‹ Histoire des drogues d'origine v©♭g©♭tale [electronic resource]Chapitre 95 sur 124 · AUTRES SORTES DE SANG-DRAGON · texte numérisé non relu

AUTRES SORTES DE SANG-DRAGON

Sang-Dragon de Socotra. - Nons avons dit plus haut que le Cinnabar mentionné par Dioscoride était exporté d’Afrique. Il paraît évident que cette dénomination s appliquait à une sorte de Sang-Dragon, car l’auteur du Periplus de la mer Erythrée (I), qui vivait vers l’an 54-68 de notre ère, cite le KiwaESapiç comme un produit de l’île Dioscorida, nom ancien de l’île Socotra.

^ Les Arabes, notamment Abu Hanifa et Ibn Baytar (2), décrivent le Sang-Dragon comme apporté de Socotra, et donnent à la drogue le nom même sous lequel elle est encore connue des Arabes, Dam-ulakhawein. Barbosa, en 1514, et Giovanni di Barros (3), le mentionnent comme un produit de cette île; et il y a été signalé, à notre époque, par Wellstead (4), Vaughan (5), et von Kremer (6). On n’en recueille aujourd’hui qu’une petite quantité (7). Vaughan dit, comme vonWrede, que l’aebre se trouve dans l’Hadramaut et sur la côte orientale de l’Afrique. On rencontre dans ces régions une espèce de Dracæna, mais nous ne savons rien sur la flore de l’île de Socotra elle-même.

Le Sang-Dragon en larmes ( Drop Dragon' s Blood ), dont de jietites quantités importées de Bombay et de Zanzibar se montrent accidentellement sur le marché de Londres, paraît appartenir tt cette variété de la diogue. Il se présente en petites larmes ou en fragments qui dépassent î ai ement 25 millimètres de long, et possèdent une cassure nette, luisante. En lames minces, il est transparent, et présente une magnifique

(1) Voyage of Nearc/tus and Periplus of the Erythrean tica, trad. Vincent, Oxford 1809, 90.

(2) Edit, de Sontiieimer, I, 104, 420; II, 117.

(3) L’Asia, sec. deçà, Venet., 1861, 10, a.

(4) Travcls in Arabia , Lond., 1838, II, 449.

(5) Pharm. Joarn., 1853, XII, 385.

(6) Ægypten , Leipzig, 1863.

(7) J’ai sous les yeux un excellent échantillon que M. le capitaine Hunier a bien voulu recueillir pour moi ii Socotra même. [F. A. F.]

coloration rouge. On peut le distinguer du Sang-dragon de Sumatra, en ce qu’il ne contient jamais les écailles qu’on trouve toujours dans ce dernier et en ce qu’il n’émet pas, lorsqu’on le chauffe sur la pointe d’un couteau, de vapeurs irritantes d’acide benzoïque.

Sang-Dragon des îles Canaries. — Cette substance est fournie par le Dracæna Draco L., arbre de la famille des Liliacées (I), à port de Yucca. On a souvent décrit, à cause de ses dimensions gigantesques et de son grand âge, le pied qui existait encore, il y a une dizaine d’années, à Orotava, dans l’île de Ténériffe (2).

Lors de l’exploration de Madère et de Porto-Santo, au quinzième siècle, le Sang-dragon fut l’un des principaux produits recueillis par les voyageurs (3). Alvise da ca da Mosto, en 1454 (4), lui donna le nom qu’il porte encore. Il est aussi mentionné par le médecin allemand Hieronymus Münzer, qui visita Lisbonne vers 1494 (5).

L’arbre fournit la résine par des incisions pratiquées sur sa tige ; mais nous ne croyons pas que ce produit ait jamais constitué un objet de commerce régulier et habituel avec l’Europe. On l’a trouvé dans les sépulcres des habitants primitifs de l’île.

