‹ Histoire des drogues d'origine v©♭g©♭tale [electronic resource]Chapitre 88 sur 124 · AUTRES SORTES DE CARDAMOMES · texte numérisé non relu

AUTRES SORTES DE CARDAMOMES

Les fruits de plusieurs autres plantes de la tribu des Zingibérées ont été, à diverses époques, employés, en pharmacie, sous la dénomination commune de Cardamome. Nous notons seulement ceux qui offrent quelque importance dans le commerce de l’Europe ou de l’Inde (3).

Cardamome rond ou en grappes. — Il est produit par YAmomum Cardamomum L., plante originaire du Cambodge, de Siam, de Sumatra et de Java(â). Pendant le commencement du dix-septième siècle, les relations commerciales avec Siam étant fréquentes, et cette sorte de Cardamome étant d’un usage commun dans le pays, on l’apporta accidentellement en Europe. Glusius en reçut un échantillon, en 1605, sous le nom (YAmomum véritable des anciens, et le regarda comme une très-grande rareté (4). Il eut sa place, sous le nom d 'Amomum verum, dans les tarifs et les pharmacopées de cette époque. Parkinson, en 1640, le décrit sous le nom d’ Amomum genuinum, et dit que, « dans ces derniers jours,

(1) Statemcnt of the Trade, etc., of Bombay for 1873-73, II, 58, 90.

(2) Ceijlon Blue Book for 1872, Colombo, 1873, 543.

(3) Pour plus de détails sur les diverses sortes de Cardamomes, voyez : Guibourt, Ilist. des Drogues, 1809, II, 215-217.— Pereira, Eléments of Mat. Med., 1850, II, 1 128. — Hanbury, in Phamn. Journ., 1855, XIV, 352, 410 ; Journ. de Pharmacie, mai et juin 1855 ; Science Papers , 93.

(4) Exoticorum Libri, 377.

il fi été envoyé à Venise clés Indes orientales ». Dale, en 1 (jL)<3 , et Poinet, en 1640, le regardent comme une drogue rare ; ce dernier auteur ajoute que YAmomum est apporte de Hollande, et que cette espèce seule doit être employée. En 1751 , il était si rare que dans la préparation de la Theriaca Andromachi, on lui substituait toujours quelque autre drogue (1). Il avait ainsi complètement disparu, lorsqu’en 1853 des relations commerciales furent renouées avec Siam, et parmi les marchandises qui furent apportées sur le marché se trouva le Cardamome rond. Le prix auquel il fut coté n’était pas rémunérateur, et les importations, devenant improductives, ne tardèrent pas à cesser (2). Cependant, il constitue dans l’Asie orientale un article de commerce important. Les Cardamomes ronds sont disposés en petites grappes compactes. Le fruit est globuleux ; il a de 10 à 14 millimètres de diamètre ; il est marqué de sillons longitudinaux et est nettement trilobé. Le péricarpe est mince, fragile, un peu velu, de couleur chamois ; il renferme une masse trilobée de graines, qui sont ridées lorsque le fruit a été cueilli avant la maturité. Ces graines ont une grande ressemblance avec celles du Cardamome du Malabar; leur saveur est forte, aromatique, camphrée. Il se fait à Siam une exportation considérable de cette sorte de Cardamome et de la suivante. Les embarquements faits à Bangkok, en 1871, s’élevèrent à 4 678 péculs, valant 232 464 dollars ; ils étaient tous à destination de Singapore et de la Chine (3). Il en fut importé à Singapore, pendant la même année, 102 quintaux provenant de Java, et 75 quintaux venant de Sumatra ; mais nous ignorons si ces derniers appartenaient à la même variété (4).

Cardamome épineux; Cardamome sauvage ouCardamome bâtard de B irma ou de Siam. — Il est produit par YAmomum xanthioides Wallich, originaire de Tenasserim et de Siam (c). Pendant ces vingt dernières années, les graines de cette plante, privées de leur capsule, ont souvent été importées sur le marché de Londres, et elles sont également très-communes aujourd’hui dans les bazars de l’Inde (5). Elles ressemblent beaucoup aux graines du Cardamome du Malabar, dont elles diffèrent surtout par leur odeur et par leurs rugosités plus fines. On les importe encore cohé-

(1) Hill, History of the Mat. Med., Lond., 1751, 472.

