‹ Histoire des drogues d'origine v©♭g©♭tale [electronic resource]Chapitre 52 sur 124 · CHANVRE INDIEN · texte numérisé non relu

CHANVRE INDIEN

Herba Cannabis; Cannabis indien; angl., Indian ffemp ; nllem., Hanfkmut .

Origine botanique. — Cannabis sativa L. Le Chanvre commun est une plante dioïque, originaire de l’Asie occidentale et centrale, cultivée dans les régions tempérées et tropicales (a). Il croît en abondance, à l’état sauvage, sur les bords de l’Oural inférieur et du Volga, près de la mer Caspienne. Il s’étend de là en Perse, sur la chaîne d'Altaï, et dans le nord et l’ouest de la Chine. On le trouve dans le Kashmir et dans l’IIi-

malaya, où il atteint de 3 à 4 mètres de haut, et croît vigoureusement à une altitude de 1 800 à 3 000 mètres. On le trouve aussi dans l’Afrique tropicale, sur les côtes orientales et occidentales, et dans les parties centrales arrosées par le Zambèse et le Congo , mais il est permis de douter qu’il soit réellement indigène de cette région. Il a été naturalisé au Brésil, dans le nord de Rio de Janeiro, à l’aide de graines apportées par les nègres de la côte occidentale d’Afrique. On cultive le Chanvre dans un grand nombre de parties de l’Europe continentale, mais surtout dans le centre et le sud de la Russie.

Le Chanvre qui croît dans l’Inde offre avec celui qu’on cultive en Europe certaines différences qui ont été signalées par Rumphius, au dix-septième siècle, et qui ont conduit plus récemment Lamarck à considérer la plante de l’Inde comme une espèce distincte, à laquelle il donna le nom de Cannabis indica. Cependant, les différences observées entre les deux plantes ont si peu d’importance botanique, et sont si inconstantes, que les botanistes ont été unanimes à abandonner le Cannabis indica comme espèce distincte du Cannabis sativa.

Au point de vue médicinal, il existe une grande dissemblance entre le Chanvre cultivé dans l’Inde et celui que produit l’Europe, le premier étant beaucoup plus actif. Cependant, dans l’Inde même l’énergie de la plante varie beaucoup ; en outre, le Chanvre cultivé à une altitude de 1 800 à 2400 mètres donne une résine nommée C haras, qu’on ne peut pas retirer de celui qui est cultivé dans les plaines (1).

Historique. — Le Chanvre est cultivé, pour ses fibres textiles et ses graines huileuses, depuis une époque très-reculée. L’ancien traité de botanique chinois, nommé Rh-ija , écrit vers le quinzième siècle avant Jésus- Christ, note ce fait qu’il existe deux sortes de Chanvre, l’une qui produit des graines, et l’autre seulement des fleurs (2). Dans les écrits de Susruta, sur la médecine des Hindous, qu’on suppose dater de quelques siècles avant l’ère chrétienne, le Chanvre ( B’hangâ ) est mentionné comme médicament. Hérodote dit que le Chanvre croît dans la Scythie à l’état sauvage et à l’état de culture, et que les habitants de la Thrace en font des vêtements difficiles à distinguer de ceux de lin. Il décrit aussi la façon dont les Scythes s’exposent, dans une sorte d’étuve, à la vapeur des graines placées sur des charbons enflammés (3).

(!) Journ. of thc Agric. and Ilortic. Soc. of India, VIII, -1G7 .

(2) Bretsciineideu, On Cldnesc Botanical Works, 1870, 5, 10.. — Une partie du Rli-ya fut écrite pendant le douzième siècle avant Jésus-Christ.

(3) Trad. de Rawlinson, 1859, III, liv. 4, ch. 74, 75.

ULMACÉES.

Les Grecs et les Romains paraissent n’avoir pas connu les propriétés médicinales du Chanvre, à moins que leur NyjravOéç enivrant ne soit, comme l’a supposé Royle, la plante dont nous parlons. D’après Stanislas Julien (1), les Chinois attribuaient, dès le commencement du troisième siècle, des propriétés anesthésiques aux préparations de Chanvre.

L emploi médical et diététique du Chanvre paraît n’avoir été introduit que tardivement chez les Arabes, par l’intermédiaire de l’Inde et de la Perse. Les Arabes faisaient usage de la plante dès le commencement du moyen âge. La fameuse secte mahométane dont les habitudes meurtrières inspiraient la terreur aux croisés, pendant les onzième et douzième siècles, tirait son nom, Hashishin, ou, comme on l’écrit plus communément, Assassins, de Hâshih , nom arabe du Chanvre (2), parce que ses adeptes employaient cette plante dans leurs cérémonies religieuses pour s’enivrer (3).