Le nom d e. Sang -Dragon a encore été donné encore à un produit d’exsudation recueilli, dans les Indes occidentales, sur le Pterocarpus Draco L. et sur le Croton Draco Schlecut., mais ce dernier, d’après Henkel, possède la nature duKino, et on ne le trouve pas dans le commerce européen.

(a) Les Calamus L. ( Généra , n. 436) sont des Palmiers à fleurs dioïques ou hermaphrodites ; à calice et à corolle tripartites ; à six étamines stériles dans les fleurs femelles, connées à la hase et munies d’anthères sagittées ; à ovaire triloculaire, surmonté de trois stigmates sessiles ; à fruit monosperme, couvert d’écailles; à feuilles pennées.

Le Calamus Draco Willdenow (Specïes, II, 203) est une plante très-élégante ; à l’état jeune, elle est dressée et forme un petit arbre grêle, armé d’innombrables épines de coloration foncée, aplaties, souvent disposées en rangées obliques ; en avançant en âge, ce palmier s’allonge beaucoup tout en restant très-grêle, devient grimpant et s’élève sur les arbres voisins à des hauteurs souvent très-considérables.

(1) On trouvera des observations histologiques sur la structure de la tige, accompagnées d’excellentes figures, dans : Rauwenhoff, Bijdrage tôt de Kennis van Dracæna Draco, 55, t. 5 (in Verhand d. lion. Acad. v. Wetensch., afd. Natuurlc., 1803, X).

(2) 11 a été détruit en 1867 par un ouragan.

(3) 11 parait qu’il était connu, en 1102, du chevalier français Jean de Bethencourt, qui occupa les Cauaries jusqu’en 11 14, époque à laquelle les Espagnols s’en emparèrent. [P. A. F].

(4) Ramusio, Baccolla dette Navigationi et Viaggi, Vcnet., I, 97.

(5) Kuntsmann, Abhandlungen der Daicrischen Akademie der Wissenschaflen, 1856, VII, 342.

ARACÉES.

Les feuilles sont pennées, avec les gaines et les pétioles armés d’aiguillons. Les folioles sont simples, alternes, cunéiformes, avec les bords et les nervures couverts d aiguillons ; elles ont de 30 h 40 centimètres de long et 2 centimètres de large. Les spadices sont fixés sur l’ouverture de la gaine foliaire en face de la feuille par de courts pédoncules armés d’aiguillons; ils ressemblent à de grandes panicules oblongues et décomposées. Chaque spadice porte plusieurs spathes, une au niveau de chacune des

quatre ou cinq ramifications primaires. Les spathes sont lancéolées et lisses, sauf la plus extérieure, qui est couverte d’aiguillons sur sa face externe. Les fleurs mâles offrent un périanthe double et un androcée. Le calice est turbiné, divisé en trois dents plus ou moins profondes. La corolle est également formée de trois pétales connés à la base, alternes avec les sépales. L’androcée se compose de six étamines dont les filets

sont connés à la base de la corolle et terminés chacun par une anthère sagittéc, biloculaire, introrse, déhiscente par deux fentes longitudinales. Dans les fleurs femelles, le calice et la corolle offrent la même organisation que dans la fleur mâle; à la maturité, 1a portion tubuleuse et turbinée du calice se fend en trois parties et persiste ainsi, avec la corolle, autour du fruit. Ln dedans de la corolle, est un androcée stérile, formé de six étamines rudimentaires, à filets connés à la base et formant une

sorte de cupule. L’ovaire est triloculaire, ovale, surmonté de trois stigmates sessilcs, îévolutés, glanduleux sur la face interne. Chaque loge ovarienne contient un seul ovule anatrope, inséré dans l’angle interne. Le fruit est une baie arrondie, de la taille d’une cerise, contenant une seule graine, et recouvert d’écailles renversées. La graine contient un albumen corné, à surface lisse ou ruminée, et un embryon situé près de la base. [Trad.]

ARACÉES

RHIZOME D’ACORE.

