plus cher que l’opium. Dans un tarif allemand de 1614 (4), le Radix Rha Barban est coté six fois autant que la belle myrrhe, et plus de deux fois autant que 1 opium. Une liste officielle anglaise (5), qui donne le prix des drogues en 1657, cote l’opium à 6 shillings la livre, la scammonée à 12 shillings et la Rhubarbe à 16 shillings.

Production et commerce. — Les districts de 1 empire chinois qui produisent la Rhubarbe s’étendent sur une aire très-vaste, qui comprend : les quatre provinces de la Chine propre, connues sous les noms de Chihli, Shansi, Shensi (6) et Honan; l’immense province nord-ouest de Kansuh, autrefois comprise dans celle de Shensi, mais étendue aujourd’hui jusqu’au désert de Gobi et aux frontières du Tibet ; la province de Tsing-hai, habitée par les Mongols, et renfermant le grand lac salé

(1) Parkinson, Theatrum Botanicum, 1640, 155.

(2) Leber, Appréciation de la fortune privée au moyen âge, éd. 2, 1847, 308, 309.

(3) Reiciiard, Beitrüge zur Geschichte der Apotheken, Ulm, 1825, 208.

(4) Celui de Schweinfurt (Flückiger, Documente, 43.)

(5) Book o / the values of merchandize imported, according to wich , Excize is to he paidby the First Buyer, London, 1657.

(6) D’après le consul Hughes, de Hankow, San-Yuan,- dans le Shensi (au nord de Singanfu), est l’un des principaux marchés de la Rhubarbe.

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de Koko-nor ; les districts do Tangut, Sifan et Turfan ; enfin les montagnes de la province occidentale de Szechuen. La plante croît dans les pâturages des hauts plateaux, et particulièrement dans les endroits dont le sol a été enrichi par les campements. Les quelques détails que nous possédons, relativement à la production de la Rhubarbe, et à sa préparation pour le marché, sont dus, en partie aux autorités chinoises, et en partie aux missionnaires catholiques (1); ils n’ont que peu d’importance, et sont fort peu satisfaisants. On arrache la racine au commencement de l’automne, lorsque la végétation de la plante a décliné; l’opéi a tion continue pi obablement pendant quelques mois, ou même, dans quelques districts, pendant tout 1 hiver. On nettoie la racine, on enlève sa portion corticale, et on la coupe en morceaux pour la faire sécher. La dessiccation est effectuée soit à l’aide de la chaleur artificielle, soit patsimple exposition au soleil et à l’air, ou bien on fait d’abord sécher en partie les morceaux de racine sur des pierres chaudes, puis on les enfile avec une corde, et on les suspend jusqu’à ce que la dessiccation soit complète.

La Rhubarbe destinée au marché européen est aujourd’hui achetée en grande partie à Hankow sur le Yangtsze supérieur, où elle est apportée des provinces de Shensi, Kansuh et Szechuen. De Hankow on la transporte à Shanghai, et là on l’embarque pour l’Europe. Les exportations de Hankow, y compris celles de Ningpo et de Tientsin, qui sont un peu moins considérables, se sont élevées, en 1874, à 300000 kil.

On en exporte aussi, occasionnellement, de Canton, d’Amoy, et de Foochow. Les importations de la Rhubarbe dans le Royaume-Uni ont été, en 1870, de 343 306 livres, estimées à 62 716 livres sterling.

Description. — La Rhubarbe de Chine importée en Europe (2) consiste en morceaux d’une racine volumineuse, offrant une grande variété de formes, dues à la façon dont on a coupé les racines et au mode de nettoyage. Certains morceaux sont cylindriques, ou en forme de tonneaux, d’autres sont coniques, un grand nombre sont plan-convexes, et d’autres affectent des formes irrégulières. Ces formes ne se présentent pas toutes dans le même emballage ; on a au contraire l’habitude d’assortir la Rhubarbe en morceaux ronds ou plats, constituant

(1) Faure, in Pharm. Journ., 18GG, VII, 375 ; Chauveau, vicaire apostolique du Tibet (1870), et Biet, missionnaire français, cités par Collin, dans sa thèse : des Rhubarbes, Paris, 1871, 22,21.

(2) Elle est maintenant préparée par les droguistes de façon îi simuler la vieille Rhubarbe de Russie.

Fig. 187. Rhubarbo do Chine, dembgrand, nat.