L emploi du Chanvre ( Bhang ) dans l’Inde fut particulièrement noté pai Gai cia d Orta (4), en 1363. La plante fut plus tard figurée par Rheede, qui parle de la drogue comme étant en grand usage sur la côte de Malabar. Elle paraît avoir été, vers la même époque, importée en Euiope, au moins accidentellement, car Berlu, dans son Treasury of Drugs , 1690, la décrit comme provenant de Bantam, dans les Indes orientales, et comme étant aof an infatuating quality and pernicious use» .

L’expédition de Napoléon èn Egypte attira de nouveau l’attention sur les propriétés particulières du Chanvre, grâce aux documents recueillis par de Sacy (1809) et Rouger (1810). Cependant, l’introduction delà drogue indienne dans la pratique médicale est de date encore plus récente; elle est due surtout aux expériences faites à Calcutta par O’Shaughnessy, en 1838-39 (3). Quoique les effets étonnants produits dans l’Inde par l’administration des préparations de Chanvre s’observent

(1) Compt, rend. Ac. sc., 1849, XXVIII, 195.

(2) D’où les mots assassin et assassinat. Weil, cependant, pense que le mot assassin dérive plus probablement de si/ckin, poignard [Gescliichte der Chalifen, 1860, IV, 101).

(3) Le misérable qui assassina le juge Norman, ?i Calcutta, le 20 septembre 1871, passe pour avoir agi sous l’influence du haschisch. Bellew ( Indus to the Tigris, 1874. 218) dit que le chef afghan qui massacra le docteur Forbes, en 1842, était intoxiqué depuis quelques jours par le Cliaras ou le Bhang.

(4) Colloquios dos simples e drogas e cotisas medicinaes da India, ed. 2, Lisboa, 1872, 2 f.

(5) Pour les détails, voyez O’Siiaughnessy (On the préparation of the indian Hemp or Gunjalk, Calcutta, 1839, et Bengal Dispensatonj, Calcutta, 1842, 579-604). — On trouve un nombre considérable de renvois aux écrivains qui ont parlé des propriétés médicinales du Chanvre, dans le mémoire intitulé : Studien üher den Ilanf, par le docteur G. Martius, Erlangen, 1855.

rarement dans le climat pins froid de la Grande-Bretagne, les propriétés de la drogue sont suffisamment manifestes pour autoriser son introduction dans la Pharmacopée.

Production. — Quoique le Chanvre soit cultivé dans la plus grande partie de l’Inde, il n’est produit comme drogue que sur une aire limitée des districts de Bogra et Râjshâhi, au nord de Calcutta, ou la plante est cultivée d’une façon spéciale.

La vente au détail est soumise, comme celle de l’opium et des spiritueux, à un impôt qui, en 1871-72, a rapporté au gouvernement du Bengale environ 120 000 livres sterling, tandis que celui de l’opium (consommé surtout dans l’Assam) s’éleva à 310 000 livres sterling (I).

Le Chanvre ( Bhang ) est une des principales marchandises importées du Turkestan dans l’Inde.

Description. — Les feuilles du Chanvre sont munies d’un long pétiole accompagné à la base de petites stipules ; leur limbe est formé de 5 à 7 folioles lancéolées, acuminées, découpées en dents serretées, aiguës. Les panicules lâches des fleurs mâles et les épis serrés des fleurs femelles sont portés par des pieds distincts, et naissent dans l’aisselle des feuilles. Les fruits, nommés Graines de Chanvre , sont de petits achaines grisâtres, contenant chacun une seule graine huileuse. Le Chanvre est, comme les autres plantes de la même famille, riche en silice qui rend ses feuilles et sa tige rigides. Dans la médecine européenne, on n’emploie que le Chanvre cultivé dans l’Inde ; il se présente sous les deux formes principales suivantes :

1° Bhang , Siddhi ou Sabzt (noms hindoustanis) ; H ami h ou Quinnah (noms arabes). — Cette drogue est constituée par des feuilles sèches et par de petits pédoncules, colorés en vert foncé, brisés en fragments grossiers, et mélangés d’un petit nombre de fruits. Son odeur est spéciale et n’est pas désagréable; elle n’a que peu de saveur. Dans l’Inde, on fume cette drogue isolément ou avec le tabac ; mais plus communément on en fait, avec de la farine et d’autres substances, une pâte sucrée, nommée majun (2), de couleur verte. On la prend aussi en infusion, préparée par immersion des feuilles pulvérisées dans l’eau froide.

2° Ganja (hindustani) ; Quinnah (arabe) ; Guaza (3) des droguistes de Londres. — Cette drogue est constituée par les rameaux fleuris ou

(1) lilue Book, cité à la page 111, note 1 du t. I.

(2) Le Père Ange, de Toulouse, dans sa Pharmacopœia Persica , 1 G S 1 , donne de nombreuses formules d’électuaires sous le nom de magi-oun . •

(3) Ce nom n’est pas employé dans l’Inde, mais paraît dériver, par corruption, de ganja.

