CHAPITRE VI
De* principale* po«Ae»*lona de lu flalaon de Viol* en Cham-
Ce chapitre résumera des indications géographiques fournies par les chapitres précédents du même livre. Nous suivrons Tordre alphabétique. Nous connaissons à nos comtes de la Maison de Blois les possessions suivantes, en Champagne, pendant la période qui nous occupe; les unes sont certaines, les autres seulement probables, le lecteur jugera.
Bar-sur-Aube était, vers la fin de 1076, la capitale d'un fief avec titre de comté, dont nos comtes de la Maison de Blois recevaient l'hommage (i). Ce fief fit partie du domaine de nos comtes à partir de 1077 ou i078 (2).
Binson (3). En 1032, Eudes donne à l'abbaye
(1) Voir notre tome I, p. 493.
(2) Voir notre Histoire de Bar-sur-Aube, p. xix, xx, 137-138, et notre tome 1, p. 397 et 405.
(3) Marne, arr. de Reims, cant. de Châtillon-sur-Marne.
d'Epernay un moulin situé à Binson (i). En 1077, l'évèque de Soissons, sur la demande de Thibaut, donne l'église de Binson au prieuré de Goincy (2).
Celle (la) (3). En 1082 , Thibaut I" approuve , comme suzerain, la donation de l'abbaye de ce lieu à l'abbaye de Marmoutier (4).
Charleville(5). Thibaut I« donne, en 1063, l'église et les dîmes de Charleville à l'abbaye de Chézy (6).
Charmentray(7). Unechartesans date, 4077-1081, constate que Thibaut Ier a donné, à l'abbaye de Saint- Faron, les redevances qui lui appartenaient à Charmentray (8).
Château-Thierry. Eudes passe pour avoir fondé l'abbaye de cette ville (9). Que* ce fait soit ou non exact, il est certain que Château-Thierry faisait partie du comté de Champagne sous la maison de Vermandois (10). 11 en dépendait aussi au xne siècle et au il est donc probable qu'il y était compris
au xie.
Châtillon-sur-Marne (11). Cette petite ville dépen-
(3) Celle, Seine-et-Marne, an*, et cant. de Coulommiers.
(4) T. 1, p. 418. — Cf. Hist. de l'égl. de Meaux, II, 14.
(5) Charleville, Marne, arr. d'Epernay, cant. de Montmirail.
(7) Cbarmentray, Seine-et-Marne, arr. de Meaux, cant. de Claye.
(10) T. I, p. 186; cf. t. H, p. v, xxvin, xlviii.
(11) Châtillon-sur-Marne, Marne, arr. de Reims, chef-lieu de canton.
dait du comté de Champagne au xii* et au xin* siècle, et, en 1082, Thibaut y résidait, ce qui nous fait considérer comme probable que dés lors il en était propriétaire (1 ).
Croissy (2). En 1060, Thibaut y assiège deux vassaux révoltés (3). Croissy était sans doute tenu en fief de Thibaut.
Donchery (à) fut enlevé aux fils d'Eudes par Gothelon, duc de Lorraine, vers Tannée 1038 (5).
Epernay. En 1032, Eudes y fonde une abbaye (6). Plus tard, Thibaut Ier exempte l'abbaye de Montiérender de tout droit de péage dans cette ville (7). Eudes y avait un prévôt et plusieurs employés (8).
Gournay-sur-Marne (9). Henri Ier, roi de France, l'enleva à Eudes vers Tannée 1032 (10).
Margerie (11). Ce fut avec le consentement du comte Thibaut I* que Guarin, comte de Rosnay, y fonda un prieuré (12).
(1) T. I, p. 418 ; cf. t. II, p. v, xvii, xxvm, xux.
(2) Croissy, Seine-et-Marne, arr. de Meaux, cant. de Lagny.
(4) Donchery, Ardennes, arr. et cant. de Sedan.
(9) Gournay-sur-Marne, Seine-et-Oise, arr. de Pontoise, cant. de Gonesse.
(H) Margerie, Marne, arr. de Vitry-le-Francais, cant. de Saint- Remy-en-Bouzemont.
Meaux (4).
Montereau (2). En 1015, Eudes reçut le château de Montereau en fief de Rainard H, comte de Sens (3).
