CHAPITRE V
5, /■ — Oii lit dans un livre :
Le divin Iza-nagi et la divine Iza-naini donnèrent ensenible naissance an Pays des Unit îles.
Plus tard, le divin Iza-nagi [liii| dit : «Dans le pays auquel nous avons donné naissance, il n’y a rien qu’un brouillard matinal qui le remplit de senteur». Jéair que sout'tla, en ce moment, le divin Iza-nagi devint une déesse, appelée la divine Sinaya-to-he, ou, suivant une autre tradition, nn dieu, ap|)elé le divin Si-naga-tü hiko. Ce fut le dieu du Vent.
Un enfant aiupiel |la divine Iza-nami] donna le jour dans un instant où elle avait faim, fut appelé le divin Uka-no mi-tama. Puis, elle enfanta les dieux de la Mer, appelés les divins Wata-zium; les dieux des Montagnes appelés les divins Yawa-zfimi; les dieux de rEmbouchure des Rivières, appelés les divins Hayaaki-iii hi; les dieux des Arbres appelés les divins Kiign-no di: les dieux de la Terre appelés les divins Hani-yasn. Plus tard, elle donna successivement le
jour à toutes sortes detres, et enfin à Kagu-tiiti,
dieu du Feu. La mère de ce dieu fut [alors] brûlée et disparut.
Alors le divin Iza-nagi, haïssant ce dieu, dit : «Estce donc là l’enfant que j’obtiens en échange de ma sœur chérie!» Puis il se roula à côté de la tête [de la morte], puis il se roula à côté des pieds [de la morte], pleurant, sanglottant. Ses larmes, en tombant, produisirent la déesse [de la Posée] appelée la divine Aa/dsava-me; c’est la déesse qui demeure au pied des arbres [plantés] sur les sillons [des champs de culture]. Ensuite le divin Iza-nagi tira le glaive à la garde longue de dix poignées dont il était ceint, et coupa Kagu-tuti en trois morceaux. Chacun de ces morceaux devint un Dieu. Eu outre, le sang qui coula de la lame devint les Cinq cents Rochers (étoiles) qui bordent la paisible Voie lactée. Ces rochers ont été les ancêtres du dieu Fulü-uusi. Le sang qui coula de la lame devint aussi le dieu Mika-no haya-hi, puis le dieu Hi-no haya-hi. Ce dieu Mika-no haya-hi fut l’ancêtre du dieu Take-mika-duti. On dit aussi le divin Mika-no haya-hi, puis le divin Ei-no haya-hi, puis le divin Take-mika-düti. Suivant d’autres, les divinités qui furent produites par le sang qui coula de la lame se nommèrent le dieu Iva-saku, puis le dieu Ne-sakh, puis le divin Iva-iûtü-o. Un auteur dit «le divin Iva-tülû-o et la divine Iva-lidü-me». On