HISTOIRE des DROGUES D'ORIGINE VÉGÉTALE. 203

U Rhubarbe arrondie , et la Rhubarbe plate. La dimension la plus ordinaire des fragments est S à 10 centimètres de long, mais on peut trouver des morceaux ayant jusqu’à 15 centimètres ou davantage de long. L épaisseur des morceaux est ordinairement de o a 8 cen timètres. La surface extérieure de la racine est un peu ridée; elle offre souvent des debris de l’écorce noire qui n’ont pas été enlevés. Un grand nombre de fragments sont percés d’un trou, dans lequel on retrouve les débris de la corde qui a été employée pour les suspendre pendant la dessiccation. Les fragments sont recouverts d une poussière d’un jaune brunâtre clair. Leur surface, débarrassée de cette poussière, se montre colorée en brun de rouille ; vue à la loupe, elle est masquée par les rayons médullaires qui se présentent sous l’apparence d une

infinité de lignes courtes, brisées, colorées en brun foncé, sui un fond blanc.

Le caractère qui permet le mieux de reconnaître la Rhubarbe de Chine consiste en ce que, lorsqu’on la coupe transversalement, ces lignes foncées paraissent disposées en groupes étoilés. Quoique ce caractère ne soit pas offert par tous les fragments de la Rhubarbe de Chine, il est fort important, parce que dans la Rhubarbe d’Europe il manque d’ordinaire complètement, ou bien les groupes étoilés sont beaucoup plus isolés.

Dans l’estimation de la Rhubarbe, on tient grand compte de 1 aspect offert par la cassure ; sa surface ne doit présenter aucune trace de dété rioration, de décoloration, et aucune apparence spongieuse (1). Dans la bonne Rhubarbe, l’intérieur doit être compacte, bien veiné de lignes brunes-rougeâtres et blanches, et parfois de lignes d’un gris de fer.

Lorsqu’on mâche la racine, elle croque sous la dent, à cause des ciis

(1) La qualité et l’apparence delà rhubarbe sûntbeaueûup plus considérées en Angle

terre que sur le continent. Pour obtenir une belle poudre de teinte bnl an e, P P drogue avec le plus grand soin. On fend chaque racine, on en ve °a ,

altérées ou noires avec des ciseaux ou une lime, et l’opérateur ne 1 °

qu’avec des gants en cuir.

Fig. 188. Rhubarbo de Chine.

Coupe transversale d’ensemble.

POLYGONACÉES.

taux d’oxalate de calcium qu’elle contient; elle est en outre amère, astringente et nauséeuse. Son odeur est particulière ; elle est regardée, sauf par les droguistes, comme très-désagréable.

Structure microscopique. — La racine de Rhubarbe est formée d’un parenchyme blanc, traversé par des rayons médullairesbruns, et par un petit nombre de larges faisceaux fibro-vasculaires épars, dépourvus de flbres'ligneuses. Sur une section transversale des échantillons qui n’ont pas été entièrement décortiqués, on peut distinguer une zone cambiale foncée, étroite. Dans cette partie de la racine, les rayons médullaires seuls offrent leur disposition radiale ordinaire ; dans l’intérieur de la racine, on ne trouve aucune structure régulière. Il n’y existe pas de moelle bien distincte, mais la portion centrale offre un mélange de parenchyme blanc et de rayons médullaires disposés dans toutes les directions. Dans les racines très-développées, la portion centrale est séparée de la zone cambiale par une bande foncée des groupes étoilés déjà mentionnés. Les cellules blanches sont remplies d’amidon ou de touffes de cristaux d’oxalate de calcium. La quantité de ces derniers est particulièrement variable. Scheele, après avoir découvert l’acide oxalique, montra, en 1784, que les cristaux dont nous parlons sont formés par une combinaison de cet acide avec la chaux. Les rayons médullaires contiennent des substances particulières à la Rhubarbe, mais aucune d’elles ne se présente à l’état cristallin.

Composition chimique. On a supposé longtemps que les principes constituants actifs de la racine résidaient dans la matière rouge jaunâtre des rayons médullaires. Schrâder prépara, dès 1807, un amer de Rhubarbe, auquel il attribua les propriétés médicinales de la drogue. Depuis cette époque, plusieurs substances du même ordre ont été séparées à l’aide de procédés divers, et décrites sous des noms différents ; telles sont le Rhabarberstoff de Trommsdorf, la Rheumine de Hornemann, la Rhabarbérine de Buchner et Herberger, le jaune de Rhubarbe ou Rhèine , et l’acide Rhabarbique de Brandes.

