US
Sd(2l41).
Henri d'Oye
(a) Voir notre t. Il, p. lxxix, art. 259.
(b) Voir notre t. II, p. lxxix, art. 242.
(c) Catalogue n°' 1802, 1883, 1918, 1919, 2011. {d) Voir notre t. II, p. lxxix, art. 240.
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(2216,2352 bis)
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Hélye, dame de la Vacherie. . .
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Maison dp, Luxembourg
Jean Danras de Ghaumisy. . . .
Guillaume de Sainte-Croix. . .
Guillaume de Fleury
Total 7,21 911 1*4d
Mais ces rentes n'ont pas toutes été dues à la
(a) Voir notre t. II, p. lxxix, art. 235.
(6) Voir notre t. II, p. lxxix, art. 241.
(c) Voir notre t. H, p. lxxix, art. 246.
(d) Voir notre t. II, p. lxxix, art. 234.
(e) Voir notre t. II, p. lxxx, art. 264-2G6.
même époque, et une partie d'entre elles étaient éteintes quand les dernières ont été créées. Dans le paragraphe consacré aux dépenses extraordinaires, nous parlerons de celles de ces rentes qui ont été rachetées par nos comtes.
Ce que nous avons à dire sur les dépenses des baillages et des prévôtés ou, pour nous exprimer autrement, sur les dépenses obligatoires, se terminera par de courtes indications sur les rentes viagères dues par les comtes de Champagne au xm8 siècle.
Voici quelques noms de rentiers viagers suivis chacun du chiffre de la rente et du numéro de renvoi à l'acte qui établit le droit du rentier :
Gillebcrt de Saint- Jacques, médecin. . 201 (4465,4567). Remi, chancelier de Champagne. . . 20 H 252). Un chanoine de St-Pierre de Rome. . 20 (4 752). Odard d'AuInay, maréchal de Champs116 30 (4770,2325).
Guillaume, neveu d'Herbert, médecin. 40 (4825,4826).
Anséric de Bazarnes 100 (j 958).
Jean, comte de Roucy. . 400 (2049).
Gaucher, châtelain de Péronne. ... 50 (2446).
Elisabeth de Braisnes 200 (2390,2407.
Geofroi du Pré 30 (2450).
Pierre, doyen de Ghaumont 5 (2303).
Etienne de Sancerre ^00 (2949).
Ponce de Mirebeau 60 (3074).
Marguerite de Bourbon, comtesse de
Champagne 700 (3096)
Thierri, comte de Montbéliard 500 (3483).
Othon de Bourgogne, seigneur de Sa-
Renier Aecore 300 (3783).
Marguerite, duchesse de Lorraine. . . 500 (a).
Dépenses de l'hôtel.
Les dépenses de l'hôtel correspondaient à celles de la liste civile et du ministère des affaires étrangères. Nous en trouvons quelques exemples dans les fragments de comptes des années 1217-1219, 1258-1259, publiés par notre savant confrère M. Bourquelot (6) :
Pour une robe donnée à l'aumônier à son retour de
Rome
Pour frais de deux voyages faits à Paris par Lambert Bouchu • • • »
A l'aumônier pour des vêtements achetés à des pauvres »
Pour des messes que célébrera Pierre Daufin *00-
Pour les robes de la comtesse, du comte : » pour les tentes et pavillons
Pour les robes de sept nouveaux chevaliers. \ 38* H 8
Pour les robes de la comtesse, du comte » et des demoiselles
Pour vingt-trois muids et demi de vin blanc et pour onze setiers de froment envoyés à la cour de Pont-sur-Seine 60s
A deux messagers qui ont apporté des lettres 3*
A Gautier de Scrupt, sergent d'armes et à ses compagnons, pour cinq paires de robes 3* 40"
(a) Voir notre t. Il, p. lxxiv, art. 247.
(b) Bibliothèque de l'Ecole des chartes, 5e série, IV, 57-68, 70-79.
