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CllAlMTRE VIII, h.
S, b. — Lu Déesse du Soleil avait fait enclore les eliamps du Ciel. Eu ce teiups-là, le divin Sosa-iio-o, au [iriuteiiips, remplissait les eanaux-d’irrigatioii et détruisait les silloiis-des-cliauijis; eu autouiue, quand les grains étaient déjà mûrs, il s’en emparait en étendant des cordes. Lorsque la Déesse du Soleil était dans le palais du tissage, il écorchait des chevaux multicolores et les jetait dans rintérieur de ce palais. Il avait épuisé toutes les méchancetés possibles, et cependant la Déesse du Soleil ne s’était pas irritée, n’avait pas eu de rancune, et, le cœur calme, lui avait jiardoimé. Cela dura de la sorte jusqu’au moment oii la Déesse du Soleil, faisant les préiiaratifs de la tête destinée à la célébration de la récolte nouvelle, le divin Sosano-o vint faire à la dérobée ses besoins sur la natte impériale du temple nouvellement construit. La Déesse du Soleil, qui l'ignorait, alla tout droit s’asseoir sur la natte. Aussi ressentit-elle une grande agitation dans tout son corps, et résolut-elle, dans son ressentiment, d’aller résider dans la grotte de pierre du Ciel, dont elle ferma l’ouverture avec un rocher.
xV ce moment, tous les dieux éprouvèrent de l’anxiété. Ils chargèrent J./na-n O nuh'a-do, ancêtre éloigné de Kagcum-tükuri, de fabriquer un miroir; Fiitotanm, ancêtre éloigné de In-be, de faire des papiers votifs; Toyo-tama, ancêtre éloigné de Tama-sûri,
294 YAMATO BUMI. — LE RÈGNE DU SOLEIL
de préparer un bijou. Puis ils chargèrent Yama-dûti de tenir à la main le peigne à quatre-vingts gemmes des cinq cents arbres de Ma-saka, et à No-dûti de tenir à la main le peigne à quatre-vingts gemmes (fabriqué) avec les cinq cents tiges d erianthe. Quand tout fut réuni, le divin Ama-no Ko-yane, ancêtre éloigné de Naka-tomi, prononça alors les prières divines.
A ce moment, la Déesse du Soleil ouvrit la porte de la grotte et sortit. On entra alors dans la grotte avec le miroir, lequel se heurta et fut légèrement brisé. La brisure existe encore de nos jours. Ce miroir est une grande relique (divinité) qu’on adore dans le pays de Ise.
On jugea ensuite le crime du divin Sosa-no-o, et on l’obligea à préparer les objets de la prière (destinée à réparer le mal qu’il avait fait). En conséquence, il y eut (la cérémonie) des ongles du bout de la main et des ongles du bout du pied.
Puis on fit des papiers votifs blancs avec du crachat, et des papiers votifs bleus avec de la morve. Les exorcismes accomplis, il fut chassé du Ciel, conformément au jugement des dieux.
Commentaire.
8, h. — kaki désigne une clôture, soit un petit mur, soit une liaie dans le but d’eiu})échcr les animaux de péiié-