(2) Ainsi 43 balles, importées directement de Bangkok, furent mises en vente à Londres, le 26 mars 1857, et achetées au prix de 1 shelling 6 deniers la livre.

(3) Commercial Report of H. M. Consul General in Siam for 1871.

(4) Bluc Book of the Straits Settlements for 1871.

(5) Moodeen SiiEtUFF, Supplément to Pharmacopœia oj india, Madras, 1869, 44, 270.

AMOMACftES.

rentes en une masse ovoïde, trilobée, comme elles sont disposées dans le péricarpe. On les désigne parfois sous le nom de Cardamome sauvage ou bâtard , mais plus généralement on les nomme graines de Cardamome (Cardamom seeds). Elles constituent un article important du commerce de Siam, mais dans les rapports commerciaux on ne les distingue pas des précédentes.

Les fruits de cette espèce sont réunis en grappes arrondies. Ils sont remarquables par les épines charnues qui recouvrent leur péricarpe, et qui leur donnent une certaine ressemblance avec les fruits du Xant Ilium, d’où le nom spécifique qui a été donné à la plante (1).

Cardamome du Bengale. — Cette drogue a ôté jusqu’ici confondue avec les deux suivantes sous une môme dénomination (2). Elle est fournie par 1 ' Amomum aromaticum Roxb., plante originaire des vallées situées sur la frontière orientale du Bengale (d). D’après Roxburgh (3), la plante fleurit pendant la saison chaude, avant la période des pluies, et les fruits arrivent à maturité en septembre. A cette époque, on les cueille et on les vend aux marchands de drogues sous le nom de Morung Elachi. Le Cardamome du Bengale (4) a en moyenne 2o millimètres de long; il est ovoïde. ou un peu obeonique, et imparfaitement triangulaire; l’extrémité inférieure est arrondie et ordinairement dépourvue de pédoncule. La partie supérieure du fruit est munie de neuf côtes ou ailes étroites, déchiquetées, qui deviennent surtout apparentes après macération ; le sommet est terminé par un mamelon tronqué, soyeux, et n’est jamais prolongé en un long tube. Le péricarpe est grossièrement strié et coloré en brun foncé. Il s’ouvre facilement en trois valves, et renferme une masse trilobée formée de 60 à 80 graines agglutinées à l’aide d’une pulpe visqueuse, saccharine, formée par l’arille dont chaque graine est enveloppée. Les graines sont arrondies, mais rendues anguleuses par pression réciproque; elles ont 2 millimètres de long environ ; leur saveur est très -aromatique, et camphrée.

Cardamome du Népaul. — La description du Cardamome du Bengale s’applique à plusieurs égards à celui-ci. Les deux drogues offrent en effet une grande ressemblance. Le fruit est de la même taille et pré-

(1) Voyez les ligures dans : Han'bury, Science Papers, loi et 103.

(2) Notamment par Pereira, Etcm. of Mat. Medic ., 1850, II, 1135.

(3) Flora indica , Serampore, 1S32, I, 45.

(/,) m. Jolin Scott, du Jardin botanique de Calcutta, a été pissez bon pour nous envoyer un échantillon de Cardamome du Bengale qu’il nous dit être le meilleur, connu dans les bazars indiens sous le nom de Buro Elachi. Les fruits ressemblent à ceux que nous avions déjà entre les mains.

sente la même forme ; il est également couronné dans sa parlio supérieure par de minces côtes déchiquetées, et marqué de stries longitudinales semblables; enfin, les graines ont la même forme et la même odeur. Le fruit diffère d’abord en ce qu’il est surmonté par un calice tubuleux aussi long ou plus long que le fruit lui-même; et en second lieu, en ce qu’il est souvent fixé à un court pédoncule. Les fruits sont disposés en une grappe ovoïde, longue de 8 à 10 centimètres, couverte de bractées pressées et imbriquées, très-larges et tronquées, avec une pointe centrale aiguë , très- distinctes par conséquent des bractées ovales et beaucoup plus étroites de Y A. aromaticum , ainsi qu’il est facile de le voir dans un dessin inédit de Roxburgh représentant cette plante.

