‹ Histoire des dynasties divinesChapitre 203 sur 252 · CHAPITRE VIII, a · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII, a

*Sü(Iori (:^) R le sens de «comprendre»; mais il ne laiit pas l’entendre suivant la conception des Boiiddliistes. L’intellig:cnce de Omo i-kane diffère de celle-ci, tout aussi bien que de celle des liommes d’aujourd’liui.

«Kano kami, litt, «cette divinité», signifie la grande déesse Ama-terasü olio-kami.

« 1 )’a])rès l’idée (heureuse) d’Omo' i-kané, on fit une image de Ama-terasü olio-kami, et on la présenta comme la Divinité* du Soleil : chacun lui fit des adorations. On chargea Isi-kori-dome des fonctions de forgeron.

«Ama-no Kagii-yama est une montagne ([ui s’approche du Ciel et où l’on resiiire l’air céleste. On tire le métal (ou l’or de cette montagne.

«lli-boko «la lance du Soleil», est une lance de grande importance. Pour la fabriquer, comme pour faire un couteau, il faut taillerie fer, le mettre au feu et letrcmper(?). Ce mot a d’ailleurs beaucoup de significations. C’est, par exemple, une désignation de «la conscience». — Dans l’arrondissement de Kaha-hara, province de Yeti-go, il y a une divinité qui s’appelle le Grand Dieu Ya-hiko (^/^v ^ fjfj filjj),

pour lequel le gouvernement paie une somme de 500,000 kokfi : ce dieu est le même que lli-boko.

«■Ma-na sika-no kaica désigne «la peau du cerf».

«Utü-vagi veut dire «arraché en creux» (c’est-à-dire «arraché en creusant, comme si l’on faisait un trou dans quelque chose»).

«Ama-no ha-buki veut dire «un soufflet (pour attiser le feu)».

Fui-go veut dire «un soufflet qui produit de l’air et rend

290 YAMATO BUMI. — LE EÉGNE DU SOLEIL.

le feu ardent, de sorte qu’on peut travailler le métal à volonté. Telle est la puissance du ha-huki. L’homme lui aussi vit par la puissance du souffle.

«Il existe un temple appelé Hi-no mahe-

no miya, dans la province de Un fait important se

rattache à ce temple : on prétend que les deux systèmes en usage dans l’armée japonaise, Vama-gakari et le kunigakari tirent de là leur origine »

1. Ce temple est situé dans le département de Sa-gusa. (A^oy., pour plus de renseignements, le Wa-kan San-sai dü-ye, t. LXXVI, p. 29.)

2. Gen-bun Ni-hon Syo-ki, MSC., t. I, pp. 101 et sniv. — J’ai cru devoir insérer ici la traduction in-extenso du commentaire exégétique japonais de ce chapitre à titre de spécimen de ce genre de littérature de l’Extrême-Orient. Le commentaire en question renferme beaucoup d’inutilités et d’idées bizarres, mais il signale souvent des points importants pour la critique et donne des explications parfois très intéressantes pour faciliter l’intelligence du texte.

CnAPITKE VIII, h.

YAMATO BUMI. — LE EÉGNE DU SOLEIL.

lit?

ml

zl

ml

mî

silî

slï

Af

itz 1 '>'

SZ

âl

Mi

ai - ')

mi

rn \

Bt

iKT-

iPï

ssl

üï

j-Uj "i

14îB^

;îi

rfca n i

rfoV

mi

Page 1