Schlossberger et Dopping reconnurent les premiers, en 1844, parmi les substances ci-dessus nommées, un corps de composition chimique définie, la Chrysophane ou acide Chrysophanique, GuH5GH3(OH)îOs, qui avait été autrefois trouvé dans un lichen jaune, le Parmelia parietina. Ce corps forme en partie le contenu jaune des rayons médullaires de la Rhubarbe, et, après avoir été isolé, il cristallise en aiguilles ou en plaquesjaunes. 11 se dissout dans l’éther, l’alcool et la benzine; quoique à peine soluble dans l’eau, on peut cependant l’extraire de la racine, dans une certaine

raide de ce dissolvant, probablement parce qu’il est accompagné'd'autres substance.. Les alcali, le dissolvent en formant

dTnréci"dttriersolu™ons alcooliques d'extrait de Rhubarbe par fétler Se bssberger et DOpping ont obtenu avec la ohrysophane, Ws lmps résineux qu'ils ont nommés : Aporét,ne, Prenne et Euj-

rt’DWeta Rue etMirller, en 1857, retirèrent de la Rhubarbe, indépendamment de la ohrysophane, une substance voisine, l’Emoi, ne, qui lise en prismes oranges, ayant parfois jusqu'à 5 centimètres de ong. composition de cette substance s'est montrée conforme a U formule

“IS —s faites sur ce «le suivent celles de

Kubly (2). Il a retiré de la Rhubarbe les substances su c

Acide Rhéo-tannique, C»H«0“. C'est une poudre J™natre qui ex«t eu abondance dans la Rhubarbe. Elle est solub e dans eau e ^ alcool et insoluble dans l'éther. Ses solutions donnent avec 1 s perse s de fer des précipités d'un vert noirâtre, et avec les protosels de fer, p.ec

nités grisâtres qui tournent lentement au bleu ; „

2» Acide Rheumique CMH160». 11 se forme sous . 1 aspect d un poudre d’un brun rougeâtre, quand on fait bouillir 1 aci e i rcotannique avec un acide minéral dilué; il se produit en meme .temps t u. sucre fermentescible. L’acide rheumique offre a peu près les memes réactions que l’acide rhéo-tannique, mais il n est que tres-peu so ud ■ dans l’eau froide. Il préexiste en partie dans la Rhubar oe ,

3- Une substance incolore, neutre, faiblement soluble dans eau chaude, et se séparant de cette dernière à l'état de cristaux qui ont pour formule Gl0H,2Oh On ne lui a pas donné de nom spécial ,

40 De la Phéorétine, Gl6H1607, semblable àla substance nommee ainsi par Schlossberger et Dôppiug. C'est une poudre brune soluble dans l’alcool et l'acide acétique, insoluble dans 1 éther, ec 010011

UBciu * •

5° La Chrysophane , décrite plus haut. Elle est isomère de VAhzanne ;

6° Une Matière pectique qui abonde dans la Rhubarbe, et qui n a pas

encore été étudiée d’une façon satisfaisante.

(1) Liebermann et Watdsteiu ont signalé, en 1870, la presence de 1 einodme dans

l’écorce de lUiamnus Frangula. nna!Vsé dans le Jahrcsbc-

(2) Pharm. Zeitschrift fur Russland, 1867, VI, 603-62/, analyse

richt de Wiggers et Husemann, 1867, 10.

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La proportion des principes minéraux est extrêmement variable. Deux échantillons de bonne Rhubarbe de Chine desséchés à 100° C., et incinérés, nous ont donné 12,9 et 13,87 pour 100 de cendres. Un autre échantillon, que nous avions choisi à cause de sa teinte pâle, ne nous donna pas moins de 43,27 pour 100 de cendres. Les cendres consistent en carbonates de calcium et de potassium. Une Rhubarbe anglaise, provenant de Banbury, et appartenant à un bon échantillon, laissa, après incinération, 10,90 pour 100 de cendres.

Au point de vue pratique, l’histoire chimique de la Rhubarbe est loin d’être satisfaisante, car nous ignorons encore à quels principes la drogue doit ses propriétés thérapeutiques, et quelles sont les préparations pharmaceutiques qui sont les plus propres à mettre en évidence la substance active. La chrysophane passe, il est vrai, pour être purgative, mais son action est plus faible que celle de la Rhubarbe elle-même.

