Syo-ki lù-syau, t. III, p
YAMATO BUMI. — GENÈSE.
Iki, l’air que souffla en ce moment le divin Iza-nagi, ce fut le Vent. — On lit dans le Chûh-i-ki : «les pleurs de Pan-kou devinrent les Rivières, son souffle devint le Vent, sa voix devint le Tonnerre» \
^ ^ ^ ^ Sinaga-to-be ou ^ ^ Si-nagatü hiko, est la divinité du Vent, désignée, dans le Ko zi ki, sous le nom de ^ ^ Sina-tû hiko. — Sinaga exprime
l’idée d’un vent violent soufflant du ciel par rafales (]^ ^). Comme le Vent dépend tantôt du principe femelle et tantôt du principe mâle, la divinité qui le personnifie est tantôt femelle (me), tantôt mâle (hiko)^.
Ulict-no mi-tama, ou, suivant le Syo-ki bi-kau, Uke-no mi-tama. C’est l’Esprit des Rizières ou des Greniers de Riz. Suivant Kané-yosi, c’est l’appellation honorifique du Dieu des Grains^ désigne «l’endroit où se conserve le grain»; ^ est le plus précieux des cinq grains. Suivant le Wa-mei seô, le mot uke a le sens de «nourriture»'. Dans le Ku-zi ki, on dit que la divine Iza-naiiii, à ses derniers moments, donna le jour au dieu ll^«/t« qui eut pour
fille Togo Uke bime'\ — Mi-tama signifie «l’esprit, l’âme».
4^ Wata-zümi, dieux de la ]\Icr. — Wata est donné comme synonyme de nada «l’océan», et viendrait de ica ou va «les vagues» { et de ta «hauteur»
La transcription ^ icata-dümi^ « accumulation de coton », par allusion à l’écume des vagues qui a l’aspect du coton,
1. Ni-hon Syo-ki lù-syou, t. III, p. 18; Syo-ki siii-kai, t. I, p. 15.