‹ Histoire des drogues d'origine v©♭g©♭tale [electronic resource]Chapitre 71 sur 124 · BOIS DE SANTAL · texte numérisé non relu

BOIS DE SANTAL

Lignum Santali; Lignuin Santalinum album vel citrinum; Bois de Santal citrin ; angl., Sandal Wood; allom., Weisses oder Gclbes Sandelholz.

Origine botanique. — Santalum album L. — C’est un petit arbre de 6 à 9 mètres de haut, avec un tronc de 45 à 90 centimètres de circonférence. Il est originaire des parties montagneuses de la péninsule indienne, et surtout du Mysore, de certaines parties de Coimbatore, du nord du Canara et de la Présidence de Madras. Il croît dans les régions sèches et découvertes, souvent dans les haies, mais non dans les forêts. On le trouve aussi dans les îles de l’archipel oriental, notamment dans l’île de Sumba (nommée aussi Ghandana ou île au Bois de Santal), et dans l’île Timor (a).

On a récemment recueilli une grande quantité de bois de Santal dans les îles Hawaïennes ou Sandwich, où son existence avait été signalée dès 1778. On l’extrait du Santalum Freycinetianum Gaud. et du Santalum pyrularium A. Gray (1). Dans les îles Yili ou Fiji, on le retire du Santalum Yasi Seem. Dans la Nouvelle-Calédonie, il est produit par le Santalum austro-caledonicum Vieill. (2), et dans l’Australie occidentale par le Santalum Fusanus spicalus Br. ( Santalum spicatum DG., Santalum cygnorum Mm) (3). Dans l’Inde, l’arbre au bois de Santal est protégé par le gouvernement, et constitue la source d’un commerce productif. Dans les autres pays, où il est abandonné à lui-même, il a été détruit, du moins dans les endroits accessibles, peu d’années après avoir été découvert.

Historique. — Le bois de Santal, dont le nom sanskrit C/ianclana a passé dans plusieurs autres idiomes de l’Inde, est mentionné dans les Nirukta ou écrits d’Yaska, le plus vieux commentaire védique qui existe, écrit vers le cinquième siècle avant Jésus-Christ. Ce bois est aussi

(1) Seemann, Flora Vitiensis, 18GS-73, 210-215.

(2) Soubeiran, in Journ. de Pharm., 1870, XI, 243.

(3) Nous ignorons si le Santalum lanceolatum Br , arbre qu’on trouve dans le nord et l’est de l’Australie, et qui est nommé par les colons Sandal wood, constitue un objet de commerce.

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mentionné dans les anciens poëmes épiques sanskrits, notamment le Ramayana et le Mahabharata, dont certaines parties sont d’une date à peu près aussi reculée.

L’auteur du Periplus de la mer Erythrée, écrit vers le milieu du premiei siècle, énumère le bois de Santal (EûXa cay aXiva) parmi les marchandises indiennes importées à Omana dans le golfe Persique (t). Le TÇavSdvx mentionné vers le milieu du sixième siècle par Cosmas Indicopleustes (2), comme apporté à Taprobane (Ceylan), de la Chine et d auties pays, était probablement le bois dont nous parlons. A Ceylan, son huile essentielle était employée, dès le neuvième siècle, dans l'embaumement du corps des princes. Le bois de Santal est cité par Masudi (3), comme l’un des aromates les plus coûteux de l’archipel oriental. Dans l’Inde, il était employé aux usages les plus sacrés. Il en existe an exemple remarquable dans les célèbres portes de Somnath, qu’on suppose dater de mille ans (4).

Parmi les écrivains européens, Gonstantinus Africanus, qui vivait à Salerne au onzième siècle, est l’un des premiers qui fassent mention du Sandalmï (5). Ebn Serabi, nommé Serapion le Jeune, qui vivait vers la même époque, connaissait les bois de Santal blanc , jaune et rouge (6). Ces trois sortes de bois de Santal se trouvent aussi dans une liste (7) de drogues en usage à Francfort vers 1450. Dans le Compendium aromàtanorum de Saladiuus, publié en 1488, nous trouvons mentionnés comme devant être tenus par les apothicaires italiens : « Sandali irium generum , scilicet albi, rubri et citrini. » Il est extrêmement douteux que le bois de Santal rouge, associé ainsi avec le blanc et le jaune, fût le bois inodore du Pterocarpus santalinus, aujourd’hui nommé Lignum Santalinum rubrum ou Bois de Santal rouge ( Red Sanders des Anglais) (voir I, 363). Il se rapporte plutôt à un véritable bois de Santal, dont

(1) Vincent, Commerce and Navigation of the Ancients, 1S07, II, 378.