ULMACÉES.

fructiflés de la planle femelle. Quelques échantillons sont formés de liges ligneuses droites, dures, longues de quelques pouces, entourées des pédoncules floraux ramifiés. D’autres échantillons consistent en bourgeons plus courts et plus succulents, longs de 2 à 3 pouces, et de forme moins régulière. Dans les deux cas, les pousses sont comprimées et glutineuses, très- cassantes, et colorées en vert brunâtre. Par l’odeur et l’absence de saveur, le Ganja ressemble au Bhrng. On dit qu après que les feuilles qui constituent le Bhang ont été recueillies, la tige produit de petites pousses qu’on récolte, qu’on fait sécher, et qui forment le Ganja (1) ( b ).

Composition chimique. — Les principes constituants les plus intéressants du Chanvre, au point de vue chimique, sont la résine et Y huile volatile. La résiné fut obtenue pour la première fois, dans un état de puieté relative, par T. et H. Smith, en t846 (2). C’est une substance solide, brune, amorphe, brûlant avec une flamme blanche, brillante, sans laisser de cendres. Elle possède une action physiologique trèspuissante ; à la dose de deux tiers de grain, elle constitue un narcotique puissant, et à la dose d’un grain elle produit une intoxication complète. D’après les expériences de MM. Smith, il paraît impossible de douter que ce ne soit à cette résine que sont dus, en majeure partie, les effets exercés par le Chanvre.

Lorsqu’on distille à plusieurs reprises de l’eau contenant une grande quantité de Chanvre, en renouvelant la plante à chaque opération, et la remplaçant par des parties fraîches, on obtient une huile volatile plus légère que l’eau, et de l’ammoniaque. Cette essence possède, d’après les expériences de Personne (1857), une coloration ambrée et une odeur de chanvre très-prononcée. Elle laisse parfois déposer une grande quantité de petits cristaux. Avec des précautions convenables, on peut la dédoubler en deux corps : l’un, nommé par Personne Cannabène (3), est liquide, incolore, et répond à la formule C18H20 ; l’autre, nommé Hydrureile C dnnabène , est solide, et se sépare de l’alcool en cristaux aplatis, auxquels Personne attribue la formule C1SH22. Il affirme que le cannabène possède une action physiologique incontestable, et le considère comme le seul principe actif du Chanvre. Il s’est assuré que sa vapeur produit, lorsqu’on la respire, une sensation singulière de frémissement, un désir de locomotion, suivis de prostration et parfois de

(1) Powell, Economie Products o f the Bunjaà, Roorkee, 1868, I, 293.

(2) Pharm. Joum., 1847, VI, 171.

(3) Joum. de Pharm., 1857, XXXI, 48 ; Jahresbericht de Canstatt, 1857, I, 2S.

syncope (I). Bohlig, en 1840, observca des effets identiques produits par l’essence retirée de la plante fraîche aussitôt après la floraison,

dans la proportion de 0,3 pour 100.

Les autres principes constituants du Chanvre sont ceux qu on trouve communément dans les autres plantes. Les feuilles donnent environ 20 pour 100 de cendres.

Bolas et Francis, en traitant la résine du Chanvre indien par l’acide nitrique, la convertirent en Oxycannabine, C20H20Az2O7. Cette substance, retirée en gros prismes de sa solution dans 1 alcool méthylique, fond a 176° C. et s’évapore alors sans décomposition. Elle est neutre (2). L un de nous (F.) a essayé sans succès de la préparer à l’aide de la résine pure de Charas.

Usages. — Le Chanvre est employé comme soporifique, anodin, antispasmodique, et comme stimulant du système nerveux. On 1 emploie sous la forme d’extrait alcoolique, administré soit dans un véhicule liquide, soit à l’état solide. En Orient, les Hindous et les mahométans en font une consommation énorme ; ils le fument avec le tabac, ou le mangent mélangé à d’autres substances (3).

CHARAS.

L’histoire du Chanvre ne serait pas complète si nous ne parlions pas d’une substance à laquelle les nations de l’Asie attachent une grande importance, et qui est connue sous le nom de Charas.

Le Charas ou Churrus est une résine qui exsude en petites gouttes des feuilles et des rameaux du Chanvre. On la recueille de plusieurs manières. L’une consiste à rouler dans les mains les sommités de la plante lorsque les graines sont mûres, et à racler ensuite les doigts auxquels s’est attachée la résine. D’après un autre procédé, des hommes

( !) Quoique Personne admette l’activité de la résine préparée par le procédé de Smith, il considère cette dernière comme un corps composé, et pense qu’une purification plus complète, en la privant de toute son huile volatile, la rend inerte. Son opinion n’a rien d’étonnant, car l’un de nous [F.] a trouvé que cette « purification» fut effectuée en traitant la résine par la chaux ou la soude caustique, et en l’exposant à une température de 300° C. Ce qui prouve que la résine des chimistes d’Edinburgh no doit pas sou activité à la présence de l’huile volatile, c’est qu’aprôs avoir exposé une petite quantité de cette résine en couche très-mince, pendant huit heures, à une température de 82° C., ils constatèrent qu’elle n’avai't pas perdu ses propriétés.