Rhizoma Calcimi aromatici ; Radix Calami aromatici ; Radix Acori; Acore odorant ou vrai, Roseau aromatique ; angl., Sioeet Flag Root ; allem., Kalmus.

Origine botanique. — Acorus Calamus L. C’est une plante à fport de roseau, aromatique, qui croît sur les bords des cours d’eau, des marais et des lacs, depuis les côtes de la mer Noire jusqu’aux pays parcourus par l’Amur et l’Ussuri, dans le nord de la Chine et le Japon, dans le sud de la Sibérie, l’Asie centrale et l’Inde. Elle est également indigène de l'Amérique du Nord. Elle vit aujourd’hui à l’état sauvage dans la plus grande partie de l’Europe, où elle s’étend vers le nord jusqu’en Ecosse, en Scandinavie, et dans le nord de la Russie. Elle est cultivée sur une grande échelle à Burma et à Ceylan. Au sujet de l’introduction de l 'Accrus Calamus dans l’Europe occidentale, Glusius (1) fait remarquer qu’il reçut lui-même la première plante vivante, en 1574; elle lui avait été envoyée du lac Apollonia, prèsBrussa, en Asie Mineure.

(1) Hariorum Stirpium Historia, Anlv., 1575, 520.

Camcrarius (1), on 1588, en parle comme ayant été introduite depuis peu d’années et étant alors abondante en Allemagne, ce qui paraît indiquer une propagation très-rapide. Gerarde, à la fin du môme siècle, regardait l’Acore comme une plante d’Orient, qui, dit-il, croît maintenant dans un grand nombre de jardins anglais. Berlu (2), en 1724, fait remarquer que la racine « est apportée en grande quantité d’Allemagne » . Nous pouvons en conclure qu’elle n’était pas récoltée à cette époque en Angleterre, comme nous savons qu’elle le fut plus tard (3).

Historique. — L’Acore constitue, depuis les temps les plus reculés, un des médicaments favoris des indigènes de l’Inde. On le vend dans tous les bazars indiens. Ainslie (4) affirme qu’il est considéré comme si utile contre les coliques des enfants, qu’il existe des pénalités promulguées contre tout droguiste qui refuse d’ouvrir pendant la nuit son magasin pour vendre cette drogue.

Les descriptions de YAcoron, plante de Colchis, de Galatia, du Pont et de la Crète, données par Dioscoride et Pline, se rapportent, sans aucun doute, à cette drogue. Nous pensons que le KâXagoç àpwpaxtxoç de Dioscoride, qui, d’après cet auteur, croissait dans l’Inde, est également notre Acorc ; Royle croit, cependant, que c’est une espèce d ’Andropo- (jon. Le IvâXagoç de Théophraste, et le Calamus de la Bible anglaise (5), sont considérés, par quelques auteurs, comme désignant l’Acore. Celse, pendant le premier siècle, mentionne le Calamus Alexandrinus, qui était probablement apporté de l’Inde par la voie de la mer Rouge. Nous savons, par le témoignage d’Amatus Lusitanus (6), qu’au seizième siècle, il était communément importé à Venise. Rheede (7) décrivit et figura V Acorus Calamus comme une plante indienne, sous le nom de Vacha qu’il porte encore sur la côte du Malabar. Murray (8) dit expressément qu’a son époque (1790), le Calamus asiatique se trouvait encore dans les pharmacies de l’Europe continentale, mais qu’il avait été en grande partie remplacé par la plante récoltée en Europe même (9). Aujourd hui, le Calamus aromaticus du commerce est exclusivement re-

(1) Mort us medicus et philosophicus, Prancof., 15S8, 5.

(2) Treasury of Drugs, 1724, 115.

(3) Voyez aussi : Trimen, i n Journal of Iiotany, 1871, IX, 103.

(4) Mal. med. of Hindoostan, Madras, 1813, 84.