(2) Migne, Patrologiæ Cursus, sériés Græca, lxxxviii, 446.

(3) Les Prairies d'Or, texte et trad. par Barbier de Meynard et Pavet de Courteille, 1861, I, 222.

(4) Elles ont 11 pieds de haut et 9 pieds de large, et sont richement ornées de sculptures en bois de Santal. Elles furent construites pour le temple de Somnath, à Guzerat, alors considéré comme le temple le plus sacré de l’Inde. A l’époque de la destruction de cette ville, en 102o, ces portes furent transportées il Ghuzni, dans l’Afghanistan, où elles restèrent jusqu’il la prise de la ville par les Anglais en 1842. Elles furent alors transportées dans l’Inde. On les conserve aujourd’hui dans la citadelle d’Agra. Pour les figures de ces portes voyez : Archæologia, 1844, XXX, 1. 14.

(o) Opéra, Basil., lo36-39, Lib. de Gradibus, 369.

(6) Liber Scrapionis aggregatus in medicinis simplicibus, 1473.

(7) Flückiger, Die Frankfurter Liste, Halle, 1873, 11.

trois sortes désignées sous les noms de blanche, rouge et jaune, sont encore distinguées par les commerçants indiens (I). Barbosa (-2) nous apprend, d’autre part, que, vers 151 1 , le bois de Santal blanc et le jaune valaient à Calicot, sur la côte de Malabar, huit à dix fois autant que le rouge. Cela semblerait indiquer qu’à cette époque le bois de Santal rouge ne constituait pas une simple variété des deux autres espèces, mais une marchandise très- différente, comme le bois de Santal rouge du commerce moderne.

En 1635, l’impôt levé sur le bois de Santal importé en Angleterre était de J shilling par livre pour le bois blanc, et de 2 shillings par livre pour le jaune (3).

La première figure et la première description satisfaisante du Sant aluni album se trouvent dans 1 Hevbarium Amboinense de Rumphius (II, t. 11).

Production. — Les régions sèches dans lesquelles on trouve le bois de Santal forment une zone limitée, située surtout dans le Mysore et le Coimbatore, au nord et au nord-ouest des montagnes de Neilgherries, séparées de l’océan Indien par le Courg et le Canara. On le trouve aussi, davantage vers l’est, dans les districts de Salem et du nord d’Arcot, où l’arbre croît à une altitude de 900 mètres au-dessus du nncau de la mer. Dans le Mysore, qui produit la plus grande quantité de bois de Santal, les arbres appartiennent tous au gouvernement, et ne sont abattus que par ses propres employés. Ce privilège fut conféré à la Compagnie des Indes orientales par un traité passé avec Hyder Ali, le 8 août 1770, et ce monopole a été conservé jusqu’à nos jours. Les exportations de bois de Santal faites par le Mysore sont estimées à environ 700 tonnes par an, valant 27 000 livres ster- Irng (4). Le bois est embarqué à Mangalore. Un monopole semblable existait’ dans la présidence de Madras ; il a été abandonné il y a quelques années. Cependant le bois de Santal constitue encore pour le gouvernement de Madras une source de revenus, dont l’importance s’est accrue régulièrement pendant ces dernières années, par suite d’un aménage-

G) Ainsi, Milburn, dans son Oriental Commerce (1813), dit: «Plus la couleur est onoen, p us grand est le parfum; il en résulte que les marchands divisent le Santal en rouge, jaune et blanc , mais ces mots se rapportent à différents degrés d’une même co oration, et non à des différences dans l’espèce do l’arbre.» (I, 291,)

n„,l „USI° ,Navigationi et Viaggi, etc., Venet., 1534, fol. 357 b., Libro di Odoardo

nui oosa rortog/icse.

(3) The Rates of Marchandises, Lond., 1G35.

