‹ Histoire des dynasties divinesChapitre 159 sur 252 · ZI · texte numérisé non relu

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(’lIAriTUE VII.

LA HIHLE DES .lALONAIS.

SKCONOK PARTI K. — RÎIC^NK DP SOLKID.

Chapiïke septième.

1 . Tout d’cibord, quand le divin Sosa-no-o nioiita au ciel, la nier fut lioiTibleinent agitée. Les montagnes et les collines poussèrent des liuiiements. Cela venait de ce que le tempérament de ce dieu était impétueux.

210 YAMATO BUMI. — LE RÈGNE DU SOLEIL

2. La Grande-Déesse Aina-terasii, qui connaissait depuis longtemps le caractère bouillant et la méchanceté de ce dieu, lorsqu’elle ajiprit la pensée qu’il avait conçue de venir la voir, fut tout-à-cou}) effrayée.

3. Elle se dit : «Serait-il possilile que l’arrivée de mon frère soit le fait d’une bonne intention? Ne vientil pas dans le dessein d’usurper mon empire? Mon père et ma mère nous ont confié des fonctions et ont lixé des limites au domaine de chacun de ses enfants? Comment est-il possible qu’il veuille abandonner son royaume et qu’il regarde cet endroit-ci avec un œil d’envie?»

4. Aussitôt elle noua ses cheveux (pi’elle réunit en touffe sur le sommet de la tete, et retroussa son vêtement en forme de pantalon. Puis elle jirit l’auguste ruban de huit pieds [orné] de cinq cents magatama et s’en entoura la coiffure et les bras.

5. Elle se mit sur le dos un carquois avec mille flèehes et uu autre carquois avec cinq cents flèches.

b. Elle s’attacha une haute brassière imposante au coude, brandit son arc, saisit son glaive et fra])pa fortement le sol du pied, faisant sauter la glèbe comme des flocons de neige.

7. Dans une attitude qui exprimait une énergie menaçante, elle apostropha tout-à-coup son frère.

( MAIMTHE Vil.

8. Le divin Sosa-iiu-o lui réjioiidit : «de ii’ai jamais eu un eiLMir noir. Mou père et ma mère m’ont doimé l'ordre sévère d’aller pour réteruité habiter rKulèr. ('ouimeut aurais-je pu me rendre à ma destination sans avoir demandé une entrevue à ma scenr aîné(‘.

b. «J’ai franchi les nuag'(‘s et les brouillards; j’ai accompli un long voyage. Je ne [lensais pas (pie cela put causer de l’irritation l'i ma sanir aînée.»

10. A ce moment, la (îrande- Déesse Ama-terasû l'interrogea de nouveau et lui dit : «IS'il en est ainsi, comment me i)rouveras-tu ta sincérité.»

1 1. 11 répondit en ces ternies : «Je prie ma samr de vouloir bien faire un seianent avec moi, en suite diKpiel nous donnerons le jour à des enfants. Si ceux (pie j’engendre sont des tilles, elle pourra dire alors (pie mon cœur est pervers; si ce sont des gaiyons, elle reconnaîtra (pie mon cœur est pur.»

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