Montfélix (6) fondé, en 952, par Robert et Herbert II, successivement comtes de Champagne (5). En 1032, Eudes disposa de l'autel Saint-Martin de ce lieu en faveur de l'abbaye Saint-Martin d'Epernay (6).
Montiéramey (7). Thibaut I" y nomma un abbé (8).
Montier-en-Der (9). Thibaut Ier régla par un jugement les droits du comte de Brienne sur cette abbaye (10).
Oulchy (11). Thibaut I* prend la qualité de comte d'Oulchy dans plusieurs chartes ; il y fonda, vers Tannée 1076, un chapitre de chanoines (12), il y f — —
(2) Montereau, Seine-et-Marne, arr. de Fontainebleau, chef-lieu de canton.
(4) Montfélix, Marne, arr. d'Epernay, cant. d'Àvize, corn, de Chavost.
(7) Montiéramey, Aube, arr. de Troyes, cant. de Lusigny.
(9) Montier-en-Der, Haute-Marne, arr. de Vassy, cant. de Montiérender.
(11) Oulchy-le-Chàteau, Aisne, arr. de Soissons, chef-lieu de canton.
(12) Carlier, Histoire du duché de Valois, 1, 256.
reçut Arnoul, évéque de Soissons (1). Thibaut 1er y avait, en 1077, un prévôt nommé Thibaut (2). Ainsi, Oulchy, tenu en fief des comtes de Champagne au x* siècle (3), était réuni à leur domaine au xi*.
Poivre (4). Eudes I" donne, en 1032, à l'abbaye d'Epernay, un bien situé dans ce village (5).
Provins. Eudes Ier concourt à la fondation du chapitre deSaint-Quiriace(6). Thibaut I" fonde le prieuré de Saint-Ayoul de cette ville (7). Thibaut y avait un prévôt nommé Attoen (8).
Reims, possédé momentanément par Eudes vers l'an 1022 (9).
Romaines (10). Eudes I* donna à l'abbaye d'Epernay, en 1032, la moitié de la ville de Romaines (11).
Rosnay (12). Lors du Concile qui se tint à Meaux, en 1081 (13), Guarin, comte de Rosnay, avait em-
(2) S. Theobaldi, praepo&ili comilis Theohaldi d'Oulchi (Gall. Christ., X, Instr. p. 99).
(4) Poivre, Aube, air. d'Arcis, cant. de Ramerupt.
(10) Romaines, Aube, arr. d'Arcis, cant. de Ramerupt.
(12) Rosnay, Aube, arr. de Bar-sur-Aube, cant. de Brienne.
(13) C'est à ton que nous avons daté ce concile de 1080. Sa vraie date, 1081, est établie par Brial, ap. D. Bouquet, t. XIV, p. 58, note h.
brassé l'état monastique (1). On voit, au xn« siècle, les comtes de Champagne en possession de cette petite ville. On peut supposer que Guarin n'avait pas d'héritier, et que Thibaut Ier se sera emparé, en qualité de suzerain, des biens laissés vacants par l'entrée de ce baron en religion (2).
Rouilly-Saint-Loup (S). Thibaut 1er avait sur ce village un droit de sauvement, et une redevance d'une poule par feu (4).
Rozoy-en-Brie (5). Eudes Ie' possédait l'avouerie de cette localité, et il avait donné cette avouerie en fief à un certain Gozbert qui, à ce titre, jouissait 4° d'un manse de terre, 2° de la moitié de la redevance, dite pasnage, payée pour faire pâturer les cochons dans les bois, 3° du droit de se faire recevoir une fois tous les ans, avec trente hommes à cheval, dans la maison que le chapitre de Notre- Dame de Paris avait à Rozoy (6).
Sens fut occupé momentanément par Eudes Ier. Ses successeurs conservèrent un droit de gîte dans l'abbaye de Saint-Pierre-le-Vif de cette ville (7).
(2) Conformément à la décision donnée par Beaumanoir, lvi, 1 et 10, éd. Beugnot, II, 325, 329 : • S'il navoient nul parent, H héritages doit mix estre au signeur comme épaves que à cex qui sont prophés as églises (LVI, 10).
(3) Rouilly-Saint-Loup, Aube, arr. de Troyes, cant. de Bouilly.
(5) Rozoy-en-Brie, Seine-et-Marne, arr. de Coulommiers, cheflieu de canton.