Pour la dépense de Girard de Varaire, quand il alla au Mans acheter des chevaux. . »
Pour le palefroi de la comtesse »
Pour des réparations au char de la comtesse 41 4 4» 8d
Pour les souliers du comte 44a
Pour des chenets placés dans la cuisine du comte à Igny-le-Jard
g 2°. — Dépenses extraordinaires.
Nous ne parlerons pas ici des dépenses auxquelles il était pourvu par les aides extraordinaires dont il a été question au paragraphe à de la section précédente (a). Nous n'avons, par exemple, aucun moyen d'apprécier ce qu'ont pu coûter à Henri II la croisade de l'année 1190, à Thibaut IV celle de 1239, à Thibaut V celle de 1270. Nous ne savons pas davantage quels frais occasionnèrent à Blanche de Navarre sa guerre contre Erard de Brienne, à Thibaut IV et à Thibaut V les nombreuses guerres qu'ils eurent à soutenir en France. Nous parlerons seulement des prêts et des cautionnements faits par nos comtes, des dots de leurs filles, des sommes qu'ils employèrent au rachat des renies dont ils étaient grevés et en acquisition d'immeubles.
Prêts.
Voici quelques exemples :
En 4 204 , 700 livres à Gautier, comte de Brienne (S42). En 4240, 500 livres au prieuré de Foicy (724).
(a) Voir plus haut, p. 836-858.
En -1 227, -15,000 livres stéphanoises au comte de Bourgogne (a).
En 4233, 72 livres au seigneur de Glefmont (2290).
En 1244, 311 livres 3 sous 7 deniers à Jean Bovez (2682).
— 4 ,000 livres au comte de Grandpré (2685). En -1250, 480 livres à Hugues d'Antigny (2936). En 4252, 500 livres à Anseau de Traîné! et à Erard de Vallery (304 5).
En 4252, 200 livres à Isabelle de Montigny (3024).
En 4 255, 2,000 livres au seigneur de Bourlémont (3090).
En 4268, 528" livres à Jean, seigneur de Joinville (3493).
Cautionnements.
Nous avons relevé 68 exemples de cautionnements faits par les comtes de Champagne depuis l'avènement de Blanche de Navarre jusque vers la fin du règne de Thibaut V. Quelques-uns de ces cautionnements eurent lieu en faveur de leurs suzerains, comme l'évêque de Langres (1366, 1395), la duchesse de Bourgogne (1605) ; mais la plupart du temps ce fut à leurs vassaux qu'ils accordèrent cette garantie, qu'ils la donnassent à de grands seigneurs comme le duc de Lorraine (1 276, 1331 , 2074, 337 i ), comme les comtes de Sancerre (818), de Saint- Pol (1017), de Brienne (1638), de Blois (1837, 1895), de Rethel (2194), de Roucy (2483), de Dreux (2612), ou à de simples changeurs des foires (2850, 2998), à une communaulé d'habitants, par exemple à la ville de Troyes (2200), ou à des communautés religieuses, telles que l'abbaye de Jouarre (1279), celle de Lagny (1573, 1661), et les Trinitaires de Troyes (3370).
[a) Catalogue n°s 1760, 4 795, 1797, 1852, 1949.
Parmi ces 68 actes de cautionnements, il y en a 26 dans lesquels aucun chiffre ne détermine l'imporlance de l'obligation dont nos comtes garantissent l'exécution; dans 66 autres cas les sommes sont déterminées : le total s'élève en monnaie tournois ou de Provins à 31,923 livres, en monnaie parisis à 40, 14 0 livres qui valent 42,637 livres tournois ou de Provins, ce qui donne en tout 66,560 1. tournois ou de Provins, valant 902,956 fr. Il faut y ajouter 720 marcs d'argent qui valent 37,657 fr., et nous aurons une somme de 960,613 fr., au pouvoir de 6,702,065 fr. N'oublions pas 700 livres de rente valant 46,186 fr., au pouvoir de 70,923 fr. de revenu annuel et 400 livres stéphanoises dont la valeur nous est inconnue.
