‹ Histoire des drogues d'origine v©♭g©♭tale [electronic resource]Chapitre 86 sur 124 · Rhizome de Galanga mineur, fAlpinia ofjîcinarum.J · texte numérisé non relu

Rhizome de Galanga mineur, fAlpinia ofjîcinarum.J

le diamètre maximum est d’environ 2 centimètres, mais est souvent beaucoup moindre. Ce rhizome a été coupé , encore frais, en morceaux de 3 à 7 centimètres, souvent ramifiés, et marqués transversalement, et à de courts intervalles, de sillons étroits et sinueux, indiquant les points d'attache des feuilles ou des écailles. Les morceaux sont durs, résistants, ridés, colorés extérieurement en brun rougeâtre foncé, et offrant, quand on les coupe en travers, un intérieur un peu plus pâle, mais jamais blanc, avec une partie centrale plus foncée. Lorsqu’on la broie, cette drogue exhale une odeur agréable ; sa saveur est épicée, forle, brûlante.

Structure microscopique. — La portion centrale du rhizome est séparée de la couche extérieure par une gaine qui se présente sous l’aspect d une ligne foncée, bien limitée. Cependant le tissu central ne diffère pas beaucoup de celui qui l’entoure ; tous les deux sont composés de cellules parenchymateuses uniformes, traversées par des faisceaux fibro-vasculaires épars. On trouve aussi dans ce parenchyme quelques cellules remplies d’huile essentielle ou de résine, mais la plupart d entre elles contiennent de gros grains d’amidon qui affectent la

( 1) De Rerum gradibus, Argentorali, 1531, 162.

(2) Hanbury, Historical Notes on the Radix Galangœ of Pharmacy, iu Science Papers, 370.

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forme exceptionnelle de massues. Quelques cellules renferment une substance brune, qui diffère de la résine en ce qu’elle est insoluble dans l’alcool. La couche subéreuse est remarquable par ses cellules à parois

ondulées.

Composition chimique. — L’odeur du Galanga est duc aune huile essentielle que le rhizome renferme, dans la proportion de 1/3 a 1/2 pour 100 seulement. D’après les recherches de Vogel, elle paraîtrait avoir la composition C10II,6O. Brandes (1) a extrait du Galanga, à l’aide de l’éther, un corps neutre, inodore, insipide, cristallin, nomme Kampfcride, qui demande à être étudié plus complètement. Le piincipc qui donne à la drogue sa saveur brûlante, et qui est sans doute analogue à celui du gingembre, n’a pas encore été étudié.

Commerce. - Le Galanga est expédié de Canton pour les autres

ports de la Chine, 1 Inde et l’Europe, mais il n’existe aucune statistique qui permette déjuger de l'importance de la production totale. D’après les rapports officiels cités par Hance, les exportations de l’année 1869, qui paraissent avoir été exceptionnelles, s’élevèrent à 370,800 livres.

Pendant l’annéè 1870-71, Fig. 2go. Rhizome do Galanga majeur. Bombay en a importé 333

[Alpinia Galanga.) quintaux (2).

Usages. — Le Galanga est un aromatique stimulant de même natuie que le Gingembre. 11 est aujourd’hui h peu près abandonné dans la pratique médicale, mais il est populaire comme remède et comme épice dans la Livonie, l’Esthonie et la Russie centrale. Les Tartares l’emploient en guise de thé. Il est également employé en Russie par les brasseurs et par les fabricants de vinaigres et de liqueurs. Enfin on s en sert dans la médecine vétérinaire.

Substitutions. — Le rhizome de YAlpinia Galanga Swartz, plante de Java, constitue la drogue connue sous le nom de Radix Galangæ majora ou Galanga majeur (Greater Galanga), qui est apportée parfois sur e

(1) Archiv (1er Pharm., 1830, XIX, 02.

(-2) Rapporta cités plus haut, la page 47, note 3.

marché de Londres. Il se distingue par ses dimensions plus considérables, et la teinte chamois pâle de la couche interne qui contraste avec la coloration brun orange de sa couche externe.

