CHAPITRE VIII
avec une célèbre montagne du même nom située dans la province de Yaniato ; mais Moto-ori n’est pas disposé à aecepter de telles identifications. Suivant le Fa-tô ki, il existe au ciel une inontagiie qui se divise et se continue jusque sur la terre : un de ses embranchements forme le ]\[ont Céleste de la province de I-yo, un autre forme le Kaguyama de la province de Yamato. Le Man-yo sin écrit K tm Kaku-yama «la Haute Montagne»; ailleurs il parle de l’ascension de l’empereur Iki-naya-tarasi-hi-hiro-nuka (Syo-mei, 629 à 641 de notre ère) sur le Kagii-yama, pour contempler son royaume'.
I.,a grande Géographie de la province de Yamato confirme ces données de la manière suivante :
1. Syo-ki siù-kai, t. I, p. 39; Syo-ki tû-syau, t. IV, p. 30; Wa-kun sivori, t. VI, i, p. 13.
278 YAMATO BUMI. - LE RÉGNE DU SOLEIL
«Le mont ^ ^ ^ LU Ama-no Kaku-yama. On ignore on est située cette montagne. Il ne faut même pas soutenir qu’elle existe réellement. Dans le Fu-dô ki de la province
leur) descente du Ciel, cette montagne était divisée en deux parties : l’une se trouvait dans la province de Yamato : c’est celle-là qu’on nommait Ama-no kagu-yama. L’autre était située dans la province de I-yo, département de I-yo : on l’appelait ^ [Jj Ama-yama «la montagne Céleste». Cette montagne est considérée dans notre pays comme une montagne surnaturelle : les sorciers seuls connaissent sa situation.
«Pendant que la Grande Déesse Ama-terasü oko-kami resta cachée dans une grotte, l’iinivers entier fut plongé dans l’obscurité et l’on ne pouvait plus distinguer le jour de la nuit. Le dieu Takan Sumemi Musttbi fit faire })ar les huit cents myriades de dieux un miroir octogonal; puis il planta du chanvre pour faire des papiers votifs verts, puis des grains pour faire des papiers votifs blancs. Telle est l’origine du coton. Ce coton devenait touffu en une seule nuit. De là vient l’habitude de réciter, pour la fertilité des cultures, une prière dite Toyo-mi kagura.’»
de ^ I-yo on dit qu’à l’époque (où les dieux ont opéré