Raden Powell, Report on the Administration of the Foresis Department te several provinces under the Government of India, 1872-73, Calcutta, 1874, 1, 27,

LORANTHACÉES.

ment systématique des forêts du gouvernement. La quantité de bois de Santal coupée dans les forêts réservées, pendant l’année 1872-187.'], été évaluée, dans les rapports, à 15 329 maunds (547 tonnes et demie) (1 ). L’arbre au bois de Santal, indigène des régions que nous venons de nommer, se multiplie à l’aide de graines qui se sèment spontanément, ou qui sont semées par les oiseaux; aujourd’hui, on en fait aussi des plantations régulières. On place les graines au nombre de deux ou trois dans un trou avec des graines de Capsicum. Ces dernières poussent très-rapidement, et les jeunes Piments protègent les jeunes Santals (2).

Il est probable aussi que les Piments subviennent à l’alimentation des Santals, car il a été récemment démontré (3) que le Santalum est parasite, et que ses racines se fixent par des renflements tuberculeux sur les racines de plusieurs autres plante». On dit aussi que les jeunes Santals croissent surtout très-bien lorsqu’on établit une prairie dans les lieux où on les a semés. Les arbres atteignent la taille voulue au bout de vingt à trente années. Leurs troncs ont alors jusqu’à 30 centimètres de diamètre. On abat l’arbre; on enlève les branchés, et on abandonne le tronc sur le sol pendant quelques mois. Pendant ce temps, les fourmis blanches mangent la plus grande partie du bois mou et inodore. On nettoie alors grossièrement le tronc, et on le débite en billes longues de 60 à 75 centimètres qu’on transporte dans les dépôts des forêts. Là on les pèse, on les soumet à un second nettoyage plus soigneux, et on les classe d’après leur qualité. Dans quelques localités, on a 1 habitude d’arracher l’arbre au lieu de le couper. Dans les auties, on aiiacht la racine après avoir coupé le tronc. La racine fournit un bois estimable qu’on conserve avec les copeaux et la sciure pour la distillation ou pour brûler dans les temples. Le bois mou et les branches n ont pas de valeur (4).

En 1863, une sorte de bois de Santal fournie parle Fusanus spicatus constituait l’un des principaux objets d’importation de l’Australie occidentale, d’où elle était expédiée en Chine. La seule barrière mise à l’abatage des arbres était le payement d’une légère redevance pour obtenir la

(1) Report of the Administration of the Madras Presidency dunng the y car 18/2- 73, Madras, 1874, 18, 143.

(2) Beddome, Flora Sylvatica for Southern India, 1872, 286

(3) Scott, in Journ. of Agricult. and Hortic. Soc. of India , Calcutta, 1871, II,

P’(4)’ Elliott, Expériences of a Planter in the Jungles of Mysore, 1871, II, 237 ; et aussi d’après des communications du Capt. Campbell Walker, conservateur des forets*

Madras.

permission de couper les diverses sortes de bois de charpente. Les fermiers employaient leurs attelages, pendant la mauvaise saison, à transporter à Pcrth ou à Guildford les bûches de Santal qu’ils avaient coupées dans les forêts. 11 se fit ainsi un commerce actif de bois de Santal, tant qu’on put trouver des arbres de belle taille dans un rayon de 100 à 150 milles des villes, où elles se vendaient de 6 livres sterling à 6 livres 10 shillings la tonne. Mais la destruction mal réglée et imprévoyante des arbres, qui eut lieu dans les districts les plus accessibles, réduisit tellement leur nombre, que ce commerce ne tarda pas à disparaître de cette partie de l’Australie (1). Le bois de Santal d’Australie paraît cependant constituer encore un objet de commerce, autant qu’on peut en juger par ce fait que, pendant l’année 1872, 47 904 quintaux de ce bois furent transportés d’Australie à Singapore. La plus grande partie fut expédiée pour la Chine (2).

