X INTRODUCTION
le légat demanda un sauf-conduit jusqu'à la mer. « Je vous en accorderai volontiers un, dit le roi, pour tout le territoire (|ui nous appartient en propre ^ mais si par hasard vous tombez entre les mains d'Eustache le Moine ou des autres hommes de Louis qui gardent les côtes de la mer, ne vous en prenez pas à nous dans le cas où il vous arriverait mal. » Le légat, ayant entendu ces paroles, se retira courroucé. ■ Peu de jours après , le lendemain de la fête de saint Marc l'évangéliste , Louis vint à Melun auprès de son père , et le supplia , les larmes aux yeux, de ne pas s'opposer à ses desseins. « J'ai, lui dit-il, solennellement promis aux harons anglais de leur porter secours j et , plutôt que de manquer à ma parole, je suis prêt à affronter les censures de Rome. » Philipj)e-Auguste voyant que la résolution de son fils était inébranlable, consentit à tout ce qu'il voulait-, mais, prévoyant les périls qui pouvaient arriver, il ne s'expliqua pas ouvertement, et il eut l'air de lui donner une permission pure et simple sans y ajouter sa volonté ou la persuasion. La crainte de l'indignation de Rome avait paralysé l'esprit résolu du monarque ; et même Louis , malgré le langage ferme qu'il avait tenu, jugea prudent d'expédier des messagers à Innocent III , pour protester en sa présence de la légitimité de ses droits à la couronne d'Angleterre. Puis , à la tête d'une armée nombreuse '', il se hâta de se rendre à Calais , où il s'embarqua sur une flotte de six cents navires et de quatre-vingts cogges'-^, qu'Eustache le Moine avait ras-
' Matth. Paris, page 280, 281.
' Voyez dans notre texte, page 160, ligne 25 et suivantes, le nom des ])rincipaux soigneurs flamands et français qui suivirent Louis dans celle expédition.
' \oycz, sur ce mol, le glossaire de William Wats, à la suite de «on édition dos u'uvres de Maltliieu Paris, page 280 , col. i", et celui de Du Can"c.
INTRODUCTION. xj
semblée; et il aborda à l'île de Thanet ', le 12 des calendes de juin (le 21 mai).
Jean , avec son armée , était à Douvres ; mais il n'osa pas se présenter au-devant des ennemis , incertain qu'il était de l'attachement de ses bandes mercenaires, et il se retira , à marches forcées , d'abord à Guildford, puis à Winchester. Le prince se porta sur Sandwich ; et toute la province , à mesure qu'il approchait de Londres , aussi bien que le château de Rochester, se rendit à lui. Il n'y eut que Douvres , qu'il laissa derrière , qui resta entre les mains de Hubert de Burgh. Les barons l'accueillirent à son entrée dans la capitale avec une allégresse extrême, et lui firent serment de fidélité, ainsi que les bourgeois qui attendaient son arrivée. De son côté, il jura en même temps , la main sur les Evangiles , de rendre à toutes les classes leurs bonnes lois , et à chaque individu les biens qu'il avait perdus. A ce propos, Berington fait observer avec assez de justesse qu'il est remarquable que les barons se soient contentés de l'expression vague de bonnes lois, et qu'ils n'aient exigé aucune mention de leur grande charte'^. Louis répandit alors un manifeste adressé au roi d'Ecosse et aux nobles qui étaient absents , pour les sommer de venir lui prêter serment de fidélité ou de vider promptement le royaume*, et il fit avancer son armée dans les comtés voisins, qui se soumirent. Le manifeste eut l'effet désiré 5 car plusieurs seigneurs, comme Guillaume, comte de Warenne, Guillaume, comte d'Arundel , Guillaume , comte de Salisbury, Guillaume le maré-
■ " A un havene en Engletierre arrivèrent, que on apiele Orewele. » Page 161, ligne g, de ce volume.