Nous devons au colonel Richard G. Lawrence, résident anglais à Katmandu, des grappes de fruits conservées dans l’alcool, quelques feuilles desséchées, et la drogue elle-même. Cette dernière ressemble parfaitement aux échantillons que nous avons obtenus d’autres sources.

Le Cardamome du Népaul, dont Hamilton(l) a parlé le premier, est cultivé sur la frontière du Népaul, près de Darjiling. D’après le colonel Lawrence, la plante atteint de 90 centimètres à lm,80 de haut; elle croît sur les pentes bien arrosées des montagnes, à l’ombre des arbres (2). Les fruits sont exportés dans les autres parties de l’Inde.

Cardamome de Java. — C’est un fruit bien caractérisé, produit par 1 Amomum maximum Roxb., plante de Java (f). Les fruits sont disposés au nombre de 30 à 40 sur un pédoncule court, épais, et forment une grappe globuleuse ayant 10 centimètres de diamètre. Ils sont pédonculés, ovoïdes ou coniques; ils ont à l’état frais trois centimètres environ de long et deux centimètres et demi de large. Chaque fruit est muni de neuf à dix ailes proéminentes, hautes de deux millimètres, étendues de la base au sommet, et grossièrement dentées, sauf dans leur partie inférieure. Le sommet est couronné par un tube calicinal court, desséché. M. Binnendyk, du Jardin botanique de Buitenzorg, à Ja\a, nous a envoyé un bel échantillon d’A. maximum , et un magnifique dessin colorié. Il fait remarquer que la plante est cultivée, et qu’on vend scs fruits à cause de leur pulpe comestible, d’un goût agréable. Nous ignorons si l’on a jamais exporté soit les fruits secs, soit les grai-

( I) Account of the Kingdom of Népal, Edinb., 1819, 74-75.

(2) Nous avons été informé plus lard par le docleur King, de Calcutta, que c'est Amomum subulatum Roxn. (e) qui fournit le Cardamome du Népaul. [P. A. P.]

AMOMACÉES.

ncs. Perdra a confondu ce Cardamome avec ceux du Bengale et du Népaul.

Cardamome du Korarima. — Les médecins arabes avaient connaissance d’une sorte de Cardamome nommé Heil, qui fut plus tard connue en Europe, et est mentionnée dans les plus anciennes pharmacopées imprimées sous le nom de C ardamomum majus (\). Gomme les autres drogues de l’Orient, il disparut ensuite peu à peu du commerce européen (2), et son nom fut donné aux Graines de Paradis , qui, aujourd’hui encore, sont connues dans les boutiques sous le nom de Semina Cardamomi majons.

Le véritable Cardamomum majus est un fruit conique, de la taille et de la forme d’une petite figue renversée; il contient des graines arrondies, anguleuses, douces d’une saveur aromatique agréable, très-semblable à celle du Cardamome du Malabar, et tout à fait dépourvues de la saveur brûlante des graines de Paradis. Chaque fruit est perforé, parce qu'il a été enfilé à l’aide d’une corde pendant la dessiccation. Les Arabes se servent parfois de ces Cardamomes enfilés comme de rosaires. Le fruit en question se nomme dans la langue Galla Korarima , mais il est également connu sous le nom de Guràgi, et sous les noms arabes de Heil et Habhal-habashi (3). D’après Beke, on le transporte sur le marché de Baso, dans le sud de l’Abyssinie, de Turnbé, région située vers le 90e degré de latitude N., et le 35» degré de longitude E. On l’exporte de Baso à Massowah sur la mer Rouge, et de là dans l’Inde et dans l’Arabie (4). Von Heuglin (5) dit qu’on l’apporte du pays de Galla. Il n’est pas improbable que ce soit le même fruit que Speke (6) vit sur pied, en 1862, à Uganda, par 0° latitude, et qu’il dit être employé poui faire des colliers par les habitants de Wagonda. Pereira a propose pour la plante qui produit ces fruits le nom d 'Amomum Korarima ; mais elle

n’a jamais été décrite d’une façon scientifique.