Usages. — La Rhubarbe est un des purgatifs les plus estimés, et le plus communément employés. On l’administre aussi comme stomachique et tonique.

Substitution. — Les drogues substituées à la Rhubarbe sont constituées par les racines de diverses espèces de Rheum cultivées en Europe. Dans la plupart des pays, la culture de la Rhubarbe, pour l’usage médicinal, a été essayée à diverses reprises, mais peu d’expériences ont été conduites avec une persistance suffisante, et, quoique les produits obtenus aient eu fréquemment une bonne apparence, et ne fussent pas dépourvus des propriétés caractéristiques de la Rhubarbe d’Asie, ils n’ont jamais obtenu la confiance des médecins, et n’ont pu acquérir beaucoup d’importance sur les marchés à drogues. Ces résultats sont dus, sans doute, en grande partie, aux espèces de Rhubarbe cultivées, qui n’ont jamais été les mêmes qui produisent la belle Rhubarbe de Chine. Maintenant que nous connaissons l’espèce vraisemblablement productrice de cette drogue, il est permis de compter sur des succès plus sérieux (1).

La Rhubarbe européenne la plus intéressante, à notre point de vue, est la Rhubarbe anglaise. Dès -1333, André Boorde, moine chartreux anglais, et médecin, obtint des graines de Rhubarbe qu’il envoya comme « un grand trésor » à sir Thomas Cromwell , secrétaire d’Etat de Henri YI1I ; mais il ajoute que « venues de Barbarie », il est permis

(1) M. Usher, de Bodicott, près Banbury, ayant, en 1873, commencé à cultiver le Rheum officinale Baii.lon, en possède maintenant (1877) plus de quarante forts pieds, et deux cents jeunes pieds qui réussissent fort bien.

de considérer leur qualité comme douteuse (1). Au siècle suivant, vers 1608, Prosper Alpinùs, de Padoue, cultiva, comme véritable Rhubarbe, une plante qui est maintenant connue sous le nom de Rheum Rhaponticwn L., originaire du sud de la Sibérie et des régions voisines du Volga (2). SirMatthew Lister, médecin de Charles Ier, se procura des graines en Italie, et les donna à Parkinson (3), qui en obtint des plântes. Collinson obtint des Rhubarbes de graines qui avaient été recueillies dans la Tartarie, et qui lui furent envoyées, en 1742, par le professeur Siegesbeck, de Saint-Pétersbourg (4). Vers 1777, Hayward, pharmacien à Banbury, dans 1 Oxfordshire, commença a cultiver les Rheum Rkàponticumve nus de graines qui lui avaient été envoyées de Russie, en 1762. La drogue qu il obtint était si bonne, que la Society of Arts lui accorda, en 1789, une médaille d’argent, et en 1794, une médaille d’oi' (5). La même société accorda, vers, la meme époque (1789-1793), des médailles à des cultivateurs du Somersetshire, du Yorkshire et du Middlesex, dont un, paraît-il, cultivait le Rheum palmatum. A la mort d’Hayward, en 1811, ses Rhubarbes tombèrent en la possession de M. P. Usher et de ses descendants. M. R. Usher et fils les cultivent encore à Bodicott, village situé près de Banbury. Nous avons eu le plaisir de visiter, le 4 septembre 1872, les champs de Rhubarbe de MM. Usher, et d’observer complètement le procédé employé pour préparer la racine destinée au marché (6). La surface de terre consa- , crée à cette culture est d’environ 17 acres. Le sol est une glaise, riche et friable. On arrache les racines pendant l’automne, jusqu’au mois de novembre. Il est considéré comme avantageux qü’elles aient de six à sept ans, mais on leur laisse rarement atteindre plus de trois ou quatre ans. Les monceaux de racines sont enlevés des champs et transportés dans la cour de la ferme, où se fait le nettoyage. Le volume des racines est considérable ; chacune pèse, avec la terre qui lui est attachée, jusqu’à 60 ou 70 livres. On les nettoie en partie ; on enlève les plus petites racines, et on réduit les autres, parle décorticage, en masses cylindriques, courtes, du volume de la tête d’un enfant. Ces morceaux sont ensuite nettoyés de nouveau, et enfin coupés en tranches transversales. Les

(1) Boorde, Introduct. and Dietary, réimprimé par l’Early English Tcxt Society, 1870, 56.

