OCCIDENTALE
Cettëdrogueestlcfruitdu Piper 67wsiVC.DC. ( Cubeba Clusii Miq.). C’est une baie arrondie, ayant beaucoup de ressemblance avec le Cubèbe commun, mais plus petite, moins rugueuse, atténuée en un pédicelle grêle, une ou deux fois aussi long que la baie, et ordinairement rc-
(1) Ils ont donné îi Schmidt 1,7 pour 100 d’essence et 3 pour 100 de résine.
(2) De Candolle, Prodr., XV, S. I, 199. — Hanbury, in Pharm. Journ., 1802, III, 203, avec figure.
courbé. Les baies sont disposées autour d’un pédoncule commun ou rachis. Leur coloration est rouge, et passe pai la dessiccation au giis cendré. Elles ont l'odeur et la saveur chaude du Poivre. D’après Stenhousc, elles contiennent de la pipérine et non de la cubcbinc (1).
Le fruit du Piper Clusii ôtait connu, dès 1364, des marchands de Rouen et de Dieppe, qui l’importaient de la Côte des Graines, aujourd’hui Liberia (2), sous le nom de Poivre. Les Portugais l’importaient aussi de Bénin, dès 1485, sous le nom de Pimienta de rabo, c’est-à-dire Poivre à queue , et essayaient en vain de le vendre dans les Flandres (3). Clu-
sius reçut de Londres un échantillon de cette drogue, dont il a laissé une bonne figure dans ses Exotica (4). Il dit que son importation fut interdite parle roi dcPortugal, par crainte qu'il ne dépréciât le Poivre de l’Inde. Cette épice était connue également de Gerarde et de Parkinson. A notre époque, elle a été récemment signalée de nouveau par le docteur Daniell (3). On l’emploie sur la côte occidentale d’Afrique comme condiment (6).
(a) Le Piper Cubebah. Fil.
(Suppl., 90) est, comme les
espèces dont il a déjà été
,. , . . Fig. 240. Piper Cubbea,
question, une plante à tiges D
aériennes ligneuses, grimpantes ; à branches arrondies, de la grosseur d’une plume d’oie, lisses, d’un gris cendré, renflées et articulées au niveau des nœuds,, et émettant dans ces points des racines adventives à l’aide desquelles elles se lixent sur
(1) Pharm. Journ., 1855, XIV, 3G3.
(2) Mahgry, les Navigations françaises et la Révolution maritime du XIVe au XVIe siècle, 1867, 26.
(3) Giovanni di Barros, l'Asia, Vcnet., 1361, I, 80.
(4) Lib. I, c. 22, p. 184.
(5) Pharm. Journ., 1855, XIV, 198 ; et plus récemment aussi par Schweinfurth.
(6) Un baril de ce poivre fut mis en vente à Londres, sous' le nom de « Cubë'ôs », le Il février 1858.
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les objets qui les supportent. Les jeunes rameaux sont finement laineux, ainsi que les pétioles. Les feuilles sont pétiolées, oblongues ou ovales-oblongues, acuminées, arrondies ou obliquement cordées à la base, coriaces, lisses, penninerves, munies de nervures saillantes; elles sont longues de 10 à 15 centimètres, et larges de 4 â 5 centimètres. Les épis floraux sont disposés à l’extrémité des branches, en face des feuilles, et. portés par des pédoncules aussi longs que les pétioles. Les fleurs sont dioïques, les mâles et les femelles étant portés par des pieds différents. Les bractées florales sont adnées au rachis de l'inflorescence, sauf au niveau de leurs bords. Les fleurs offrent l’organisation de celles du Poivre noir (vov. p. 342, note a). Les fruits se distinguent par les longs pédoncules qui les supportent. [Thad.]