Description. — Le bois de Santal n’est que peu connu dans le commerce anglais, et il n est pas toujours facile d’en trouver, même à Londres. Celui que nous avons examiné, et que nous croyons être d’origine indienne, était en bûches cylindriques ayant en général 15 centimètres de diamètre ; les plus grosses avaient 20 centimètres et les plus petites 8 centimètres ; elles avaient de 90 centimètres à lm,40 de long ; elles étaient très-lourdes ; l’écorce avait été enlevée. Sur une section transversale, le bois de Santal offre une coloration d’un brun pâle, avec des zones concentriques plus foncées, et, si on le regarde à la loupe, de nombreux pores. Le tissu est traversé par des rayons médullaires qui sont également visibles à la loupe. Le bois se fend facilement, et émet, quand on le frotte, une odeur agréable, très-persistante ; il possède une saveur aromatique assez forte. Les diverses variétés de bois de Santal ne sont pas classées par les quelques personnes qui en font le commerce à Londres, et il nous est impossible d’indiquer les caractères à l’aide desquels on peut les distinguer. Dans les prix courants des maisons de commerce de la Chine, trois sortes de bois de Santal sont énumérées : le bois des îles de la mer du Sud, celui de Timor et celui de Malabar. La dernière sorte est cotée trois ou quatre fois plus cher que les deuxauties. Le bois de Santal de l’Inde est lui-même susceptible de présenter fb. grandes variations. Beddome (3), conservateur des forêts de Ma-

(l) Millett, An Australian Parsonage, Lond., 1872, 43, 93, 382.

(f) Stra'ts Settlements Plue Book for 1872, Singapore, 1873, 298, 347. — Il est pos-

M / k°*s de Santal en question ait été produit' par les îles de la mer du Sud, et expédié d un port australien. ;

(3) Op. cit.

LORANTHACÉES.

dras el excellent observateur, fait remarquer que le plus beau bois de Santal est celui qui a poussé dans les terrains rocheux secs et pauvres, et que les arbres qui croissent clans les riches terrains d’alluvion ne produisent pas de duramen, et sont par suite sans valeur. Une variété de l’arbre, à feuilles plus lancéolées (var. Ç>. myrlifolium DG.), originaire des montagnes orientales de la Présidence de Madras, produit un bois de Santal presque inodore.

Structure microscopique. — Les faisceaux ligneux offrent une largeur de 35 à 420 millièmes de millimètre; les faisceaux primaires sont fréquemment divisés par des rayons médullaires secondaires. Ces derniers sont formés d’une ou souvent de deux rangées de cellules ayant la forme habituelle. Le tissu ligneux qu’ils limitent est formé en majeure partie de petites fibres ligneuses à extrémités pointues, de quelques cellules parenchymateuses plus larges, et de vaisseaux cù parois épaisses. La résine et l’huile essentielle résident surtout clans les rayons médullaires auxquels elles donnent une coloration plus foncée.

Composition chimique. — Le principe le plus important du bois de Santal est l’huile essentielle, qu’il renferme dans une proportion de 1 à 4 pour 100 environ. C’est un liquide jaune-clair, épais, possédant l’odeur caractéristique du Santal. Celui que nous avons examiné a\ait pour poids spécifique 0,963. Nous n’avons pu lui trouver un point fixe d’ébullition : il commence à bouillir à 214° C., mais la température s élève de suite, et l’essence acquiert une coloration plus foncée. L’intensité et le caractère de l’arome de cette huile varient beaucoup a'vec la \iiriété de bois qui l’a produite. En traitant du bois de Santal pai 1 alcool bouillant, nous en avons retiré 7 pour 100 d’un extrait noirâtre, qui laissa précipiter un tannate quand on le traita par une solution alcoolique d’acétate de plomb. Décomposé par l’hydrogène sulfuré, ce tannate donna un acide tannique peu coloré, et prenant une teinte verdàtie sous l’influence d’un sel ferrique. L’extrait contenait aussi une résine

noirâtre.