(2) Chemical News, 1871, XXIV, 77.

(3) Pour plus de détails, voyez: Cûoke, Seven Sisters of Slcep, Lond., cliap. 18-17

ULMACÉES.

revêtus d’un vêtement en cuir se promènent dans les champs de Chanvêe, la résine s’attache à leur vêtement, qu’ils raclent de temps à autre. Une troisième méthode consiste à recueillir, avec beaucoup de précautions pour éviter son action toxique, la poussière qui se dégage des monceaux de bhancj qu’on agite (1).

Recueilli par ces procédés, le Charas est une drogue brute et impure, dont 1 usage est exclu de la médecine scientifique. Gomme nous l’avons indiqué déjeà, on ne le recueille pas indifféremment dans l’Inde, sur tous les chanvres cultivés, mais seulement sur ceux qui croissent sur les montagnes, à une certaine altitude.

Le meilleur Charas est celui qu’on apporte d’Yarkand; c’est une substance brune, à aspect terreux, disposée en masses volumineuses, irrégulières, compactes, mais friables. Examiné à l’aide d’une forte loupe de poche, il se montre formé de petits grains transparents d’une résine brune, agglutinée avec les poils courts de la plante. Il possède une odeur semblable à celle du Chanvre; sa saveur est faible, même en solution alcoolique. Il existe une deuxième et une troisième qualité de Charas, constituées par la même substance dans un état de moindre pureté. Le Charas, observé au microscope, offre une structure cristalline, due à une matière inorganique. Il fournit un quart ou un tiers de son poids de résine amorphe, qui se dissout facilement dans le bisulfure de carbone et l’alcool. Cette résine ne rougit pas le tournesol, elle est insoluble dans la potasse caustique. Elle possède une coloration brun foncé que nous ne sommes pas parvenus à faire disparaître à l’aide du charbon animal. Le résidu du Charas abandonne à l’eau une petite quantité de chlorure de sodium, et est formé en grande partie de carbonate de calcium et de peroxyde de fer. Ces résultats ont été obtenus par l’examen d’échantillons d’Yarkand (2). D’autres échantillons, que nous avons aussi examinés, offraient l’aspect d’une résine foncée compacte.

Le Charas est importé d’Yarkand (3) et de Kashgar. La première de ces places en a exporté à Lê, en 1867, 1 830 maunds (146400 livres). De Lé, cette marchandise est expédiée au Punjab et au Kashmir. Une quantité plus faible est exportée chaque année de Kandahar et de

(1) Powell, Economie Products of the Punjab, Roorkee, 1868, 293.

(2) Recueillis parle colonel H. Strachey, et maintenant dans le Muséum de Ivew. On ignore par quel procédé ils ont été obtenus.

(3) Forsyth, Correspondance on Mission to Yarkand, publié par ordre de la Chambre des communes, 28 février 1871. — IIenderson et Hume, Laliora to Yarkand, London, 1869, 216.

Samarkand (I). Celle drogue est surtout fumée avec le tabac; on ne la

trouve pas dans le commerce européen.

unu t 309) sont des Ulmacées de la tribu des Les Cannât^ OORN ^ , ‘ ’’ ^ k fleur mâle pentamère; à fleur ie-

« t surmonté de doux stïles, uniloculaire par .avorte-

melle dimère , à ovane supc «nvelonné de la bractée mère

ment, et uniovulé; à IMt co#ué ptt un ttchoino enveloppé de la l.raotéc mère

*TÜ nS7) est une plante annuelle, diolque, dues-

sée, ordinairement peuramifiée, ou n’ayant que des ramifications chargées de fleurs, qui partent d’une tige droite, cannelée et anguleuse. Toutes les parties delà plante, couvertes d’une fine pubescence rugueuse, sont d’un vert clair, et exhalent une odeur particulière très-prononcée. Les feuilles sont alternes ou opposées, longuement pétiolées, à limbe divisé jusqu an niveau de l’extrémité supérieure du pétiole en lobes étroits, lancéolés, pointus, scabres, découpés sur les bords en dents de scie aiguës. Le nombre des folioles de chaque feuille varie sur le même pied , il est toujours plus considérable dans le bas de la tige que daus le haut. Sur les pieds femelles les feuilles inférieures ont parfois neuf lobes, mais plus ordinairement sept, tandis que les feuilles supérieures en ont d’habitude cinq ou trois. Sur les pieds mâles, avec des conditions de vigueur égales, le nombre des folioles est toujours moindre ; les feuilles inférieures n’en ont

d’habitude que cinq, et les supérieures ..

trois. La largeur des folioles diminue aussi de la hase au sommet de la tige ; i en est de môme de la longueur des pétioles. Les feuilles inférieures sont opposées, et les supérieures souvent alternes. Elles sont toutes accompagnées de deux stipules latérales, relativement peu développées.