(6) CarL de Notre-Dame de Paris, I, 325 ; Cf. môme cartulaire, 11, 265-266.
(7) T. I, 310, 313, 314 ; cf. t. II, p. xxxvii et lx.
Sézanne (1) était tenu en fief des comtes de Champagne par les seigneurs de Broyés, mais ne faisait pas encore partie du domaine de nos comtes pendant la plus grande partie du 11e siècle (2).
Saint-Florentin (3). Thibaut I* disposa du prieuré de ce lieu en faveur de l'abbaye de Saint-Germain d'Auxerre (û). 11 eut, dans cette ville, un prévôt nommé Arnoul (5).
Saint-Germain d'Auxerre. Thibaut 1* s'empara momentanément de cette abbaye en 1058^(6). On verra plus loin que ses successeurs en eurent la garde jusqu'au xm* siècle (7).
Saint-Médard de Soissons. La garde de cette abbaye fut enlevée à Etienne II en 1068 (8). On remarquera que les comtes de Champagne y avaient encore droit de gîte au xm* siècle (9).
Sainte-Savine (10). Thibaut I« disposa de l'église de ce lieu en faveur de l'abbaye de Monticr-la- Celle (il).
(1) Suzanne, Marne, air. d'Epcrnay, chef-lieu de canton.
(3) Saint-Florentin, Yonne, arr. d'Auxerre, chef-lieu de canton.
(7) Ils y avaient encore droit de gîte au xm* siècle (voir plus bas, p. lx, art. B 12).
(9) Voir plus bas, p. lxï, art. B 33.
(10) Sainte-Savine, Aube, air. et cant. de Troyes. fil) T. 1, p. 408, 488-489.
Troyes (4).
Vassy. Eudes III donna à l'abbaye de Montiérender la moitié de ses moulins de Vassy (2).
Vaucouleurs (3). Eudes III donna à l'abbaye de Molesme un champ situé en ce lieu (A).
Ventelay (5). Thibaut I" y fonda, en iOAO, un prieuré en faveur de l'abbaye de Marmoutier (6).
Vertus (7). Thibaut Pr y reçut, en 108i, Àrnoul, évéque élu de Soissons (8).
Villiers-Vineux (9). Thibaut Iw rendit, en 10S5, un jugement relatif au sauvement de ce lieu (10).
Vitry-en-Perthois (il), tenu en fief des comtes de Champagne dés le x* siècle (12), entra dans leur domaine quand saint Simon, comte de Valois, se fit religieux en 1077 ou en 1078.
En outre, les personnages suivants paraissent avoir été vassaux de nos comtes, mais il y a, pour plusieurs, incertitude sur la question de savoir de quels fiefs ils leur faisaient hommage.
(3) Vaucouleurs, Meuse, arr. de Gommercy, chef-lieu de canton.
(5) Ventelay, Marne, arr. de Reims, cant. de Fismes.
(7) Vertus, Marne, arr. Cbâlons-sur-Marne, chef-lieu de canton.
(8) T. I, p. 417 ; Cf., ibid., p. 154, 187, 455.
(9) Villiers-Vineux, Yonne, arr. de Tonnerre, cant. de Flogny.
(11) Vitry-en-Perthois, ou Vitry-le-Brûlé, Marne, arr. et cant. de Vitry-le-Francais.
Gilduin, comte de Breteuil (i), vicomte de Char très (2), dont le fils, Galeran, accompagna Eudes Ie
(1) Breteuil, Oise, arr. de Clermont, chef-lieu de canton.