° The History of the Bcign qf Henry tlie Second, and of Richard and John, his Sons, etc. By the Rev. Joseph Berington. Basil : printed and sold by J.-J. Tourneisen. mdccxciii , trois volumes iii-8'^> t. III, p. ,44
xij INTRODUCTION.
rhal le jeune, et une foule d'autres avec eux, abandonnèrent le roi comme convaincus d'avance que la fortune avait fait choix d'un nouveau favori, et que Louis devait occuper le trône. ■
Cela fait , il prit pour chancelier maître Simon de Langton , dont l'influence devint très utile à sa cause ^ car Simon confirma les bourgeois de Londres et les barons dans l'indifférence qu'ils affectèrent de montrer pour l'interdit , et persuada à Louis même , qui avait de la piété , que celte mesure ne méritait pas que l'on y prît garde. Le début de cette grande révolution fut extraordinairement heureux ; mais ce qui doit sembler singulier, si l'on considère l'importance que l'on attachait alors à la cérémonie du sacre, c'est que le prince n'ait pas été couronné pendant qu'il était en possession de toute la faveur populaire. Dans le même temps que Simon de Langton apparaissait ainsi sur la scène, son frère Etienne , primat du royaume , continuait à résider à Rome ; il n'était plus , il est vrai , sous le coup de la sentence de suspension prononcée contre lui , mais c'était à la condition de ne pas rentrer en Angleterre que la paix n'eût été rétablie entre le roi et les barons. °
Cependant le légat ne s'endormait pas. Il vint en Angleterre peu de temps après Louis, et se rendit immédiatement à Gloucester , où Jean se trouvait alors ; ce prince le reçut avec la plus grande joie , et plaça en lui toute son espérance de résister à ses ennemis. Gualo somma tous les prélats et autres membres du clergé, qui voudraient obéir à ses ordres, de se joindre à lui; et, après avoir excom-
■ Matta. Paris, page ^82, ligne 22; Chvonica de Mailros , apud Gale, tome I, page 188, ligne 19 et suiv. ' Mattii Paris, page 279 , ligne 4^.
INTRODUCTION. xiij
munie nominativement dans les formes terribles alors en usage, le prince français et ses adhérents, à la tête desquels il plaça Simon de Langton , il leur commanda de répéter publiquement la sentence chaque dimanche et chaque jour de fête. Mais , quand une fois les menaces du pouvoir ont cessé d'agir sur l'esprit de la multitude , il faut beaucoup de temps pour qu'elles recouvrent leur autorité. Les
foudres pontificales tombèrent donc en vain ; et Simon ;
de Langton déclara publiquement que , dans l'intérêt du prince , il en avait été appelé à Rome , et que les actes des agents du pape étaient abusifs et sans efFet. Une circonstance de plus mauvais augure vint même abattre les \. résolutions chancelantes de Jean. Tous les chevaliers et soldats de la Flandre et des pays maritimes de l'autre côté du détroit, comme on l'avait espéré, quittèrent successivement ses drapeaux ; les Poitevins seuls lui restèrent fidèles , et cependant quelques uns se joignirent au prince , tandis que d'autres retournaient dans leurs foyers. Toutes les provinces du midi ne tardèrent pas à se soumettre à Louis. Il n'y eut que les châteaux de Douvres et de Windsor qui firent mine de résister 5 et le roi fit garnir d'hommes , d'armes et de vivres les châteaux de l'est , entre autres ceux
de Walingford, de Corfe , de Warham, de Bristol et de |^
Devizes. ' )^.
Cependant , la cause de Louis était pendante devant la ^
cour de Rome. Ses agents =" se présentèrent devant le sou- iv.
verain pontife, qu'ils trouvèrent gai, mais qui, à leur aspect, prit un visage austère 5 ils lui remirent leurs lettres, et le saluèrent au nom du prince. «Votre maître, dit Inno-
' Matth. Pakis, page 280, ligne 5.