Les fleurs mâles sont disposées en grappes axillaires, lâches, pendantes, ramifiées et dépourvues de feuilles à la base. Chaque fleur est formée d’un calice à cinq sépales velus, indépendants jusqu’à la hase, imbriqués en quinconce dans le boulon, et d’un androcée à cinq étamines libres et superposées aux sépales. Les filets staminaux sont dressés dans le bouton. Les anthères sont biloculaires, introrses, déhiscentes par deux fentes longitudinales. Les fleurs femelles sont disposées en grappes axillaires, dressées, fouillées

(1) Stewart, Punjab Plants, Laliore, 1809, 210.

Fig. 214. Chanvre Icmelle. Sommité.

es a

la base.

Fig. 216.

Cannabis sativa.

Fleur femelle.

ULMÀCÉES.

.V’mi'io'i 11C,UI CSt I)0rtée Par un pédoncule court, et se développe dans l’aisselle 1 '",C "”S"C’ TCrte- r- U„c pointe offlS. D“

ni oiesccnce, ces bractées sont très-rapprochées les unes des autres et imbriquées, leurs pointes effilées faisant une saillie très-prononcée Chaque fleur femelle se compose d’un périanthe en forme de coupe formé par deux sépales connés, couverts de petites glandes brunâtres, et d’un pistil a ovaire supère, d’abord biloculaire, puis uniloculaire par avortement de 1 une des loges. L’ovaire est supère, arrondi, surmonté de deux styles couverts de papilles stigmatiques. La loge ovarienne qui persiste contient un seul ovule anatrope, inséré sur la cloison de la lo-e avortée, suspendu, à micropyle dirigé en haut et en dehors. Le fruit est un acharne enveloppé par la bractée mère, arrondi, à graine sans albumen contenant un gros embryon recourbé, huileux. [Trad.]

{b) La tige du Chanvre offre de dehors en dedans, ainsi que l’indique b coupe transversale de la figure 217 : 1° un épiderme à cellules revêtues . Lluc cutlcule épaisse ; 2° un parenchyme cortical à cellules polygonales ' ans 1 épaisseur duquel se voit en b une zone circulaire d’éléments prosenchy-

mateux fusiformes, à contour elliptique, irrégulier, a parois épaisses et brillantes. Le liber, c, est formé de faisceaux séparés les uns des autres par des rayons médullaires formés d’une seule rangée de cellules allongées, radiales. Chaque faisceau offre deux sortes d’éléments : des fibres à contours irréguliers, elliptiques, très-longues, fusiformes, à parois épaisses et à cavité étroite. A un fort grossissement, et en se servant de la solution d’aniline, on voit bien nettement sur la coupe transversale que la paroi de chaque fibre est formée de deux couches emboîtées, l’une extérieure se colorant fortement en bleu, et l’autre interne restant incolore et brillante. Ces fibres sont disposées en groupes qui forment des zones variables en nombre avec l’âge e de la tige, et séparées les unes des autres par des f éléments à parois minces et molles. La portion interne, et en voie de développement du liber, d, est dans la figure 217 entièrement formée de ces derniers éléments, dont certains se transforment c/ ultérieurement en fibres semblables à celles qui existent déjà dans la partie externe des faisceaux. Entre le liber et le bois, se trouve une zone de cambium, e, a cellules quadrangulaires, délicates. Le bois, g, est formé en majeure partie de fibres ligneuses à contour quadrangulaire ou polygonal, entremêlées de larges vaisseaux ponctués, et d’une petite quantité de parenchyme ligneux. Dans la partie encore jeune du bois, en f tous les éléments en voie de formation out des parois minces et molles. La moelle se détruit de bonne heure ; elle est formée de grandes cellules polyédriques [Trad.]

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Fig. 217. Chanvre. Tige.

Coupe transversale.

CONES DE HOUBLON.

Sirobili Jlumuli; Humulus vel Lupulus ; Cônes ou Strobilcs de Houblon ; angl., Hops ;

allem. Hopfen.

Origine botanique. - Humulus Lupulus L. C’est une plante vivace, dioïque, sarmenteuse, grimpant sur les arbres et les arbrisseaux. On la trouve à l’état sauvage, surtout dans les buissons des bords des rrneres, dans toute l’Europe, depuis l’Espagne, la Sicde et la Grèce, jusqu a a Scandinavie. Elle s’étend aussi dans le Caucase, le sud de la mer Caspienne le centre et le sud de la Sibérie, jusqu’aux monts Altaï. Elle a été introduite dans l’Amérique du Nord, le Brésil [Rio Grande do Sul) et