Mais il était très-rare que les comtes de Champagne se trouvassent obligés de payer les dettes dont iis étaient cautions ; nous n'en connaissons que deux exemples. Dans un cas, le' débiteur était Gautier, comte de Brienne, et Blanche de Navarre la caution (1638); nous ne savons pas le montant de la créance. Dans 'l'autre cas. il s'agissait d'une dette de 2,000 livres tournois contractée par Hugues de Chàlillon, comte de Saint-Pol et de Biais, envers Thomas de Savoie, mari de Jeanne, comtesse de Flandre et de Hainaut. Hugues était cautionné par Thibaut IV (2587, 2969). Ces 2,000 livres valaient 60,527 fr. 66 c, au pouvoir de. 202,638; c'était 4/23" de la somme que nous venons de trouver plus haut.
Dots.
Nous connaissons les dots de deux filles de Thi-
baut IV : Marguerite, duchesse de Lorraine, eut en
mariagel2,0001ivres(3080, 3151); Béatrix, duchesse de Bourgogne, 20,000 livres (3148).
Rachats de rentes ou amortissement.
Nous trouvons un exemple d'amortissement dès le régne d'Henri Ier, qui racheta une rente créée par son père au profit de la maison de Sully (53, 579. 580). ■
Blanche de Navarre acquit 30 livres de rente que Pierre de Touquin possédait sur les foires de Troyes (1055).
Thibaut IV, si prodigue pendant les premières années de son régne, fit acte de sage économie durant les quinze dernières : à partir de 1238, il racheta de lu maison de Montmorency-Mariy 40 livres de rente (2486) ; d'Hélye, dame de la Vacherie 17 livres (2647); d'Eudes de Ciefmont, 33 livres 6 sous 8 deniers (2659) ; de l'abbaye du Miroir, représentant la maison de Vienne, 20 livres (2664); de Renaud de Grancey, 20 livres (2677) ; de Roger, seigneur de Rozoy, 60 iivres (2873) ; de Gui Roland, 80 livres (2990). Le total des rentes rachetées par ce prince s'élève à 270 livres 6 sous 8 deniers valant 5,477 fr. 98 c, au pouvoir de 27,390 fr., et le capital affecté au rachat de ces rentes fut de 2,480 livres valanl 50,254 fr. 27 a, au pouvoir de' 251,272 fr., soit par an 16,751 fr.
Le service de l'amortissement, s'il nous est permis d'employer une expression aussi moderne, paraît avoir été à peu près suspendu sous Thibaut V, qui cependant racheta, moyennant 10 livres tour-
nois valant 202 fr. 66 c, au pouvoir de 1,013 fr., une rente de 40 sous valant 40 fr. 52 c, au pouvoir de 202 fr. (3223) . Mais ces chiffres sont bien peu élevés pour un règne de dix-sept ans.
Ce fut surtout sous Henri III que l'amortissement delà dette fut l'occasion d'une dépense importante. Ce prince, en un règne de trois ans et demi, affecta à cet objet 6,593 livres valant 93,074 fr. 73 c, au pouvoir de 465,358 fr., soit par an 132,958 fr. Cette dernière somme égale huit fois celle que, pendant les quinze dernières années de son règne, Thibaut IV avait en moyenne annuellement consacré à l'amortissement, c'est-à-dire 16,751 fr. Et la dépense totale de l'amortissement sous Henri III fut presque' double de ce qu'elle avait été sous Thibaut IV. D'autre part, le montant total des rentes rachetées par Henri 111 s'éleva à 4U25 livres 7 sous 6 deniers valant 8,619 fr. 72 c, au pouvoir de 43,098 fr., c'est-à-dire qu'il dépassa de plus de moitié le montant des rentes rachetées sous Thibaut IV. Le nombre des actes qui avait été de sept sous Thibaut IV fut de onze sous Henri III (a).
Achats d'immeubles.