(1) Notamment dans le Thésaurus Aromatariorum, imprimé à Milan, en 1496, dans , j psi nommé Heil ou Gardamomum majus.

J’ai été surpris de voir ce Cardamome envoyé de l’Abyss.me à l’exposition de J } J 1873- Ven dois aussi un bon échantillon à la maison Schimmel et C* de qui vient d'importer, il ius.Se de la distillerie, une eerlaino quant, te de ce

'Tsi Ainsi noimé par Forskal, en 1775 (Moi aria Uedka Kalm-ina, 151, n. 41), q»i

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— Vaugiian, in Pliai'm. Jounl., 18o3, XII, 5S,.

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(a) Les Elettaria Rheede ( Hort . malab., XI, 9, t. 4, 5) sont des Amomncées de la tribu des Zingibérées, à calice tubuleux ; à tube do la corolle allongé ; à anthère non appendiculée ; à fruit sec ; à scape radical, paniculé.

V Elettaria Cardamomum Maton (Ad. Linn., X, 254) est une plante à rhizome accompagné de nombreuses racines charnues, émettant des ïameaux aéiiens vivaces, dressés, lisses, articulés, enveloppés par les gaines des feuilles, et hauts de i“,80 à 2m,80. Les feuilles sont à peu près sessiles sur leurs gaines, lancéolées, pointues, pubescentes en dessus, soyeuses en dessous, entières, longues de 30 à GO centimètres, portées par des gaines légèrement villeuses, et accompagnées, au niveau de leur point d’union avec le limbe foliaire, d’une ligule arrondie, saillante. Les scapes floraux partent, au nombre de trois a çjuatre, de la base souterraine dos tiges feuillées ; ils sont décombants, flexueux, articulés, ramifiés, longs de 30 à GO centimètres. Les branches ou grappes partent du niveau des articulations ; elles sont alternes, à peu près dressées, longues de 5 à 8 centimètres. Au niveau de chaque nœud du scape est une bractée engainante, membraneuse, striée, lisse, oblongue. Les grappes sont articulées, et portent au niveau de chaque nœud une seule fleur alterne avec celles qui sont situées au-dessous et au-dessus, courtement pédonculée. Le calice est infundibuliforme, tridenté, strié de fines nervures, persistant. Le tube de la corolle est grêle, de la même longueur que le calice, divisé en trois lobes à peu près égaux, oblongs, concaves, colorés en blanc verdàtrepâle. Le Libelle, formé par l’union des deux étamines stériles et pétaloïdes antérieures, est obovale, beaucoup plus long que la corolle, un peu replié sur le bord et légèrement trilobé au sommet, marqué, surtout au centre, de bandes d’un violet pourpré. L’étamine fertile est constituée par un filet court, dressé, et par une anthère biloculaire, émarginée, déhiscente par deux fentes longitudinales. Le gynécée est formé d'un ovaire infère, ovale, lisse, triloculaire, surmonté d’un style grêle que termine un stigmate infundibuliforme. Chaque loge contient un nombre indéfini d’ovules anatropes, insérés dans l’angle interne. Le fruit est une capsule ovale, du volume d’une muscade, triloculaire, trivalve, à déhiscence loculicide, contenant de nombreuses graines noirâtres, albuminées. [Trad.]

(b) Les Amoinum Schreber (Généra plant., n. 3) sont des Amomacées de la tribu des Amomées, à calice tubuleux ; à étamine fertile unique, munie d’une anthère biloculaire que surmonte un appendice du connectif en forme de crête entière ou lobée ; à capsule triloculaire, trivalve, contenant plusieurs graines arillées.