l’Australie (a). , , 1

Historique. - Les cônes de Houblon sont employés depuis une

époque reculée à la fabrication de la bière, dont ils sont aujourd’hui considérés comme un ingrédient indispensable. Le Houblon des jardins est mentionné sous les noms de Humularia ou Humuleta, comme existant en France et en Allemagne, aux huitième et neuvième siècles. En Bohême et en Bavière, les cônes de Houblon sont estimés depuis le onzième siècle. Une donation de houblon et de terres à houblon passe pour avoir été faite en 1069 par Guillaume le Conquérant, dans le comté de Salop (1); ce qui indiquerait que la culture de cette plante date, en Angleterre, d’une époque très-reculée. Les cônes de houblon paraissent, alors, avoir été considérés comme médicamenteux. Dans Y Herbarium of Apuleius (2), manuscrit anglais écrit vers 1050, il est dit que les bonnes qualités du houblon (. tiymele ) sont telles, que les hommes l’introduisent dans leurs boissons habituelles. Hildegard (3), un siècle plus tard, dit que l’on ajoute le houblon (Hoppho) aux boissons, à cause de son amertume, et en partie parce qu’il permet de. les conserver. Au commencement du neuvième siècle, le houblon destiné à la fabrication de la bière figure parmi les produits que les tenanciers de l’abbaye de Saint-Germain de Paris (4) devaient fournir au monastère. Cependant, au milieu du quatorzième siècle, on fabriquait encore à Paris de la bière sans houblon.

(L) Blount, T mures of Land and Cnstoms of Manors, cd. IIazlitt, 1874, IG5.

(2) Leechdorns, Wortcunning and Starcraft of Early England, cd. Cockayne, ISG i, I, 173 ; 1865, II, IX.

(3) Opéra omnia, ed. J.-P. Migne, Paris, 1855, 1153. •

(/,) Guérard, l'olyptique de l'abbé Irminon, 1844, I* 714, 8UÜ.

ÜLMACËES.

Les brasseurs, boulangers et meuniers de Londres furent, en 1298, 1 objet d’un mandai d’Edouard Ier, maison ne peut pas en déduire que la fabrication de la liqueur fermentée d’orge employât à cette époque le houblon. 11 est bien certain qu’à une époque postérieure le houblon n était pas encore employé, car, la quatrième année du règne d’Henri IV (1425-1426), une enquête fut faite contre un individu, pour d\oii introduit dans la bière « une mauvaise herbe nommée Bopp » (1), et pendant la durée du même règne une pétition fut adressée au parlement contre « cette mauvaise herbe nommée Uops ». 11 est bien évident, cependant, que le houblon lut bientôt considéré comme possédant de bonnes qualités, et que, bien que son emploi fût dénoncé, il ne fut pas supprimé. Ainsi, dans la réglementation de la maison de Henri 4111 (1530-15.! I), il est dit que les brasseurs «ne devront mettre dans l’ale ni houblon ni soufre » (2), tandis que, pendant la même année (1530), des centaines de livres de houblon flamand furent achetées pour l’usage de la noble famille de L’Estrange, de Hunstanton (3). En 1552, la culture du houblon en Angleterre fut nettement sanctionnée par les cinquième et sixième décrets d’Edouard VI, G. 5, qui oi donnent que les terres autrefois en labour devront être de nouveau cultivées de la meme façon, sauf le cas où elles ont été plantées en houblon ou en safran. Malgré ces faits, le houblon fut longtemps difficilement considéré comme nécessaire à la fabrication de la bière, autant qu’on peut en juger par ce que dit Gérarde (mort en 1607), qu’on l’emploie « pour assaisonner » la bière et l’ale, et que malgré ses propriétés on doit plutôt 1 employer à fabriquer des boissons médicamenteuses, que des liqueurs destinées à apaiser la soif. En réalité, on employa pendant tort longtemps d autres plantes pour donner à la bière de l’amertume ou une saveur aromatique, notamment le Lierre terrestre (Nepeta Glechoma L.), le Baume ( Bahamita vulgaris L.), le Cirier ( Myrica gale L.), Siveet Gale des Anglais, et la Sauge (. Salvia officinale L.). Le Poivre long et les baies de Laurier furent aussi employées dans ce but (4), mais avec addition de houblon.

Quoique le houblon anglais fût considéré comme supérieur à celui de l’étranger, et fût très-cultivé, dès 1603, ainsique le montre un acte de

( 1) - D’après un mémoire isolé dans un volume manuscrit (n° 980), par Thomas Gybbons, conservé dans « l’Harleiau collection » du British Muséum.

(2) Archæologici, 178G, 111, 157.

(3) Ibicl., 1834, XXV, 505.

(4) IIolinshed, Chronicles, I, liv. 2, cap. G.

James Ier ( I), le houblon flamand continua à être importé en grande quantité jusqu’en 1 093 .