(2) Gilduin ou Hilduin, vicomte de Chartres, fils de Hugues, petit-fils d'Hilduin, 1053-1061 (Guérard, Cari, de S. Père de Chartres, I, 180-181), époux d'Emmeline, 29 avril 1046 (ibid., I, 161), père !• dHarduin, 1032, 1033-1069, 1034, 1046 (Hist. des ducs et des comtes de Champagne, l, 470, 472, 482; Catt. de S. Père de Chartres, I, 161); 2° de Waleran, 1032 (Hist. des ducs et des comtes de Champagne, I, 470) ; 3° de Gelduin, 1042 (Hist. des dues et des comtes de Champagne, I, 482); 4° d'Elisabeth, 1046 (Cart. de S. Père, 1, 161), paraît le môme homme que Gilduin, comte de Breteuil, père 1° de Galeran ou Waleran, qui se fit moine en 1037 (Hist. des ducs et des comtes de Champagne, \, 341, 381); 2° de Hugues, qui prit le même parti (Ann. Bened., IV, 352 C); 3° d'Ebrard, dont un fils nommé Robert, fut le cinquième abbé de Breteuil (Ann. Bened., IV, 605 E), et dont un autre fils, nommé de même Ebrard, comte de Breteuil et vicomte de Chartres, témoin d'une charte que nous avons publiée, t. I, p. 495-496, se fit moine à Marmoutier en 1076, dit-on, ou, plus exactement, en 1077. (Guibert de Nogent, Devitasua, ap. D. Bouquet, XII, 236; Ann. Bened., IV, 541 A, 605 E).
Gilduin, comte de Breteuil, fonda l'abbaye de Breteuil (Ann. Bened., IV, 352 C; Gall. Christ., IX, 799-807) et se fit moine (Ann. Bened., IV, 352 C). L'Art de vérifier les dates, II, 700, col. 2, 738, col. 2, 751, col. 2, le confond avec son contemporain et homonyme, comte d'Arcis et de Ramerupt par droit héréditaire, de Roucy par mariage. Ce serait Gelduin ou Hilduin, comte de Breteuil, et non Hilduin, comte de Roucy, qui aurait donné sa fille Adèle en mariage à Raoul II, comte de Valois (Anselme, Hist. génial., II, 266 D, 838 C; Cf. Art de vérifier les dates , loco citato, et notre tome I, p. 316, où l'on trouve la même confusion).
Ebrard, fils de Gilduin et père de Robert, cinquième abbé de Breteuil, et d'Ebrard, comte de Breteuil, vicomte de Chartres, et depuis moine, eut deux autres fils, Galeran, seigneur de Breteuil, et Hugues, dit le Vieux, seigneur du Puiset, successeur d'Ebrard,
dans sa malheureuse expédition de Tannée 4037 (i). Il est témoin de diplômes d'Eudes 1", 1032 (2), 1034 (3). Breteuil était encore, au commencement du xme siècle, un fief mouvant du comté de Champagne (6).
Hilduin, comte d'Arcis et de Ramerupt (5), qui, par son mariage avec Alix, fille d'Ebles Ier, comte de Roucy et évéque de Reims, devint comte de Roucy
son frère, à la vicomlé de Chartres, et le premier des fameux seigneurs du Puiset (Historia conversionis Ebrardi vicecomitis Carnotensis, ap. D. Bouquet, XIV, 53-54 ; Cf. Hist. des dues et des . comtes de Champagne, I, 406). Nous parlerons plus bas do Huguesle- Vieux, seigneur du Puiset, et de ses descendants. Quant à Galeran, seigneur de Breteuil, il pourrait Lien être le père de Thibaut, Teobaldus Gualeranni de Britolio filius, tué en Normandie en 1090, et qui, d'après M. Le Prévost, serait un simple vassal des seigneurs de Breteuil dans le département de l'Eure (Orderic, 1. 111, p. 362). Galeran voulut marier sa fille avec Pierre, fils de Gémis, et Yves de Chartres s'opposa à cette union {Ep., ap. D. Bouquet, XV, 163 B). En 1119, il fit une donation à 1 abbaye de Breteuil {Gall. Christ., IX, 801 A). Après Galeran, le seigneur de Breteuil que nous trouvons est Ebrard ou Erard, qui épousa Basilie, fille de Thomas de Marie et d'Idc de Hainaut (Albéric, ap. D. Bouquet, XIII, 694-695); il en eut Evrard et Galeran (Genealogia regum Francorum tertiœ stirpis, ap. D. Bouquet, XIV, 4 ABn). Evrard épousa une fille, ou sans doute plus exactement une petiie-fille de Thomas de Marie, sa cousine-germaine, et fut excommunié pour ce fait {Ep. Lticii II pupœ, ap. D. Bouquet, XV, 414 ABC). Il périt à la seconde croisade [Sugeri Epist., ap. D. Bouquet, XV, 496 A).
(4) Voir plus bas, p. xxti, art. 289.