L’Amomum Cardamomum L. ( Species , édit. Willd., I, 8) est une plante à souche vivace, blanche, émettant un grand nombre de racines charnues et des tiges aériennes ordinairement bisannuelles, dressées, obliques, hautes de 30 à GO centimètres, couvertes par les gaines des feuilles qui sont lisses et colorées en vert foncé. Les feuilles sont alternes, courtement pétiolées, lancéolées, larges dans le bas de la tige, étroites vers le haut, entières, lisses sur les deux faces, terminées par une pointe allongée, et longues de 15 à 30 centimètres. Les fleurs sont disposées en épis radicaux, sessiles, oblongs, qui se montrent dans l’intervalle des tiges feuillées, et restent à demi enfoncés dans le sol. Ils offrent des bractées étroitement imbriquées, lancéolées, aiguës, villeuses, scarieuses, de coloration cendrée. Chaque bractée présente une seule fleur dans son aisselle. Le pédoncule de chaque fleur porte lui-même une bractée scarieuse, plus ou moins tubuleuse, bidentée, enveloppant l’ovaire. Le calice est tubuleux, tridenté, velu, de la longueur du tube de la corolle. Ce dernier est. grêle et légèrement recourbé ; son limbe est divisé en trois lobes à peu près égaux. Le labclle est plus long que la corolle, trilobé, replié et crénelé

AMOMACÉES.

sur le bord ; son lobe médian est jaune, et parcouru par deux lignes roses qui partent de la gorge de la corolle. Le filament staminal est à peine aussi long que le limbe de la corolle et incurvé sur l’orifice du tube; de chaque côté de sa base se trouve une corne grêle, subuléé, presque aussi longue que lui. L’anthère est biloculaire, déhiscente par deux fentes longitudinales, surmontée d’une crête large, concave, trilobée. Le gynécée est formé d’iln ovaire infère, laineux, triloculaire, surmonté en dedans de la base du tube de la corolle de deux écailles nectarifères courtes et tronquées. Chaque loge ovarienne contient plusieurs ovules anatropes, insérés dans l’an- ♦ gle interne. Le fruit est une capsule triloculaire, à déhiscence loculicide, trivalvaire ; chaque loge contient plusieurs graines albuminées munies d’un arille. [Trad.]

(e) L ’Amomum xanthioides Walliçu [Calai, of lhe East Ind. Ilcrbar ., n. 6557) se distingue par scs feuilles linéaires-lancéolées, non cordées ; par le développement plus grand de tous ses organes végétatifs et surtout par ses fruits plus gros, couverts d’épines charnues, aplaties et réunies en groupes de deux ou trois. [Trad. J [à) L ’Amomum aromalicum Roxbcrgh (Flora indica, I, 44) est une jolie plante à souches tubéreuses, émettant une grosse touffe de rameaux aériens dressés ou plus ou moins obliques, enveloppés par les gaines des feuilles et hauts de 30 à 90 centimètres. Les feuilles sont lancéolées, acuminées, lisses, longues de 25 a bO centimètres, larges de b à 10 centimètres. Les épis sont radicaux, il abord claviformes, puis arrondis à la maturité des fruits. Les fleurs sont colorées en jaune pâle, situées chacune à l’aisselle d’une bractée oblonguè, concave, lisse. Le calice est tubuleux, cylindrique, entier ou denté, villeux. La corolle est formée d’un long tube grêle et d’un limbe à trois segments sublancéolés, obtus, le supérieur recourbé au-dessus de l'étamine et du stigmate. Le Libelle est presque arrondi et indivis, coloré eu rouge au-dessous de sa partie médiane. Le filet staminal est linéaire, incurvé. L’anthère est surmontée d’un appendice en forme de crête trilobée. L'ovaire est villeux. [Trad.]

(e) L'Amomum subulalum Boxburgh ( Flor . ind., I, 44) se distingue par ses feuilles lancéolées, lisses, sessile% ; ses épis ovales à bractées longuement subulées et colorées en rouge foncé ; ses fleurs grandes et jaunes son labelle oblong; son anthère surmontée d’une crête entière. [Trad.]

(f) L ’Amomum maximum RoxuüRGn ( Flora indica, I, 41) se distingue par ses feuilles lancéolées, villeuses en dessous ; ses épis floraux ovales, à bractées lancéolées ; son labelle entier, étalé, oblong, marqué au-dessous de la partie médiane d’une bande jaune ; son filament staminal court ; son anthère surmontée d une crête large, sémilunaire, entière; ses capsules arrondies. [Trad.]

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