Tous nos comtes consacrèrent de l'argent à des achats d'immeubles. De Thibaut III, nous en connaissons un qui lui coûta 780 livres valant 45,805 fr. 78 c, au pouvoir de 79,029 fr. Malgré les lourdes
(a) Pour le service de l'amortissement sous Henri III, voir Catalogue n-3683, 5684, 5688, 3696, 3710, 3722, 3727, 3732, 3745, 3783, 3789.
charges que Blanche de Navarre eut à supporter, malgré les contributions extraordinaires qu'exigea d'elle Philippe-Auguste, et qui s'élevèrent à 500 livres parisis par an et à 35,000 livres parisis une fois payées (a), elle fit au moins 21 achats d'immeubles; sur le nombre, il y en a neuf dont le prix ne nous est pas connu (6), les douze autres lui coûtèrent 500 marcs d'argent valant 20,011 fr. 60 c., et 4,490 livres de Provins valant 90,984 fr. 55 c, ce qui donne un total de 116,990 fr. 15 c, au pouvoir de 584,980 fr.
Nous n'avons trouvé que cinq achats d'immeubles réalisés par Thibaut IV pendant les quinze premières années de son règne. Dans un cas le prix ne nous est pas connu, pour les quatre autres il forme un total de 3,21 0 livres valant 65,046 fr. 86 c. , au pouvoir de 325,234 francs. A partir de l'année 4238, qui est celle où ce prince commença l'amortissement de la dette consolidée, le roi chansonnier entra dans une voie nouvelle et durant les quinze dernières années de sa vie il fit en Champagne soixante-dix-neuf achats d'immeubles : nous savons les prix de soixante-dix de ces achats, et ils forment un total de 9,810 livres valant 198,788 fr. 09 c, au pouvoir de 993,940 fr.
Pendant le règne de Marguerite de Bourbon, le
(a) Voir plus haut, p. 102, 108 et 122.
(6) Nous comptons l'acquisition de Morains, bien que nous en sachions le prix, parce que nous ne savons pas à quelles conditions Blanches était substituée au juif Vaalin et était, devenue propriétaire de la dette pour laquelle cette terre a élé donnée en paiement (677).
nombre des achats fut de deux, et le prix atteignit £00 livres valant 8,105 fr. 53 c., au pouvoir de 40,528 fr.
Thibaut V, à partir de sa majorité, pendant un espace d'environ quatorze ans, fit douze achats d'immeubles. Nous connaissons le prix de dix seulement, et il forme un total de 5,353 livres valant 408,472 fr. 24 c, au pouvoir de 562,361 fr.
Celui de nos comtes, qui employa le plus d'argent en achats d'immeubles, fut Henri III, qui consacra à cet objet, pendant un règne de trois ans et demi, 11,603 livres 45 sous 3 deniers valant 231,083 fr. 81 c, au pouvoir de 1,455,419 fr. Le nombre des achats fut de 49 en tout, c'est-à-dire de 14 par an. Thibaut IV, pendant ses quinze dernières années, en avait fait à peine un peu plus de cinq en moyenne par an, et cette période est, après le règne de Henri 111, la plus abondante en opérations de ce genre. Cependant, Henri 111 avait été obligé de donner à ses sœurs une indemnité représentant leur part dans la succession de Thibaut IV. Blanche, comtesse de Bretagne, avait à elle seule reçu de lui 8,000 livres valant 162,410 fr. 58 c, au pouvoir de 810,553 fr. De plus nous avons déjà vu qu'Henri III était celui de nos comtes qui avait employé le plus de fonds à l'amortissement de la dette consolidée.
Le total des sommes dépensées en achats d'immeubles depuis Thibaut III jusqu'à Henri III, et dont nous avons conservé le chiffre, est en monnaie actuelle de 744,298 fr. 46 c, au pouvoir de 3,724,492 fr. Nous savons qu'en même temps nos comtes ont consacré à l'amortissement de la dette
consolidée 143,528 fr. 64 c, au pouvoir de 717,643 fr. Ainsi leurs économies connues, pendant cette période, s'élèvent à 887,827 fr. 10 c, au pouvoir de 4,439,135 fr.