(5) Exod ., xxx, 23; Cant., iv, 14; Ezéch., xxvu, 19.

(G) In Diosc. de Mat. med. Enarrationes, Argent., 1584, 33.

(7) Hortus Malabaricus, 1092, XI, t. 48,99.

(8) Apparatus Medicarninum, V, 40.

(9) On voit, dans mes Documente zur Geschichtè der Pharmacie, Halle, 1870, 7S,

n» 96, qu’en 1664 on vendait déjà en Allemagne du Calamus indigène. [F. A. P.] ’

A RACÉES.

cueilli en Europe. 11 ressemble, par tous ses caractères essentiels, à celui de l’Inde, que l’on trouve de temps à autre dans les ventes de drogues à Londres.

Récolte. — Le marché de Londres est approvisionné de cette drogue par l’Allemagne, où elle est probablement apportée du sud de la Russie. On ne la récolte plus en Angleterre, du moins en quantité un peu considérable; mais il y a encore quelques années, on avait l’habitude de la recueillir dans le Norfolk.

Description. — Le rhizome de l’Acore se présente en morceaux un peu tortueux, à peu près cylindriques ou aplatis, longs de quelques centimètres et ayant de 1 à 3 centimètres de diamètre. Chaque morceau est marqué extérieurement, au niveau de sa face supérieure, de cicatrices souvent velues, laissées par la base des feuilles, et, sur sa face inférieure, d’une série de cicatrices un peu saillantes, provenant des racines, et disposées suivant une ligne courbée en zigzag. Le rhizome est d’ordinaire rugueux et ridé ; sa coloration varie du brun sombre au brun orange; il est spongieux en dedans. Son odeur est aromatique et agréable ; sa saveur est piquante et un peu amère.

Le rhizome frais est coloré en rouge brunâtre ou verdâtre ; il est blanc ou rougeâtre et spongieux en dedans. Sur une section transversale, il offre une structure à peu près uniforme. Une gaine médullaire, sépare, sous l’aspect d’une ligne fine, le tissu extérieur de la partie centrale qui est plus claire, et dont le diamètre est deux ou trois fois plus considérable que celui de la partie corticale.

Structure microscopique. — La couche extérieure est formée de cellules allongées, où d’un tissu subéreux brun, qui n’apparaît que dans les parties où manquent les cicatrices des feuilles. Le tissu qui domine, tant dans la partie extérieure que dans la partie centrale, est un parenchyme formé de cellules uniformes, presque sphériques, traversé par de nombreux faisceaux fibrovasculaires, surtout au niveau de la gaine médullaire. Le rhizome offre aussi, comme celui de beaucoup de plantes aquatiques, un grand nombre d’espaces intercellulaires remplis d’air, un peu allongés parallèlement au grand axe du rhizome, de façon à former une sorte de réseau (1) qui donne au rhizome frais sa consistance spongieuse. Dans certains points, où les séries de cellules

( l ) Cette disposition moniliforme ou étoilée des cellules fut observée par Albertus Magnus (1193-1280). Il dit : « (Calamus aromaticus) naseitur in India et Ethiopia sub cancro, et habel interius ex parte concava pellem subtilem sicut telæ sunt araiiearum. » {De Vegetabilibus , ed. J essen, 1867, 376).

se croisent, il existe des cavités remplies d’huile essentielle (1) qu’on peut rendre très-visibles en traitant les coupes par la potasse diluée ou le perchlorure de fer. Les autres cellules sont remplies de petits grains d’amidon. On trouve aussi, dans la zone externe, un peu de mucilage et de matière tannique.

