‹ Histoire des dynasties divinesChapitre 102 sur 252 · Ko zi ki den, iv, 30, et plus loin · texte numérisé non relu

Ko zi ki den, iv, 30, et plus loin

YAMATO BÜMI. — GENÈSE.

4, h. — On lit dans un livre :

Les deux génies Iza-nagi-no inikoto et Iza-nanii-no mikoto se trouvant au milieu du brouillard du Ciel, dirent : «Nous désirons avoir un pays.» En conséquence, ils prirent la lance de jade céleste, et, la dirigeant en bas, ils fouillèrent et obtinrent Tîle Ono-yoro^ si ma. Ils retirèrent ensuite la lance; et, joyeux, ils dirent: «Ali! que c’est bien de posséder un pays!»

Commentaire.

4, è- — vh 1 I ] I «brouillard». — Dans cette seconde citation du cliap. iv, les deux divinités Iza-nagi et Iza-nami sont représentées comme se tenant au milieu du lu’ouillard du Ciel. Il ne faut très probablement voir là (pi’une expression imagée employée parFauteur pour désigner l’immensité antérieurement à la création. Un commentateur japonais du Syo-ki^ croit cependant que le mot sagiri a, dans ce passage, une toute autre signification. Il ferait allusion

lE ^ ^ Syo-ki siil-kai ou lü «S^’o-ki coiinnenté», par

M. M ^ Kava-mura Hicl6-iié, t. I, p. 9*.

Lor.sciue j’ai rédigé ma traduction du Ni-hon Syo-ki, je ne jxwsédais aucun conimentairo de cet ouvrage; de sorte que pour en obtenir l’intelligence, j’ai dû traduire le Ko zi ki, en m’aidant du grand commentaire pidrlié par Moto-ori Nori-naga, sous le titre do Ko zi ki den. Pendant le cours de l’iinpres.sion de mon travail, il m’arrive successivement des documents importants dont je n’ai pu profiter dés l’abord, mais auxquels je m’empresse de recourir pour la révi.sion de mes épreuves. la) livre que je cite ici iwiir la première fois e.st do ce nombre. Je viens, en outre, do recevoir une vereion du Ko zi ki duo à l’un do nos japonistes les plus distingués, M. Il Ilall-Cbaml)erlain (liecordit of ancienl matlers, dans les Traiianctionn of the Asialic Society of Japan, 1883, t X, .siq)plj, et un mémoire d’un haut intérêt, composé par M. Sat)vv .s<)u.s le titre do The reviual. of %)ure Shinto, diins le Même recueil, vol. III, part. 1). — Il est très ixîgrettible tpie les relations des japonistes .soient encore si peu suivies, et que nous ignorions souvent en Europe les écrits publics par les orientalistes curoi)éens au .lapon, comme ceux-ci

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