(2) Prosper Alpinus, De Bhapontico, Lugd. Bat., 1718.

(3) Theatrum Botanicum, 1640, 167.

(4) Dillwyn, Hortus Collinsonianus, 1843, 45.

(5) Tram. of Soc. of Arts, 1790, VIII, 75; 1794, XII, 2So.

(6) On n’emploie pas les feuilles.

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autres, moins estimés, sont aussi nettoyés, triés, et assortis d’après la taille. Les racines fraîches sont charnues, faciles cà couper, et colorées en beau jaune foncé. On les fait sécher dans des bâtiments construits dans ce but, et chauirés avec des cheminées. La dessiccation dure plusieurs semaines. Après avoir été desséchées, les racines sont ridées ; leur aspect est peu agréable, mais on l’améliore en les pelant et les raclant. La drogue, entièrement préparée, est conservée dans un endroit chaud et sec. La Rhubarbe de Banbury, bien préparée, est douée d une bonne apparence. Les plus beaux morceaux sont demi-cylindriques, et égaux en taille à ceux de la drogue de Chine. La coloration est aussi bonne, et la surface de cassure offre les taches étoilées non moins distinctes et brillantes. Les plus petites racines elles-mêmes, desséchées, possèdent une belle coloration intérieure, et donnent une poudre fine. L’odeur de cette Rhubarbe est cependant un peu différente de celle de la Rhubarbe de Chine ; son goût est moins amer, mais plus mucilagineux et astringent. La racine est plus spongieuse, plus molle et plus cassante.

La structure est la même que dans la Rhubarbe de Chine; mais, comme nous l’avons dit, les taches étoilées sont, lorsqu’elles existent, isolées, et non disposées en une zone régulière. La drogue n’atteint qu’un bas prix; elle est vendue, dit-on, pour être exportée à l’état de poudre. Elle n’est pas facile à vendre sur le marché de Londres.

Rhubarbe de France et d' Allemagne. — La culture de la Rhubarbe , a été essayée en France pendant la seconde moitié du dernier siècle, et a été poursuivie avec persévérance dans diverses localités. Les espèces qui ont été cultivées sont les R. palmatum L. (i), R. undulalum L., R. compactum L., et R. Rhaponlicum L. La première fournit, d’après Guibourt (1), une racine qui se rapproche beaucoup plus que celle de toute autre espèce de celle de la Rhubarbe de Chine ; mais elle n’est guère cultivée, parce que le centre de la racine se détruit très-facilement. Cette plante et le R. undulatum furent d'abord cultivés, par ordre du gouvernement russe, sur une large échelle, à Kolywan et à Krasnojarsk, dans le sud de la Sibérie, mais nous croyons que cette culture est depuis longtemps abandonnée (2). En France, d’après les

(1) Histoire des Drogues, J 849, II, 398.

(2) Douze caisses de cette Rhubarbe, considérées comme provenant de la récolte de 1793, qui avaient été abandonnées dans les magasins du gouvernement russe, furent mises en vente à Londres, le l«r décembre 1833. Des échantillons de cette drogue, ayant aujourd’hui quatre-vingts ans d’âge, qui sont entre mes mains, possèdent encore leur odeur et leur goût. [D. II.]

recherches que nous avons faites dernièrement (1873), il semble que, sauf aux environs d’Avignon, et dans un petit nombre d’autres localités

éparses, cette culture a complètement disparu.

Le Rheum Rhaponticum est la source de la Rhubarbe qui est produite h Austerlitz et à Auspitz, en Moravie, à llmitz, Kremnitz et Frauenkirchen en Hongrie. Une certaine quantité de Rhubarbe est aussi produite, dans la Silésie, par le R. Emocli Wall. (R. australe Don).

(a) Les Rheum L. ( Gen , n. 401 ; Amœnit., RI, 211, t. IV) constituent le type d’une série de Polygonacées. Ils ont des fleurs régulières et hermaphrodites, nvoe un réceptacle cupuliforme portant sur ses bords le périanthe et l’androcée. Le périanthe est formé de deux verticilles trimères ; l’androcée se compose de neuf étamines sur deux verticilles, l’extérieur cà six étamines disposées par paires, 1 ultérieur a trois étamines alternes avec les paires du verticille externe. Loi ail e Ont

uniloculaire, uniovulé, et surmonté de trois styles.

