Tani-gawa Si-sei, Wa-kun sivori, t. II, p. 2C
2. «Un palais invisible». Ni-ko7t Sÿo-ld tn-ayau, t. IV, p. 2.
3. Ni-hon Syo-ki tû-.iyau, t. IV, p. 3; Syo-ki siîi-kai, t. I, j). 28.
4. Moto-ori Nori-naga, Kami-yo-no 7>i(isa-koto, t. I, p. 24; Nobii-yosi, Gaulô Ku-zi ki, t. I, p. 13.
5. Cette grotte est inentionnéc par ^I. K ira Yosi-kazé, dans son Uye-tü fnmi, t. I, J). 3.
(i. Ce passage démontre encore une fois de plus (pi’an dessus des innondu'able.s divinités du Pantliéon Japonais, divinités sur lesipielles l'iinagination populaire s’est ])lu à greffer des légendes plus o>i moins bizarres, plus ou moins respectueuses pcmr b'.s h'nmi (pu en sont l’objef, il cxi.stait dans la religion sintauïste l'N DIEU .SL'l’ltEME comidn-é comvie a/Molnmenl
c’iiArn’KH VI.
\'oici d’ailleurs coninient s’exprime Moto-ori Nori-iiag'a dans sou Kami-yo-no masa-kofo^ au sujet de la fin du divin Iza-nagi :
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Kakute Iza-nayl oho iiii. kami amc-iti nohori-masite, kaherite maicosi tamdite, yayate ame nara 11 i-no icaka mhjani todomari masi-masn. ]\Iata va Au-mt-no Ta-ya-ni masimasü to rno, Ava-di sima-ni kakurl-mam ta mo ari.
«Ensuite la grande divinité Iza-nagi monta au Ciel pour rendre eomj)te de sa mission (au Dieu Suprême); et alors elle se fixa au Ciel dans le j)alais IJl-no icaka-miya. On dit également qu’Iza-nagi s’établit à Ta-ya, dans le pays de Au-ini, et qu’il vécut retiré (eaehé) dans l’île de Ava-di» Les exégètes japonais s’attachent à reelierclier où pouvait être situé le7//-yio woka-miya. Les efforts d’érudition qu’ils font, dans ce but, me paraissent du })lus médiocre intérêt, et je crois qu’il ne faut voir avec M. Kava-mura Hidé-né, dans cette dénomination, rien autre chose qu’une é])ithète désignant le séjour du Soleil, c’est-à-dire le Firmament.
dislincl des autres dieux et infiniment siqyérieur à eux tous. Le sintauïsme est donc au fond une religion monothéiste; et si, jusqu’à jjrésent, on a généralement cru le contraire, c’est qu’au lieu de recourir au.v sources anciennes et originales, on s’est contenté de recueillir des récits dénaturés au sujet de la théogonie des îles de l’e.xtrême Orient.
YAMATO BüMI. — GENÈSE.
Sidüka-ni nagaku kakure-mmiki signifie littéralement «d’ime-façon-donce longtemps il fut caclié». Le mot (jap. 77 ^ \y)\^ kakureru, qui ré])ond à l’idée de «caché» et veut dire aussi «s’éteindre, mourir») est le meme dont on a fait usage pour les grands dieux de la triade primordiale dans le Ko-zi kl, mais avec la lecture tJ ^ kakusü «vivre retiré, caché»’. — Je ne crois pas qu’on doive entendre, dans le passage qui nous occupe, que le divin Izanagi mourut; car, dans ce cas, le mot nagaku «longtemps» s’expliquerait difficilement.
^ ^ Tani-gawa Si-sei veut trouver, dans ces
mots, une locution métaphorique. Iza-nagi, né de la Raison Céleste, serait retourné, après l’accomplissement de ses œuvres, à la Raison Céleste d’où il était sorti. L’homme est né en vertu d’iiii mandat du Ciel ^ ), d’où il résulte qu’il doit employer toute sou existence pour aboutir à l’accomplissement de ce mandat du Ciel. C’est là ce qu’il faut entendre par — Eu résumé, la pensée qni paraît
prédominer chez certains exégètes japonais, c’est qu’Izanagi répond bien plus à une puissance cosmogonique qu’à une individualité quelconque, et que ce serait à tort qu’on voudrait lui attribuer une fin mortelle comme au commun des êtres de la création.