I-sa-ko désigne «les petits cailloux» ( ^ î
1. Syo-ki siù-kai, X. I, p. io; S;jo-ki tn-syaii, t. III, p. 40*.
* Sigé-towo dit ; «le iiied ressemble à une branche; ç’est pouniuoi ou a rattiché le mot (uii «pied» à l'expression siki-yama».
('HAT ri’ HE V, i.
/. — Oii lit dans un livre :
Le divin Iza-nagi, désirant voir sa sœur cadette, se rendit alors au lieu de son iidiuination. La divine Izananii, coinine lorsqu'elle était encore vivante, alla le recevoir et lui dit : «O mon divin époux, je te prie de ne jias me regarder.» (Juand elle eut achevé cette parole, il ne la vit point, car à ce moment, il faisait obscur. Le ilivin Iza-nagi alluma aussitôt une lumière et la regarda. La divine Iza-nami était alors tuméfiée. Sur sou gonflement, il y avait huit sortes de tonnerres. Le divin Iza-nagi, effrayé, prit la fuite. A ce moment, tous ces tonnerres se levèrent et se mirent à sa poursuite. Or, sur le bord du chemin, il y avait un grand pêcher. Le divin Iza-nagi se cacha sons cet arbre, en cueillit des fruits et les jeta aux tonnerres qui s’enfuirent aussitôt. De là vient la coutume d’employer des pêches pour chasser les démons. Le divin Iza-nagi jeta alors
YAMATO BUMI. — GENÈSE.
sa canne et dit : Les tonnerres n’oseront point passer audelà. Cette canne devint le dieu Fima-do, dont le nom primitif est Kunado-no olio-di. En ce qui concerne les huit tonnerres, celni qni était sur sa tête s’appelait Ohoikadüti; celni qni était sur sa poitrine s’appelait Ho-no ikadüti; celui qui était sur son ventre s’appelait To-^zo ikadüti; celui qui était sur son dos s’appelait Wakaikadüii; celui qui était aux parties secrètes s’appelait Kuro-ikadüU; celui qui était à la main s’appelait Yawa-ikadüll; celui qui était sur le pied s’appelait No-ikaduti; celui qui était sur son nombril s’api)elait Saku-ikadüli.
COMMKNTAIKE.
Sono-ico-no fukuro «le lieu où l’on apporte le corps d’un défunt». — Sono-ico désigne une colline tnnéraire ( (^ ), ordinairement plantée d’arbustes, où l’on
avait riiabitnde de déposer les morts avant de procéder aux cérémonies de leur inlinmation’.
Momo-no kl «le pécher». — L’idée que le pécher avait la vertu de chasser les démons et les influences néfastes paraît provenir de la Chine, où on la voit exi)riméc dès les temps les pins anciens, notamment dans \' Histoire de l'empereur Hoang-ti, le Fen-tsao, le Chan-hdi kiiig, etc.-
U filp Ikadüti-no kami «le dieu du Tonnerre». Ce dieu existe également dans la mythologie chinoise. On lit dans