Composition chimique. — Le rhizome d’Acore sec nous a donné 1,3 pour 100 d’une huile essentielle neutre, jaunâtre, douée d’une odeur agréable, et déviant la lumière polarisée de 13°, 8 à droite, en colonne de 50 millimètres de long. D’après Kurbatow (1873), cette essence contient deux hydrocarbones, l’un C10H16, qui bout à 195° G., et fournit un composé cristallin avec l’acide chlorhydrique, l’autre, qui bout entre 255° et 238°, et ne donne pas de composé cristallin avec ce même acide. L’huile essentielle impure prend, sous l’influence du perchlorure de fer, une coloration brunâtre foncée, mais elle n’est pas soluble dans une solution concentrée de potasse ; elle se mélange avec l’alcool et avec quatre ou cinq volumes de bisulfure de carbone, mais ne forme pas avec ce dernier une solution limpide.

Le principe amer, Acorine, de l’Acore, fut isolé par P'aust, en 1867, sous la forme d’un glucoside semi-fluide, brunâtre, contenant de l’azote, soluble dans l’éther et dans l’alcool, mais insoluble dans la benzine et dans l’eau. Dans le but d’obtenir cette substance, nous avons précipité la décoction de 5 kilogr. de la drogue, à l’aide de l’acide tannique, et nous avons suivi la méthode communément employée pour la préparation des principes amers. A la fin de l’opération, en épuisant le résidu par le chloroforme, nous avons réussi à obtenir une substance amère, parfaitement cristalline, mais en si petite quantité que nous n’avons pu étudier sa nature.

Usages. — L’Acore est un stimulant aromatique et tonique, rarement employé aujourd’hui en médecine. Il est vendu par les herboristes pour parfumer la bière, et on le mâche pour rendre la voix plus nette. 11 passe pour être employé dans certaines manufactures de tabac à priser.

l' alsification. — Le rhizome de l’Iris jaune ( Iris Pseudacorus L.) est parfois mélangé frauduleusement à celui de l’Acore, dont il se distingue pari absence d’arome, par sa saveur astringente, par sa coloration foncée et par la différence de sa structure.

Les ^corus L. ( Généra , n° 434) sont des Aracées de la tribu des Acorinécs, à

(1) Il faut donc abandonner l’habitude de peler le rhizome, qui est adoptée dans quelques pays du continent.

fleurs hérmaphrodites, disposées sur un spadice cylindrique qu'elles recouvrent complètement et qui est dépourvu de spathe : à périanthe liypogyne, glumacé, hexamère ; à six étamines liypogynes, opposées aux folioles du périanthe; h ovaire supère, triloculnire ; è loges polyspermes ; h. ovules orthotropes, suspendus ; à baie gélatineuse.

UAcorus Calmnus L. ( Species , 402) est une plante à rhizome épais, horizontal, annoté, émettant de longues racines et portant des feuilles aériennes dressées, hautes de 60 à 90 centimètres et larges de 3 centimètres environ, colorées en vert clair, parcourues de nervures parallèles. L’axe qui porte l’inflorescence ou scape s’élève du sol entre les feuilles ; il est un peu moins haut qu’elles, aplati et renflé au-dessous du spadice qui le termine. Ce dernier est long de b à 8 centimètres, fusiforme, couvert. d’un très-grand nombre de petites fleurs colorées en vert p;\le et n’exhalant aucune odeur, si ce n’est quand on les écrase. Le spadice est dépourvu de spathe véritable ; on observe seulement au niveau de sa base une membrane étroite, ondulée, qu’on peut considérer comme un rudiment de spathe. Les fleurs sont hermaphrodites et régulières, dépourvues de bractées. Le périanthe est formé de six folioles égales, écailleuses. L’androcée se compose de six étamines situées en face des divisions du périanthe, formées d’un filet indépendant et d’une anthère biloculaire, extrorse, déhiscente par des fentes longitudinales. Le gynécée est formé d’un ovaire supère, triloculnire, surmonté d’un stigmate sessile. Chaque loge ovarienne contient plusieurs ovules orthotropes, suspendus, insérés dans l’angle interne de la loge. Le fruit est une baie gélatineuse contenant une seule graine qui renferme dans son albumen un embryon axile. [Trad.]

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