Syo-ki 3ii)-kai, t. I, p
Kami-ga yo-no V a-saka-7J0 sato-no keo-yori kimi-ga ti-tose va kazoye liazimuru «Dans le \illage de Ya-saka, de l’époque des dieux, on va compter, à partir d’anjourd’lmi mille années de vie à remperenr». (Pièce sur Gi-won, du
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tout comme le mot asi-biki dans un distique célèbre du Recueil des Ceut poètes (Hyakü-nin is-syii). Il a, eu outre, la valeur de dt" 77 yasakahe, c’est-à-dire «florissant de plus eu plus». Aujourd’hui encore, on emploie, dans la laiig-ue vulgaire, le moi yasakahe pour souhaiter le houlieur: watakmi-va o kageico motte syo-hai y a iyasakahe-masü «grâce avons, mou commerce est de plus eu plus florissant»*.
Dans l’antiquité, les Japonais faisaient un usage fréquent de gemmes comme ornement de leur personne. Parmi ces gemmes, il en est qui paraissent avoir conservé longtemps, dans le pays, un caractère en quelque sorte sacré : ce sont les maga-tama ou «gemmes recourhées». Ou eu
rencontre en grand nombre dans les anciens tombeaux’^, ainsi que des perles allongées ou kudatama. Les plus communes sont eu cornaline; celles de couleur bleue sont plus rares et très recherchées. Cesviaga-toma sont souvent renfermés dans des vases de terre apjiclés maga-tama tüho. Ou n’est pas d’accord sur l’emploi qu’on faisait de ces objets durant les âges primitifs : les uns
département do Ota-gi, province de Yaina-siro.) — Le mot ya-naka est une e.\i)ression «préparatoire» (makura kotoha) pour arriver à oxi)iinur «la longnenr» de la vie de remperenr.
1. Syaku yi-hou ki, t. A', p. 11; Syo-ki xii>-kai, t. I, ]). 20; Ni-hoji Syo-ki lû-xi/ati, t. IV, ]). 5; M’a-kîm. xivoi-i, t. XXXI V, J). 8.
2. Les objets (pie l’on rattache à l’â^e de la jiierre an .lapon, et, dans la croyance iiopnlairc, à répofpie des Kami on Génies, ont été, en frrande liarüe, si non tons, recueillis dans les terrains néolitiipies et à la surface du sol où des pluies torrentielles les avaient mis en évidence. Les pointes de flèches, pour la plupart en obsidienne, et divers antres ustensiles de jiierre, souvent iiolis avec nn soin remanpiable, (pi’on a rencontrés dans les anciennes f»rottes on dolmens, s’y trouvaient réunis non-seulement à des bijou.x en jiierres précieuses (maf/a-t.ama) , mais encore à des anneau.v
(MIAIMTHE VII.
veulent qu’ils aient été eiiipniutés aux Aïiios autoclitoues et aient servi simiilenieut de parure; d’autres jiréteudcut (ju’ou les fabri(iuait eu fçuisc de luonuaie'.
Le ]Va-hm sivori nous fournit à ce sujet une notice dont voici la traduction :
«l)ausle^ ^ on dit i ^ inagari-no iama pour Ya-saha-ni-m) moffa-tavia. 11 s’a<> it des objets qu’on a])pelle coinniiiuéineiit |||| mf^gd-tcnun. 11 existe toutes espèces de qualités de ces sortes de oeiuincs, c’est-à-dire des jurandes et des petites. Les grandes ont à jieu près la dimension du bras d’un petit enfant. Au pied de
d’or (kin-kwanj, et même à des oUjets de fer. Les fouilles, opérées :ï diverses é))oques, dans les anciens tombeaux* ont mis au jour un {'rand nombre de ces antiquités.
1. Voy., sur les maga-tama et autres ])ierres ornementales de l’anticiuité Japonaise, les Mémoires du Congrès htleiitalional des Orientalistes, première session, Paris, 187.S, t. I, j). 69 et suiv., et .Siebold, Archiv zur Jieschreihung von Japan, part. III.
