Ni-h<m Syo-ki lù-syau, t. IV, p
286 YAMATO BUMI. - LE RÉGNE DU SOLEIL
«En ce qui concerne Waka-hime-no mikoto, il y a deux traditions (zl g^) différentes. Suivant Tune, on dit qu’elle est sœur cadette de Ama-terasû oho-kami; c’est la tradition du Ku-zi kl. Suivant l’autre, elle serait la Grande Déesse elle -même. Si l’on se range à cette dernière opinion, il en résulte incontestablement que Ama-terasü olio-kami serait morte à ce moment; si, au contraire, on l’admet comme sœur d’ Ama-terasû oho-kami, il en résulte un désaccord avec la donnée suivant laquelle il est fait mention d’une femme et de trois garçons. Néanmoins, c’est la tradition la plus vraisemblable, et nous admettons la version du Ku-zi ki.
«Le mot wakaveiit dire «non encore mûr» ^j. C’est l’époque de la jeunesse, où l’on est apte à toute chose.
« Waka-hime s’occupait du tissage, suivant l’ordre qu’elle avait reçu d’ Ama-terasû oho-kami. Comme on l’a dit plus haut, le vêtement, la nourriture et l’habitation sont les ti-ois choses les plus importantes. Produire le fil et tisser, c’est la mission de la femme. Il y a une raison naturelle que la femme fasse les habits qui servent à cacher le corps, puisque le corps est mis nu au monde par la femme.
«Le mot in dans l’expression ^ ^ in-bata-dono veut
dire «garder, se garder (des impuretés, etc.)». Puisque Waka-hime tisse d’après les ordres du Ciel, elle «se garde», se surveille, se peigne, se baigne, dans le palais propre où elle tisse.
DT D I ôi kan-miso veut dire «l’habit divin (impérial)» . On désigne du même nom les habits de tout le monde, mais c’est parce que tout le monde possède des dieux dans
sa maison.