Commerce. — Le marché le plus important pour le commerce du bois de Santal est la Chine. Pendant l'année 1860, il a été importé, dans les quatre ports ouverts de cet empire, 87 321 peculs de bois de Santal. Sur cette quantité, la ville de Hankow, située sur la rivière Yangtsze, en a reçu 61 414 péculs, plus de sept fois autant que les trois autres ports réunis (I). Les importations plus récentes d Han-

(1) Reports on Trade at the ports in China open to foreign Tradefor 18GG, publiés par ordre de l’Inspecteur général des douanes, Shanghai, 1867, 120, 121.

kow sont moindres; en 1871, elles ont été de 14989 péculs, et en 1872, de 12 798 péculs (I). Shanghaï, situé à remhouchure de la même rivière, a importé, en 1872, 54 485 péculs de Lois de Santal, dont la valeur a ôté estimée à 100000 livres sterling. Il se fait aussi, à Bombay, un commerce important de bois de Santal. La quantité importée annuellement dans cette ville est de 650 tonnes, et la quantité exportée d’environ 400 tonnes (2). L’essence de bois de Santal est fabriquée sur une grande échelle dans les pays situés entre Mangalore et Mysore, où le combustible est abondant. D’après les rapports officiels (3), la quantité de cette essence, importée à Bombay pendant l’année 1872-73, a été do 10 348 livres, estimées à 8374 livres sterling; 4500 livres furent réexportées par mer.

Usages. — L’huile essentielle de Santal a été récemment prônée comme substitutif du Copahu. Le bois de Santal n’est lui-même d’aucun usage dans la médecine européenne. Il est employé comme parfum, et sert à la fabrication de petits objets d’ornementation. Les indigènes de l’Inde l'emploient beaucoup dans les rites mortuaires. Les riches Hindous témoignent de leur respect pour les morts par la quantité de bûches de bois de Santal qu’ils ajoutent au bûcher funéraire. On emploie la poudre du bois mise en pâte avec de l’eau pour les marques distinctives des castes, dans l’Inde, et aussi comme médicament. En Chine, le bois de Santal paraît être surtout employé à la préparation de l’encens qu’on brûle dans les temples.

(a) Les Santalum L. ( Gênera , éd. 2, n. 383) sont des Loranthaeées de la tribu des Santalées, à fleurs ordinairement tétrainères, plus rarement pentamères, à placenta fusiforme, portant les ovules près de sa base.

Le Santalum album L. ( Species , 497) est un arbre à feuilles opposées, sans stipules, ovales-elliptiques, ordinairement aiguës à la base et au sommet, longues de 4 à G centimètres, membraneuses, pâles en dessous, entières. Les fleurs sont disposées en panicules de cymes terminales et axillaires, à ramifications opposées, triflores, avec des bractées très-petites et des pédicelles à peu près aussi longs que l’ovaire. Les fleurs sont hermaphrodites et régulières. Le périanthe est simple, à quatre folioles rougeâtres en dedans, munies de poils depuis la base jusqu’au niveau des anthères, valvaires dans la préfloraison. L’androcée est formé de quatre étamines opposées aux sépales, à filets grêles, à anthères plus courtes que le filet, biloculaires, introrses, déhiscentes par deux fentes longitudinales. Entre les étamines, se trouve un disque formé de quatre glandes aussi longues que les filets, alternes avec les divisions du périanthe. Le gynécée est formé d’un ovaire à trois carpelles; d’abord libre, mais, au

(1) Commercial . Reports of H. M. Consuls in China- for 1871, 80, et 1872, 62, 189.

(2) D’après le document officiel cité â la page 512, note 3, t. I.

(3) Voyez page 373, note 4.

CONIFlîKES.

moment de l'épanouissement de la fleur, totalement infère. Il est uniloculaire et surmonté d’un style conique, allongé, divisé en trois lobes stigmatiques qui s’élèvent il la hauteur des anthères. La loge unique de l’ovaire contient un placenta central libre, fusiforme, dont la base est, chargée d’ovules orthotropes, suspendus, en mémo nombre que les carpelles et situés en face de ces derniers. Les ovules sont dépourvus de membrane d’enveloppe, le sac embryonnaire étant constitué par une simple cellule du placenta qui fait saillie à la surface de ce dernier, et va pour ainsi dire à la rencontre du tube pollinique (1). Le fruit est une drupe globuleuse, de la grosseur d’une petite cerise, noire à la maturité, couronnée par la cicatrice îles lobes du périanthe, et contenant un noyau ligneux, plus ou moins ruminé. Elle contient une seule graine à endosperme épais, à embryon fusiforme, formé d’une radicule supère beaucoup plus longue que les cotylédons. [Trad.]

CONIFERES

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