Le Rheum officinale II. Bn (in Adansonia X, 246 ; Assoc. fr. pour Vcivanc. des sc., 1872 514-529) est une plante à souche vivace, cylindrique, en grande partie enfoncée obliquement d.ans le sol, faisant dans l’air une saillie de 15 a 20 centimètres ou peut-être davantage au-dessus de la surface, couverte de cicatrices de feuilles, de cicatrices de bourgeons, et, dans le haut, munie pendant l’hiver de nombreux bourgeons arrondis, couverts de bractées écailleuses brunes. La partie supérieure de cette souche produit chaque année un grand bouquet de vastes feuilles palmées, dont la croissance est très-rapide, et dont les dimensions peuvent être très-considérables. La forme générale du limbe est ovoïde, a base très-large, (cordée, a sommet aigu. Il est découpé en cinq ou sept grands lobes subdivisés eux-mêmes en lobes plus petits, dentés. Au niveau de la base du limbe, le pétiole émet cinq a sept nervures palmées, une médiane, et deux de chaque côté de cette dernière, se rendant chacune à l’un des lobes, et le parcourant jusqu’à son extrémité. De ces nervures principales, partent des nervures secondaires pennées qui s’enfoncent dans les lobes secondaires, et émettent des branches anastomosées en réseau, entre lesquelles le limbe est bombé. Le pétiole est a peu près cylindrique, très-dilaté à la base, et entourant une grande partie de l’axe. 11 est couvert, comme les nervures de la face inférieure du limbe, de poils courts et serrés. Les feuilles sont accompagnées, comme dans les autres Polygonées, d’un ochrea qui entoure la tige et se déchire irrégulièrement. Après avoir produit dès le commencement du printemps un grand bouquet de feuilles, la souche fournit a Tété un certain nombre de rameaux dressés, hauts de Im,b0 à 2 mètres, portant un petit nombre de feuilles beaucoup plus petites que celles de la base, et plus allongées, également lobées-dentées, dans l’aisselle desquelles se développent des rameaux florifères ramifiés en longues grappes cylindriques, simples, dressées ou un peu courbées au sommet. Des inflorescences pareilles toi minent chaque branche aérienne principale. La figure 189, qui a été mise a notre disposition par M. Bâillon, représente un pied en pleine floraison de cette Rhubarbe qui vit en pleine terre dans le jardin de l’Ecole de médecine de Paris depuis 1871. Les fleurs sont courtement pédonculées, et situées chacune dans 1 aisselle d une bractée. Le réceptacle est évasé cl légèrement creusé' eu coupe. Il porte sur ses bords un périanthe formé de six folioles disposées sur deux vcrticillcs alternes, indépendantes les unes des autres, ovoïdes, concaves, vertes, imbriquées dans la préflorai- HIST, DES DROGUES, T. II. 1

Fig. 189. liheum officinale H. Bn

Bon En dedans de ce périanthe, sont disposées neuf étamines. Un premier verticille est formé de trois paires d’étamines opposées aux pièces du périanthe extérieur ; un deuxième verticille, plus intérieur, se compose seulement de trois pièces situées en face des nièces du périanthe interne et alternes avec les trois paires extérieures. Les étamines sont toutes indépendantes, à peu près de la même longueur que les folioles du oérianthe et formées chacune d’un filet épais, atténué à l’extrémité, portant une anthère insérée par le milieu de sa face dorsale, versatile, ovoïde, biloculaire, introrso déhiscente par deux fontes longitudinales. Entre l’androcée et le gvnecée, le réceptacle est soulevé en un disque charnu, épais, circulaire, divisé au niveau du bord supérieur en neuf lobes alternes avec les étamines. Le gynécée, inséré dans le fond de la coupe réceptaculaire, est formé de trois carpelles opposés aux trois folioles externes du périanthe, unis en un ovaire a une seule loge, surmonté de trois styles épais, cylindriques, terminés par une grosse tète stigmatique, et recourbés en

Fig. 1 90. Fleur entière.

Fig. 191. Fleur coupéo verticalement.

Hheum officinale H. Bn.