• Matthieu Paris les nomme : « D. de Corbolio, I. de Montevisito , et G. Liraeth. » Page iSô, ligne 8. à'
xiv INTRODUCTION.
cent , ne mérite pas un salut de notre part. » — «Votre sainteté, dit un des agents, penserait autrement si elle était pleinement au fait de la cause. » Ce jour-là l'entrevue ne dura pas plus longtemps ; mais les envoyés ayant été mandés une seconde fois, et ayant exposé leur commission , le pape entra en plein dans la question 5 et , avec la finesse d'un légiste consommé (on sait qu'il l'était) , il réfuta leurs divers arguments. Alors, frappant sa poitrine, qui laissa échapper un profond gémissement, il s'écria dans une vive agitation : « Hélas ! rÉglise de Dieu ne peut en ceci échapper à la confusion ! En effet, si le roi d'Angleterre est vaincu, nous serons confondu dans sa propre confusion 5 car il est notre vassal, et nous sommes tenu de le défendre. Au contraire, si le seigneur Louis est vaincu ( ce qu'à Dieu ne plaise ! ) , l'Église romaine sera frappée du coup qui l'atteindra luimême , et nous nous regarderons comme personnellement lésé-, car nous l'avons toujours considéré et nous le considérons comme devant être notre bras dans tous les cas difficiles, notre consolation dans les oppressions et notre refuge dans les persécutions de l'Eglise romaine. » Enfin, il dit qu'il aimait mieux mourir plutôt qu'il arrivât aucun mal à Louis. Ce jour -là l'entretien n'alla pas plus loin, et les agents attendirent la décision. '
Il n'est pas nécessaire d'exposer en détail les arguments qui furent présentés de part et d'autre , et que Matthieu Paris a minutieusement rapportés. Ils sont compris dans trois propositions principales, dont j'ai déjà mentionné la substance.
La première allégation est que Jean avait assassiné son neveu Arthur, crime pour lequel, à ce que disaient les
' Tous ces détails nous sont donnés par une lettre que nous a conservée Mattliicu Paris. Voyez page a85, ligne 7.
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agents, il avait été condamné par ses pairs à la cour de France. A cela , le pape répondait que Jean était roi , et qu'étant en cette qualité supérieur aux barons, il n'était pas leur pair ; de plus , qu'il était contraire aux lois et aux canons de condamner personne sans l'avoir entendu et jugé. Les agents firent observer que Jean , bien que roi , était comte et duc , et conséquemment vassal , à ce titre , de Philippe - Auguste , dont la juridiction sur lui était complète, suivant la coutume de France. Mais, dans le cas où il n'eût pas été son vassal , et qu'un crime pareil eut été commis, les lois du royaume soumettaient le coupable au jugement de ses pairs. — Plusieurs princes, et même des rois de France , répliquait-on , avaient ôté la vie à des innocents, et cependant ils n'avaient pas été condamnés à mort. Mais Arthur n'était pas innocent, il avait été pris ayant les armes à la main contre son souverain, en conséquence on pouvait légalement le mettre à mort , même sans jugement.
En second lieu , à l'argument présenté en faveur des droits de Louis , comme mari de Blanche de Castille , on répondait que , alors même que Jean eût été légalement déshérité par la sentence des nobles de France, ce n'était pas cette princesse , mais la lignée des plus jeunes enfants de Henri II, c'est-à-dire la sœur d'Arthur ou l'empereur Othon, qui pouvait plus justement prétendre à la couronne d'Angleterre. Blanche elle-même avait un frère , alors roi de Castille. — Les agents répondaient que comme GeofFroi, duc de Bretagne , aussi bien que la duchesse de Saxe , n'existaient plus lorsque la sentence fut prononcée contre Jean , leur postérité n'était admise en aucune manière à revendiquer une succession qui, autrement, eût pu leur être dévolue. Ceci, ajoutaient-ils en insistant, était un point reçu.
xvj INTRODUCTION.