Structure. — L’inflorescence de la plante mâle constitue une grande panicule ; colle de la fleur femelle est moins visible. Elle consiste en cônes pédonculés, remarquables, par le grand développement de lems bractées imbriquées, qui forment un cône ovoïde ou strobiie, constituant la partie officinale de la plante. Ce cône est formé d un axe central, court, en zigzag, portant des folioles rudimentaires, qui se recouvrent mutuellement, et qui représentent chacune une paire de stipules. Entre elles sont quatre fleurs femelles, portées chacune par une bractée. Après la floraison, les stipules et les bractées augmentent beaucoup de taille, et forment un strobile pendant, persistant, d’un vert jaunâtre. A la maturité, chaque bractée offre à la base un petit fruit lenticulaire indéhiscent, qui a 2 millimètres de diamètre ; il est entouré par le périgone membraneux, monophylle, et contient, en dedans de son tégument brun et fragile, une graine dépourvue d’albumen. Ces fruits, de même que l’axe et la base de tous les organes foliacés, sont munis de petites glandes brillantes, translucides, auxquelles le houblon doit son odeur aromatique et son amertume.

Description. — Le houblon qu’on trouve dans le commerce est formé entièrement de strobiles arrivés à leur complet développement, et plus ou moins comprimés. Leur coloration est jaune verdâtre, leur arôme est agréable et spécial, leur saveur est amère, aromatique et brûlante. Lorsqu’on les rouie dans les mains, ils y adhèrent un peu, et émettent une odeur très-forte. A la longue, les strobiles perdent leur coloration verdâtre et deviennent bruns ; ils acquièrent en même temps une odeur désagréable, par suite de la formation d’un peu d’acide valérianique. L’exposition à la vapeur de l’acide sulfureux retarde cette altération. Pour l’usage médicinal, on doit rejeter les strobiles qui sentent l’acide sulfureux, quoique, en réalité, cet acide devienne très-rapidement inoffensif. Liebig a réfuté les objections faites par les brasseurs, relativement à la sulfuration des cônes de houblon.

Composition chimique. — Indépendamment des principes constituants des glandes, qui seront décrits dans l’article suivant, le houblon contient 3 à 5 pour 100 d’un acide tanniquc G2SH24013, qui vient d’être étudié par Etti (1876), de la chlorophylle, de la gomme; 5 à 9 pour 100 de cendres, surtout des sels de potassium, et environ 12 pour 100 d’eau. Siewcrt, en 1870, a analysé six échantillons de houblon cultivé en

(1) James 1, 1603, cap. 18.

ULMACÉES.

Allemagne; il a trouvé que la résine soluble dans l’alcool variait de 9,7 à 18,4 pour 100.

L’odeur des cônes de houblon est duo à une huile essentielle, dont ils renferment I a 2 pour 100. Personne a trouvé que cette essence contient du Valérol, CfiII100, qui passe à l’acide valérianique ; ce dernier se trouve réellement dans les glandes, dans la proportion, d’après Mehu (1), de 0,1 a 0,17 pour 100 seulement. Lorqu’on la prépare avec des cônes Irais, 1 essence est verdâtre ; elle est d'un brun rougeâtre quand les cônes employés sont vieux. Nous l’avons trouvée dépourvue de pouvoir rotatoire, neutre au papier de tournesol, et ne prenant aucune coloration marquée sous 1 influence de l’acide sulfurique concentré.

Griessmaycr, en 1874, a montré que les cônes de houblon contiennent de la triméthy lamine, et une faible proportion d’un alcaloïde liquide, volatil, non encore analysé, qu’il a nommé lupuline. Ce dernier à l’odeur de la conicine, et se colore en violet lorsqu’on le traite par le chromate de potassium et l’acide sulfurique.

Production et Commerce. — - En 1873, l’Angleterre était considérée comme ayant 63276 acres cultivés en houblon. Le principal centre de cette culture est le comté de Kent. En 1873, 39040 acres y étaient occupés par cette plante. Elle est cultivée sur une étendue beaucoup moins étendue dans le comté de Sussex, et encore moins dansl’Herefordshire, le Hampshire, le Worcestershire et le Surrey. Les autres comtés anglais et la principauté de Galles n’en produisent que fort peu, et l’Ecosse pas du tout.

Dans l’Europe continentale, le houblon est très-cultivé, dans la Bavière, la Bohême et le Wurtemberg, la Belgique et la France, mais cependant sur une moins grande échelle qu’en Angleterre. En 1872, la France avait 9223 acres cultivés en houblon (2).

Malgré la grande culture de houblon qui se fait en Angleterre, on en apporte encore des autres pays. En 1872, l’importation fut de 133 965 quintaux, évalués à 679276 livres sterling. Sur cette quantité, la Belgique fournit 66930 quintaux ; l’Allemagne, 36612 quintaux; la Hollande, 16675 quintaux; les Etats-Unis, 10414 quintaux, et la France 5328 quintaux. Pendant la même période, le Royaume-Uni en exporta 31 215 quintaux (3).