* «Dans Itvs villiifîos de Sen-<lùka et de ILd-tori-kava, et sur l’eniplaceineiit du temple de Ilau-zau,- ces tombeaux sont noinbrenx. Ce sont de "imides pierres ipii forment des monuments composé.s de deux pierr&s verticales et d’une pierre <iui les recouvre (dulnun). L’ouverture, .semblable à une iK)rte, varie entre 5, 6 et jn.s(juVi 10 pieds; la profondeur est de 6 à 7 toLses; la supeiticie de rinterieur fournit des carrés variant de 10 à 20 pieds ; la bauteur est, à peu piè.s, de 10 pieds. Il y a (i«iniii ces dolmens) des petits, des moyens et des pands. 8ur remplacement du temple de Ifau-zaii, on ixînt en voir prés de 00 à 70. En outre, dans llntérieur de la montapie, il y en a une iinantité; c’est ce (lui a fait nommer cet endi-oit Scn-dûka «les Mille -Tombeaux». Partout, ils .sont exisrsés au midi. On a tiré, de rinterieur de ces p’ottes, diverses sortes de poteries, d'anneaux d’or (kinhean), d’aiguilles de fer (tetü-hari), et des pierres travaillées (rai-seki).
«La tradition locale rapporte <iue, dans la haute antiquité, il parut des iasectes dits tùtü-ga musi, qui ti'oublérent la ixrpulation. [.es habitants se l'éfugièrent dans ces p'ottes ixiur échapper à leurs attaques. — .Suivant une autre traditiorr, orr dit que, dans la saison de la sécheresse, il torrrbait urre pluie de feu, de sorte qtr’otr corrstnrisit ces cavernes pour s’err taire une habitation derefitge.» (Extrait du Kawati mei-syo dû-ye «üescriptiorr illastrée de la province de Kawati », livr. v, p. 10). Le nrérire ouvrage noas foianit urr curieux dessin représentarrt des ou\Tier-s ert trairr de taire des fouilles et découvrant d’jurtiriues poteries, des nraga-tama, des kuda-tanra, etc. J’ai reproduit ce dessin dans le compterendu du Congrès intcmational des Orientalistes, 1*'''“ session, 1873, t. I, pl. 1 et 2. Orr y lit cette légende : «A l’errdroit at'pelé iüen-dûka «les Mille-Torrr beaux», aux enviroas de Koori-gaiva, village sitiré sur la nrontagne, dans le départerrrent de Taka-yatna, il y a un grand rrorrrbre de pottes de la haute antirjuité. On err a extrait des poter ies (pri .sorrt des produits de fâge des Dieux et ont été prolrablenrerrt fabriiprcs par réant-ta hikn^io mikuto (personrrage de l’époque hér-oïqire)». (Voy. égalenrent le Kawati mei-syo dû ye, livr\ ni, pp. 18-19.)
YAMATO BUMI. - LE RÈGNE DU SOLEIL
la montag-ne Ko-ya, dans la province de Ki-i, il y a un dieu ({u’on appelle [Hj 3Ê [Ai ^ Maga-tama dai inyau-zin «le Grand Dieu des Maga-tama» . Dans laprovince de Tou-toô-mi, département de Fu-ti, il y a un dieu nommé ^ ÜîljJ filjl Hi-zhi dai myau-zin «le Grand Dieu, dieu volant», dont le trésor divin renferme plusieurs centaines de maga-tama. On compte leur nombre, tous les ans, le 3\jour du premier mois. Ce nombre augmente ou diminue, suivant que l’année est féconde ou stérile; c’est que ce trésor est volant (vient ou s’en va). De là est tirée la dénomination de ^ fjlj) Tohikami «Dieu volant». On dit que le gardien du temple extérieur de I-se, qui demeurait dans le voisinage, aperçut un jour quelque chose de lumineux qui volait, et qu’aussitôt il obtint un de ces Maga-tama, C’était une pierre divine qui avait la forme d’une carpe (funa). Dans le Yen-gi siki^ il est également question d’une épée qui avait la forme d’une carpe.
«En outre, dans la province de Sina-no, à la station de Iva-da mura, à plus de 10 tyau au sud-ouest, il y a un endroit nommé Nisi-no tüho, d’où on a tiré des maga-tama. L’un de ces maga-tama était bleu foncé; sa longueur était d’un pouce (sun) et d’une partie (bu). Un autre était très blanc, avec des veines en forme de nuage; sa longueur était de neuf parties. On a trouvé aussi du cristal de roche hexagonal. En tout trente deux jiièces de gemmes.
«Dans la province de Yamato, à l’intérieur de la montagne de Mi-va, on a découvert, dans une jarre (tuho), cinq maga-tama et cent gyok-hraid. Dans la meme
1. Voy. plus liant, ce qui a été «lit des kmla-lama , |i. 218.