Syo-ki tii-syau, t. III, p
5. Pans celte énumération de divinités, ou fait tantôt usage de noms individuels de divinités, tantôt de noms collectifs*.
* Il y a ici un intéi-essant proldcme qui, pour être résolu d’une manière satisfaisante, exigerait de longues dlscu.<vsions. H est évident que plusieurs noms de divinités du panthéon sintauïste, donnés dans les difterents livi-es sacrés du Japon, y figurent tantôt comme des ap|>ellations individuelles, tantôt comme des appellations collectives. Par exemple, Haya Aki-tü hi-no mikoto, dans le Syo-ki, qui répond à Haya Aki-dü hi-ko-no kami, dans le Ko zi ki (édition de Moto-ori, V, 30) désigne toute une série de divinités protectances des ports de mer dans le premier ouvrage, ainsi que cela résulte du mot tati «toiLS», joint au nom, tandis que, dans le second, il désigne une divinité unique, comme Imdiqne cette note finale : «de tel dieu à tel dieu, il y a en tout dix diemx», à moins cejiendant qull faille entendre par là «dix espèces de dieux, soit individuels, soit collectifs»; ce qui n’est guère admissible, car un i>eu plus loin (V, 38), les mêmes divinités sont mentionnées avec ces mots : rvTA-hasira kami «deux dieiLX». Le Ko zi ki donne à Haya-Aki-tü hiko une sœur ou épouse, nommée Haya Aki-dü Mme-no kami «la déesse rapide de l’automne» ou «du Japon». — Les exégètes japonais eiLx-mêmes se sont d’ailleui-s trouvé embarrassés pour savoir s’il s’agissait, dans certains cas, de divinités uniques, comme serait, par exemple, Neptune, ou de divinités en nombre indétemiiné comme les Tritons. En ce qui concerne Hani-yasü, notamment, on a ajouté, dans une édition, aux mots tüti-no kavii «divinité de la Teire», le mot tati qui oblige à h-aduij-e «dirinités de la Tene»; mais, en cet endroit, il paraît certain que l’addition de tati est fautive (voy. Ni-hon Syo-ki hi-kau, récension, J:, p. 2).
cessivemeiit naissance à tous les êtres» ou mieux
«à toutes sortes d’êtres». La même idée se trouve exprimée dans le Yih-king des Chinois, où l’on dit : «11 y eut le Ciel et la Terre, et ensuite dix -mille êtres naquirent (7^ ^
Hani-yasü signifie «la tranquillité de la Terre»
^ Le caractère iM désigne «la terre jaune» et parfois «la terre rouge »^
Nald-sawa-me est l’Esprit de la Rosée. Ce nom signifie littéralement «la dame de l’étang des larmes» ou «la dame aux nombreuses larmes».
Ama-no yasü-kawa «la rivière paisible du Ciel»; c’est une désignation de la voie lactée^.
i-wo-tü iva-mura, litt. «les cinq cents rochers de la voie lactée».' — I-wo ou I-ho ( T «cinq cents», désigne «un grand nombre»; — Iva veut dire «une grande pierre», «un rocher en général» (^'^); miLra signifie «une accumulation»^. — Par ces mots «les cinq cents», ou «les innombrables rochers», il faut entendre «les astres, l’ensemble des constellations» (MM)- étoiles, procédant du feu, Iza-nagi les a fait naître du sang du dieu