Fig, 192. Pistil entouré du disque.

dehors. La loge ovarienne contient un seul ovule orthotrope, inséré sur le fond de la loge, dressé, à micropyle dirigé en haut, et à enveloppe double. Le fruit est un akène triangulaire, à angles amincis, tranchants, entouré des enveloppes florales persistantes, et contenant une seule graine dressée qui renferme sous ses téguments un albumen farineux et un embryon latéral, arqué. Après la maturation des fruits, toutes les parties aériennes de la plante se détruisent, sauf la courte portion de la souche qui a porté les feuilles et les rameaux, et qui reste enveloppée des débris des pétioles et des ochreas protégeant les bourgeons arrondis déjà formés pour l’année suivante [Trad.].

[b) Le lieutenant-colonel russe Prejevalsky, pendant un voyage accompli récemment dans la province de Kansuh a pu, paraît-il, s’y assurer qu’au moins une partie de la rhubarbe du commerce est produite par le Rheum palmatum !..

Le Rheum palmatumL.(Species, 531) se distingue de l’espèce précédente par ses feuilles à limbe arrondi, palmé, divisé jusqu’au milieu de sa hauteur en sept lobes très-aigus, incisés sur les bords et presque pinnatifides, ondulés, acuminés, finement laineux sur la face inférieure, colorés en vert foncé. Le pétiole est presque cylindrique, coloré en vert pâle, et marqué de lignes pourpres. La partie aérienne de l’axe est haute de GO centimètres à 1 mètre et plus, terminée par une grande panicule à ramifications lâches, et à fleurs petites, jaunâtres, pédicelléos, organisées, comme celles du Rheum officinale IL Bn.

POLYGONACÉES.

Le Ilheum onilulatum L. ( Species , 331 ; Rheum Rhabarbarum L.) a des feuilles ovales, obtuses, très-ondulées, colorées en vert foncé, avec des nervures pourpres à la base. Le limbe est souvent plus court rpie le pétiole, deux fois au moins plus long que large, laineux sur les deux faces, scabre sur les bords, cordé à la base, acuminé au sommet, à sinus très-ouverts, et à lobes inférieurs relevés en dessus. Le pétiole est laineux, coloré en rouge-sang, à demi cylindrique.

Le Rheum Emoïi Wallich (mss, Cal. herb. inclic ., n. 1727 ; Itlieum auslrale\)os) a des feuilles à limbe très-grand, arrondi, cordé, entier, un peu ondulé sur les bords, ii pétiole épais, anguleux ou sillonné.

Le Rheum compactum L. (Species, 531) a des feuilles cordiformos, obtuses, trèsondulées, colorées en vert foncé, scabres sur les bords, lisses sur les deux faces.

Le Ilheum Rhaponlicum L. ( Species , 331) a des feuilles arrondies-ovales, cordées n la base, peu ondulées, obtuses, colorées en vert pale, concaves, très-légèrement laineuses sur la face inférieure, surtout près des bords, et sur les bords eux-mêmes qui sont scabres. Le pétiole est déprimé, cannelé sur la face supérieure, strié, coloré en vert pâle. Les feuilles atteignent, de 30 à CO centimètres de long.

La racine du Rheum Rhaponlicum, souvent désignée sous le nom de Rhubarbe indigène, et autrefois très-employée, ne peut pas être confondue avec celle du Rheum officinale. L’examen le plus superficiel permet de distinguer les deux drogues. La

Fig. 193. Face extérieure). Fig. 194. Face transversale. Fig. 19a. Frag. muni de nœuds.

Rhubarbe Rhapontic.

racine du Rhapontic se présente en fragments plus ou moins cylindriques, fréquemment aplatis et contournés, n’ayant ordinairement pas plus de 3 à 4 centimètres de diamètre, colorés en gris rougeâtre ou jaunâtre. La surface extérieure périphérique n’offre pas les iines lignes croisées de façon â former de petits losanges que l'on trouve sur la racine de la Rhubarbe officinale, mais un piqueté clair sur un fond beaucoup plus foncé, rougeâtre. La surface de cassure ne présente ni l’aspect marbré ni les étoiles de la Rhubarbe, mais des stries rayonnantes très-régulières qui partent de la périphérie, et s’enfoncent vers le centre du cylindrique, où se trouve une moelle plus ou moins développée, les rayons blanchâtres correspondant aux faisceaux ligneux. Certains fragments également cylindriques offrent en outre, extérieurement, des petites fossettes disposées en zones circulaires et correspondant aux points par lesquels sortent les faisceaux qui se rendent aux feuilles et aux ochréas ; chacune de ces zones correspond à un nœud de la tige (fig. 193).

MYRISTICAGÉES

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