Mais la reine de Castille, à laquelle la succession légale appartenait d'abord , était vivante ; et , à sa mort , cette succession revenait à Blanche, sa fille. Il est vrai, poursuivaient-ils, que Blanche avait un frère, et même une sœur aînée ^ mais, lorsqu'il y a plusieurs héritiers , Tun d'eux peut se saisir de l'héritage, sauf les droits des autres prétendants. Le prince est entré en Angleterre ; mais, si un héritier plus direct de la couronne revendique ses droits, justice lui sera rendue. En troisième lieu , il fut objecté au prince que l'Angleterre appartenait au saint -siège, par suite du serment de foi et hommage prêté au pape, et du tribut qui lui était annuellement payé. On ne pouvait donc attaquer les droits de souveraineté de celui qui n'était coupable d'aucune faute j d'ailleurs Jean avait d'autres possessions dont Louis aurait pu chercher à s'emparer, et il aurait fallu plutôt porter plainte contre le vassal en présence de son suzerain. On répliqua que les hostilités avaient commencé avant que le royaume eût été transféré à un autre maître; et il est passé en maxime que le vassal dont la provocation amène une querelle , peut être attaqué en personne sans la formalité d'une plainte préalable. Mais si le suzerain protège son vassal , la guerre lui devient personnelle. Quant au décret du concile qui établissait une trêve générale pendant quatre ans, quant à la circonstance que Jean avait pris la croix, on insista pareillement sur ce que tous ces incidents n'étaient survenus qu'après des actes qui avaient constaté l'état de guerre. Mais les barons, fut-il objecté, et leurs partisans avaient été excommuniés même de l'avis du concile; et le prince , conséquence nécessaire, était compris dans la sentence. « Notre prince, répliquèrent les agents, ne soutient ni les barons, ni leur parti-, il défend ses propres droits. 11 ne peut croire , il ne croit point que le pape.
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ou qu'une si auguste assemblée prononce up.e sentence injuste. On ignorait alors qu'il réclamait le trône de l'Angleterre comme son droit \ droit que , rcùt-il su , le concile ne pouvait annuler. »
Ainsi fut débattue cette question , et la manière dont elle le fut jette quelque jour sur les coutumes et les lois féodales de l'époque; le pape, dans la plénitude de sa juridiction , arrêta que la cause ne serait décidée qu'après la venue des messagers de son légat. '
L'appel des barons empressés de se délivrer d'un joug tyrannique donnait à Louis un appui plus réel qu'un prétendu droit de succession ou que l'assentiment de Rome ; il ne négligeait point les soins de la conquête. Envahissant les comtés de Suffolk , d'Essex et de Norfolk , il les soumit à sa domination , ainsi que celui de Lincoln ; dans le nord , Robert de Ros, Pierre de Brus et Richard de Parci, ses partisans , se rendaient maîtres d'York et de toute la province , et le roi d'Ecosse occupait le Northumberîand. Malgré ces succès, l'habile Philippe regrettait que son fils eût laissé derrière lui les châteaux de Douvres et de Windsor ; les réduire était chose plus essentielle que de parcourir en maître nombre de provinces. Il fit part à Louis de ses vues , conformes aux premiers principes de l'art de la guerre. Le prince agit en conséquence ; il fit venir une malweisine (lourde machine à lancer des pierres); et, à la tête de troupes nombreuses, il alla investir Douvres. C'était au mois d'août. Nous avons dit qu'Hubert de Burgh y commandait ; il avait une bonne garnison. Les efforts des assiégeants furent sans succès; de fréquentes et vigoureuses sorties détruisirent leur camp , leurs machines , et leur
' Matth. Paris, page iSô, ligne 4^,
