CHAPITRE IV, r
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î\ l’état (l’incertitiule dans lequel se trouvent les deux dieux, au moment où ils vont s’etforeer de découvrir un monde iueouuu. Si l’oii adoptait cette explication assez sino-ulière, le texte si^^uitierait que lza-uaj;i et Iza-uami désiraient obtenir un pays, mais ils demeuraient au Ciel dans les brouillards de l’incertitude sur l’endroit où ils pourraient le rencontrer. Cette intei ])rétation me }>araît laisser quel([iie peu à désirer.
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■4, c. — On lit dans un ouvrage:
Les deux génies Iza-nagi-no inikoto et Iza-nami-no mikoto, se trouvant sur la vofite du Ciel suprême, dirent : «Il faut que nous ayons un pays!» Et alors ils obtinrent, en fouillant [les mers] avec la lance céleste de jade, file Ono-goro shna.
Commentaire.
4, c. — Masa-7ii kuni aran ya, c’est-à-dire «le moment n’est-il pas opportun pour avoir un pays?»
ignorent évidenunent ceux qui ont ixira depuis plusieui-s .nnné&s en France, en Italie et en Autiiche.
Je me ferai un devoir de mentionner, au ftu‘ et à mesure de leur anivée entre mes nnaiiis, tous les ouvrages qui pouiTont me servir à l’élucidation du texte du Syo-ki; et, pour n’avoir piis à prévenir encore une fois que je n’avais pu les utiliser plus tôt, je placerai, en tète de leur première mention, le signe t.
YAMATO BÜMI.
GENÈSE
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4, d. — Ou lit dans un ouvrage :
Les deux génies Iza-nagi-no inikoto et Iza-naini-no mikoto se dirent dans un entretien : «Il y a une chose qui ressemble à de la graisse qui flotte [sur l’eau]. N’y a-t-il pas un pays au milieu?» Ils obtinrent alors, en fouillant [les mers] avec la lance céleste de jade, une île qui reçut le nom de Ono-goro sma\
Cette quatrième citation ra])pelle un passage cité plus liant oîi il est dit qn’à l’origine du monde, il y avait une chose qui ressemblait à un corjis gras flottant et surnageant à la surface des flots (i, h).
1. Dans (piehincs ouvrages, on lit Ono-koro aima ou zima. (’cttc lecture doit être eondainnéc, les caractères Man-yô kana einplo^’ès jiour noter la quatiiènie syllabe de ce nom ( jf^ dans le Syo-ki et dans le Ko-zi ki) étant dits «troublés» (nigori). — Voy. Moto-ori, Ko-zi ki den, t. 1, p. 31, et t. IV, p. 12; llirata. Ko ni den, t. U, j). 30.
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4, e. — Oli lit dans un ouvrage:
JjeUénietenielle, le premier, dit eneliautant : «(^ii’il est beau, ce eliarmant jeune homme!» Alors, eomme le fait de ce que le Génie femelle avait parlé le premier était néfaste, ils firent de nouveau le tour [de la Colonne Céleste], Cette fois, le Génie mâle, le premier dit eu chantant : «Qu’elle est belle, cette charmante jeune tille!» Et aussitôt ils voulurent s’unir, mais ils ne savaient pas comment s’y prendre. Sur ces entrefaites [un couple] de hoche-queues vint voltiger [près d’eux], en remuant la tête et la queue. Les deux génies les examinèrent; et, protitaut de leur leçon, connurent la manière de s’accoupler.
YAMATO BUMI. — GENÈSE.
Commentaire.
4, e. — Saga-nasi «néfaste». — Saga (jj^) signifie «un présage»; saga-nald s’emploie aujourd’lmi clans le sens de «bas, vulgaire, méprisable»; ce cj[in donnerait à la phrase le sens de «le fait que le génie femelle ait parlé le premier est mi fait regrettable (ou «méprisable», «de mauvais augure»).
V% Sekï-rei ou Nivaku-nd uri «le boclic-queue» ou «bergeronnette» (motacilla). On en connaît plusieurs espèces au Japon, qui fréquentent surtout le bord des cours d’eau. Le mouvement continuel de la tête et de la queue de cet oiseau, a fait dire à l’auteur du Tsze-weï que «sa tête et sa queue se répondent, et sont comparablés à un frère aîné et un frère cadet» b
1. Notîiminciit dans le Chi-Zei/nr/, le lioclie-(iueue est donné comme nn symbole néfaste: «J^e lioclie-quene est dans la plaine; les frères sont menacés d’un malheur» (Siao-ija, sect. 'rchau^'-ti, 3). Le commentaire ajoute (pie «cet oiseau chante (piand il vole, et s’agite (piand il marche». — Le dos est bleu cendré, le ventre est blanc; il a des marques noires sous la gorge (pii ressemblent à une rangée de sa)ié(pies; c’est poimpioi on l’a ajipelé lien-Uien.
(’lIAriTKK IV,/.
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4, f. — On lit dans nn livre :
liOs deux Génies s’étant unis coniin(‘ mari etfeniine, l'île Ava-di-no si wa et 1 île Avii-sima furent le cordon ombilical [de l’arcliipel japonais], et ils donnèrent naissance î'i la grande île Ycnnato Toijo Aki-tü sima. Puis vint rîle I-ijo-iio sima, puis rîley/7/.v/,s/-no sima, [inis les îles jnmelles Oki-tio sima et Sa-do-no sima, puis l’île Kosi-no sima, [inis l’île ^inis l’île Ko-
sima.