‹ Histoire des dynasties divinesChapitre 224 sur 252 · CHAPITRE IX, b · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX, b

glaive avait été ébréché, il trouva un | autre] glaive dans la ((ueue |de raiiiiual]. On l’appelle le glaive de Kma-muji. On le conserve au jourd’hui dans la ville de A-yu-li, dans la province d’Owari. C’est un dieu adoré d’Atu-ta. Le glaive qui |a servi à| tuer le serpent s’appelle Ovotî-no Ara-mana. 11 se trouve aujourd’hui dans le temple (Vlso-no h an.

Par la suite, [le divin Sosa-no-o] prit [pour fennne| 8risa-no Yatû-iniini, gardienne du temple d’inada, et donna le jour à un enfant appelé Ma-garni furu-JiKsi Ina-da bhné. Puis il s’établit au haut de la rivière ///, dans le pays deldümo, où ils vécurent longtemps. Par la suite, le divin Sosa-no-o en ht sa femme légitime.

La sixième génération des enfants auxipiels elle donna le jour, fut le divin Oho-ana-muU.

Commentaire.

9, è. — ^ ^ ^ jll E-no kava, la rivière E, litt. «la rivière aimable». — Dans l’iiistoire de l’empereur Zin-mii, fondateur de la monarchie japonaise, on rapporte cpi’en rannée G67 avant notre ère, ce prince se rendit dans la province d’AD’ et alla s’établir dans le palais de ni. La province d’AZ:/ est contiguë du pays à'Idümo, et la rivière de lit, en entrant dans l’Aki, devient la rivière de C’est aujourd’hui la rivière

1. SÿO-ki siû-kai, t. I, p. 53; Ni-hon St/o-ki tû-ayau, t. V, p. 14.

1^ ^ '^\ Kusa-nagi-no türugi, litt. «le glaive qui fauche les herbes». On lit dans l’histoire de l’empereur Kei-kau, à la 51® année de son règne (121 de notre ère) : «Le sabre découvert dans la queue du serpent par le divin Sosa-no-o, et que portait le célèbre guerrier Yamato-take-no mikoto, est maintenant conservé dans le temple YAtü-ta, département de Ayu-iti, province d’Owarih — Lorsque le divin Sosa-no-o eut tiré le sabre de Kusa-nagi de la queue du serpent à huit têtes, il sortit de cette queue des exhalaisons nuageuses ^). C’est pourquoi on nomma ce sabre ^ ^ Mura-kumo-no türugi «le glaive des nuages rassemblés »^

^ ^ ïtï ^ mura «la ville d’Ayuti». Ce nom

de localité qui s’écrivait également A-yu iti ou

mieux Ayuti, c’est-à-dire «le Marché aux éperlans», est devenu par corruption ^ ^ Ai-ti.

Iso-no kan (ou Iso-no kan-no miya). C’est un temple situé dans la province de Bi-zen, département YAka-saka. M ^ ma-gami, litt. «de vrais cheveux»; mais le mot ma (vulg. «vrai») entre dans la composition d’un grand nombre de mots japonais où il a le sens de «beau, excellent, de qualité supérieure» (cf. ma-gwa «mûriers de première qualité», etc.). Suivant une tradition, on aurait donné ce nom à Ina-da-hime, tille du divin Sosa-no-o, ])arce qu’elle avait une chevelure longue et belle

Ina-da hime. Ce nom signifie «la princesse des Champs de riz».

1. Sÿo-ki siû-kai, t. I, J). 54; Si/akü Ni-han gi, t. Vil, p. 15.

Page 1