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fireiU éprouver (le grandes perles. IN 'espéranl plus un prompt succès, le prince éloigna un peu son armée-, et, renonçant à attaquer de vive force, attendit qu'un blocus, (ju'il jura de ne pas lever, et la famine fissent tomber la place en son pouvoir-, il promit bien (jn'alors loule la garnison serait pendue en sa présence. Pendant ce temps, les barons avaient envabi et désolé les provinces de l'est; revenant à Londres, ils étaient allés investir le cbàteau de Windsor; ils y trouvèrent, de la part de l'intrépide gouverneui Jngelard d'Atbie , une vigoureuse résistance , et ils ne réussirent pas mieux que Louis devant Douvres. '
Jean ne s'était pas encore liasardé à entrer en campagne -, mais voyant ses ennemis occupés, il sortit de Winchester, la rage dans le cœut-. Il avait été joint par quelques troupes tirées des châteaux voisins; beaucoup de gens dangereux par leur audace ou par leurs crimes, tenaient encore pour lui. Il mit tout >à feu et à sang; les terres, les demeures des barons du voisinage furent saccagées , et ce torrent des- Iructeur dirigea son cours vers les comtés de l'est. Ces fâcheuses nouvelles vinrent alarmer les barons arrêtés sans succès devant les murs de Windsor; ils s'assemblèrent, <;l résolurent de lever le siège pour empêcher, s'il était possible, le tyran de regagner les provinces du sud. Des historiens parlent de perfidie, de dons corrupteurs employés par Ifroi, qui eurent grande influence sur cette détermination. Jean était dans le comté de Sufïblk, dont il ravageait la portion qui avoisino la mer, lorsqu'il apprit que l'armée de Windsor était en marche. Abandonnant son camp, elle se dirigeait avec rapidité vers Cambridge, et espérait surprendre le roi ; mais, prévenu à temps, il changea sa ligne d'opération,
' IMattii. Paris, pag. v>.8(), lig. 58; Annales fFai>rrleie/ise\\ pag. iB";?, ligne 'i(')\ Mattii. Wfstmonast., page 27G, ligne 9.j.
1 INTRODUCTION. xix
entra dans la ville de Stamiord, et, avançant vers le nord, enleva la ville et le château de Lincoln ; les confédérés fuyaient de toute part, glacés d'efFroi, à son approche. Les harons désappointés s'en vengèrent en maltraitant des populations innocentes; ils revinrent avec leur butin à Londres , et allèrent se réunir aux troupes de Louis devant Douvres. Le roi d'Ecosse, Alexandre, y vint aussi, et fit hommage , dans les mains du prince , pour les fiefs qu'il tenait sous le bon plaisir de la couronne d'Angleterre. '
Tel était l'état incertain des choses, lorsque se répandit la nouvelle d'un incident vrai ou faux qui jeta le troubla dans les conseils des alliés ; une méfiance réciproque en fut la suite, et accrut les germes de dissentiment qui existaient déjà. Le vicomte de Melun , venu avec Louis, fut atteint à Londres d'une maladie mortelle; il demanda que l'on fît venir les barons anglais restés dans la ville pour la défendre ; et quand ils furent près de son lit, il leur dit d'une voix mourante : « Je ne peux voir sans douleur les calamités qui pèsent sur votre pays ; vous ne connaissez pas toute l'étendue de vos périls. Le prince et seize nobles de son armée se sont engagés par serment, s'il devient maître du pays et s'il est couronné roi, à bannir pour toujours, comme traîtres à leur souverain , ceux qui auront rejoint ses drapeaux. Leur race sera exterminée. Vous ne devez pas douter de ce que je vous annonce, puisque moi, que vous voyez au moment d'expirer, je suis un des seize. Ma conscience m'oblige à vous faire cet aveu , gardez-en le secret, et veillez à votre sûreté. » Il dit, et mourut. ^
' Mattr. Paris, page 287, ligne 8; Chrnnica de Mailross, page ipi, ligne 5.
' Mattii. Pafis, pagoc>87, ligne 5o; Chrnnicon Walteri Hemingford, page 559, ligne 22.