Les Alpinia L. ( Généra , n. 4) sont des Àmomacées de la tribu des Zingibérues, h fleurs disposées en panicules au sommet des tiges foliacées ; à calice tubuleux ; h tube de la corolle court; à filet staminal simple, dressé; à anthère non appendiculée ; à ovaire infère ; à fruit bacciforme, triloculajre, polysperme ; à graines nrillées.

h' Alpinia officinarum Hance (in Journal of the Linn. Soc., 1873, XIII,, G) est une plante, â longs rhizomes rampants recouverts de grandes écailles glabres, blanchâtres, fibreuses, auxquelles succèdent des cicatrices annulaires sinueuses. Les rameaux aériens sont hauts de 60 centimètres à 1 mètre, et munis de feuilles engainantes, coriaces, très-glabres, lancéolées, rétrécies au niveau de la jonction du limbe et de la gaine, mais non pétiolées, pourvues d’une ligule très-développée, oblongue, scarieuse, dressée, un peu aiguë au. sommet. Les feuilles sont longues de 25 à 35 centimètres. Les fleurs sont disposées, au sommet de la tige foliacée, en une grappe simple, dressée, dense, ne dépassant pas d’ordinaire 10 centimètres de long. Chaque fleur est accompagnée de deux bractées en forme de spathe, l’une extérieure verte, l’autre plus intérieure blanche. Les fleurs sont dépourvues de bractéoles et sessiles. Le calice est blanc, tubuleux, tomenteux, divisé en deux ou trois lobes scarieux. La corolle est également blanche, tubuleuse et tomenteuse, à lobes oblongs, obtus, cucullés. L’androcée est formé d’une étamine fertile, â filet court, dressé, à anthère non appendiculée, biloculaire, déhiscente par deux fentes longitudinales, et d’un staminode ou labelle très-développé, entier ou bilobé au sommet, muni à la base de deux cornicules charnues et rigides ; il est blanc et muni de stries d’un rouge vineux qui se réunissent près du sommet en une tache étalée en éventail. Le gynécée est formé d'un ovaire tomenteux, infère, triloculaire, surmonté d’un style un peu plus long que l’anthère, dilaté au sommet et cilié. Le sommet de l’ovaire offre deux glandes épigynes jaunes, oblongues, pourprées, entières ou tabulées. Le fruit est à peu près globuleux, tomenteux, à péricarpe coriace ; il contient plusieurs graines munies d’arilles, anguleuses, très-cohérentes. [Trad.]

(b) L’ Alpinia Galanya Swartz ( Obs . bot., 8) est une plante â tiges aériennes plus ou moins vivaces, à peu près dressées, lisses, arrondies, hautes de lm,80 à 2 mètres au moment de la floraison, couvertes, au-dessus de la partie médiane, de gaines foliaires dépourvues de limbes. Les feuilles sont courtement pétiolées, lancéolées, lisses, un peu calleuses sur les bords, blanches, tangues de 30 à 60 centimètres et larges de 10 â 15 centimètres ; elles sont munies au niveau du point de jonction de la gaine et du limbe d’une ligule courte, arrondie et ciliée. Les fleurs sont disposées en une panicule terminale, dressée, oblongue, étalée, dichotome, dont chaque division porte de deux à six fleurs colorées en vert pâle. Le staminode ou labelle est ovale ou ovale-oblong, concave, profondément bilobé, finement lacinié, blanc avec de petites taches rougeâtres, onguiculé, et muni à la base de deux petites dents colorées. L’ovaire est lisse, ovale, surmonté d’un style filiforme â stigmate en entonnoir. Chaque loge contient deux ovules insérés vers 1e milieu de la hauteur de la loge. Le fruit est une capsule de la taille d’une petite cerise, obovale, lisse, colorée en rouge-orange foncé, triloculaire, indéhiscente, ne contenant d’ordinaire dans chaque loge qu’une seule graine enveloppée d’un arille, contenant un embryon nxile au centre d’un albumen abondant. [Trad.]

AMOMACÊES.

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