(1) Thèse , Montpellier, 1867.

(2 1 Agriculture Returns of Great Britain, etc., 1873, présentés au Parlement, 48, 49, 70, 71.

(3) Annual Statement ofthe trade of the United-Kingdorn for 1872, 49, 93.

Usages. Le houblon est administré, en médecine, comme tonique

et sédatif surtout sous la forme de teintuie, d infusion ou d extiait.

Fig. 21S. Houblon,

Les Houblons ( Bumulus L., Généra , 304) sont des Ulmacées de la série des Cannabinées, à fleurs dioïques, régulières; à fleurs mâles pentamères ; à filets staminaux dressés dans le bouton ; il fleurs femelles nées dans l’aisselle d’une bractée incomplètement embrassante ; à ovaire uniloculaire par avortement et uniovulé; à achaines enveloppés par le périantlie.

Le Houblon commun (Humulus Lupulus L. Species, 1457) est une plante à souche vivace et à rameaux aériens annuels, volubiles, s’enroulant de droite à gauche, et pouvant s’élever à une grande hauteur. Ils sont anguleux, rudes au toucher, munis de petits poils réfléchis et rudes. Les feuilles sont opposées, munies de longs pétioles presque cylindriques, cannelés sur la face supérieure, et chargés de petits poils coniques très-résistants. Entre les points d’insertion des deux pétioles d’une même paire de feuilles se voit, de chaque côté, une paire de stipules courtes, connées dans leur moitié inférieure et quelquefois dans presque toute leur étendue, triangulaires et aiguës au sommet, membraneuses. Le limbe des feuilles varie de forme suivant ses dimensions, qui sont d’autant plus considérables quelafeuille est située plus bas sur la tige. Le limbe des feuilles inférieures est presque arrondi dans son contour général, cordé à la base, divisé en trois ou cinq grands lobes principaux séparés les uns des autres par des sinus profonds ; tous sont aigus au sommet, et découpés sur les bords en larges dents acuminées. Les feuilles situées dans le voisinage du sommet des rameaux, et celles qui se trouvent à la base des inflorescences femelles, sont beaucoup plus petites, ovoïdes, aiguës au sommet, plus ou moins cordées à la base, également dentées sur les bords. Le limbe des feuilles inférieures a de 10 à 15 centimètres de long, et de 13 à 16 centimètres de large. Leur pétiole a de 12 à 15 centimètres de long. Le limbe des feuilles terminales les plus grandes a de 5 à 7 centimètres, et leur pétiole a de 3 à 4 centimètres. A partir de ces dimensions extrêmes les feuilles terminales offrent une taille d’autant plus réduite qu’elles sont plus voisines du sommet des rameaux. Sur certaines branches, toutes les feuilles sont lobées. Toutes les feuilles sont colorées en Vert gai, un peu plus pâle sur la face inférieure ; elles sont très-rudes au toucher. Les fleurs mâles et les fleurs femelles sont portées par des pieds différents. Les fleurs mâles sont disposées en grappes axillaires, longues et lâches, de cymes. Leur calice est formé de cinq sépales indépendants jusqu’à la base, imbriqués en quinconce dans la préfloraison. I. androcée se compose de cinq étamines libres, situées en face des sépales, munies chacune d’un filet droit dans le bouton, et d’une anthère|allongée, biloculaire, introrse, déhiscente par deux fentes longitudinales. Les fleurs femelles sont disposées en longues cymes axillaires de chatons supportés chacun par un pédoncule long, grêle et nutant. A la base de chaque chaton, il existe un certain nombre de bractées sté-

Fig. 219.

ncmblon, bractée et fruit.

ULMÀCÉES.

i puis viennent îles bractées qui ont chacune dans leur aisselle une fleur femelle. Celte dernière est incomplètement enveloppée par la bractée mère, qui se replie autour d elle dans le bas, mais la laisse libre dans toute sa partie supérieure, même après la maturation du fruit, tandis que dans le Chanvre (voy. p. 289, note a) elle enveloppe complètement ce dernier. La fleur femelle est réduite à un périanthe simple formé de divisions connées, et ci un pistil d’abord biloculaire, mais dont une loge avorte. L’ovaire uniloculaire qui persiste est arrondi, un peu aplati de dehors eu dedans, supère, surmonté de deux styles allongés et entièrement recouverts de papilles stigmatiques. Tl renferme un seul ovule inséré sur la cloison qui divisait au début les deux loges, anatrope, suspendu, à micropyle dirigé en haut et en dehors. Le fruit est un petit achaino aplati, enveloppé complètement par le périanthe accru en un sac membraneux, vésiculeux, jaunâtre. La graine est dépourvue d’albumen ■, elle renferme un embryon volumineux, recourbé sur lui-même. Pendant la maturation du fruit, les bractées mères se développent beaucoup, tout en restant membraneuses, et constituent la partie connue sous le nom de Cône de Houblon. [Thad.

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