(5) Ramerupt, Aube, arr. d'Arcis, chef-lieu de canton.
en 1033 (1). Il est témoin de deux diplômes d' Eudes I" (2). Il se rendit à Paris pour représenter Eudes dans le procès qui s'agita entre ce dernier et le chapitre de Notre-Dame de Paris, au sujet de Rozoyen-Brie (3).
Ebles II, comte de Roucy (4), fils d'Hilduin. Il demanda l'approbation de Thibaut pour la donation, faite à Marmoutier, de l'abbaye delà Celle-en-Brie (5).
André, comte d'Arcis et de Ramer upt, frère d'Ebles II, et l'un des auteurs de la môme donation (6).
Manassès, comte de Dammartin (7), frère d'Hilduin, comte d'Arcis, de Ramerupt et de Roucy (8), et de plus, à ce qu'il paraît, frère de Guillaume I", comte de Soissons (9). Il est témoin de deux di-
(1) Art de vérifier les dates, II, 738.
(2) T. I, p. 316, 330, 471, 476 ; Cf. p. 391-392.
(3) Guérard, Car t. de Notre-Dame de Paris, I, 325. — Nous comptons entrer ailleurs dans quelques détails sur cette maison.
(4) Roucy, Aisne, arr. de Laon, cant. de Neufchâteau.
(5) T. 1, p. 418. — Sur Ebles II, voirl'Ar* de vérifier les dates, II, 738-739.
(6) T. du Plessis, Hist. de régi, de M eaux, II, 11 ; Cf. Albéric, adann. 1110, éd. Leibnitz, II, 210-211.
(7) Dammartin, Seine-et-Marne, arr. de Meaux, chef-lieu de canton.
(8) Cette parenté, niée par Y Art de vérifier les dates, II, 661, est établie par un diplôme du roi Robert, 1031, ap. D. Bouquet, X, 625-626, et par la Genealogia regum Francorum, ap. D. Bouquet, XIV, 5AB.
(9) Genealogia regum Francorum, ap. D. Bouquet, XIV, 5 A B. — Nous ne connaissons pas de diplôme qui appuie cette assertion tout-à-fait contraire au système de Y Art de vérifier les dates, II,
plômes d'Eudes I« (1). Il périt dans l'expédition d'Eudes, en Lorraine, à la fin de Pannée 1057 (2).
Raoul III, comte de Valois, de Vexin, d'Amiens, de Vilry et de Bar-sur-Aube, témoin d'un diplôme d'Eudes Ier (3), allié de Thibaut Ier et d'Etienne H, dans leur guerre contre Henri Iw (4).
Saint Simon, fils de Raoul III (5).
Hugues Bardoul Ier, seigneur de Broyés (6) et de Pithiviers, allié de Thibaut Ier et d'Etienne II dans leur guerre contre Henri Ier (7).
Hugues Bardoul II, seigneur de Broyés et de Sézanne, petit-fils d'Hugues Bardoul Ier et pupille d'Elienne-Henri (8).
Germond de Montmort (9), témoin dans une charte de Thibaut lw et d'Etienne, en 1042 (10).
Sagalon de Milly (11), témoin dans la môme pièce.
(1) T. I, 324, 474, 476; Cf. Cari, de Notre-Dame de Paris, 1, 325.
(2) T. 1, p. 341. — 11 faut éviter de le confondre avec Manassès II, comte de Réthel (Art de vérifier les dates, II, 630-631). Nous avons commis cette erreur dans notre tome I, p. 391 .
(6) Broyés, Marne, arr. d'Epernay, cant. de Sézanne.
(9) Montmort, Marne, arr. d'Epernay, chef-lieu de canton.
(11) Milly, Seine-et-Oise, arr. d'Etampes, chef-lieu de canton.
Gui de Vignory (1)*, témoin d'une charte de Thibaut I", en 1076 ou 1077 (2).
En résumé, dans cette période, les princes de la Maison de Blois accrurent le comté de Champagne de Bar-sur-Aube, Montereau,Vitry,et probablement d'Oulcby et de Rosnay : à chacune de ces villes étaient attachées des dépendances souvent étendues. Ils possédèrent un instant Reims et Sens. Ils perdirent Donchery, Gournay et la garde de l'abbaye de Saint-Médard de Soissons.
(1) Vignory, Haute-Marne, arr. de Chaumont, chef-lieu de canton.